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08.06.2008
LES EVANGELIQUES ET L'AFRIQUE

Sénégal : Deux cents nouvelles sectes dans le pays
samedi 13 septembre 2008, par admin
Une floraison qui « préoccupe » l’Eglise catholique
Dakar, 13 juillet 2008 (Apic) La floraison des sectes au Sénégal « préoccupe » l’Eglise catholique du pays, a déclaré l’archevêque de Dakar, le cardinal Théodore Adrien Sarr. Dans une interview à l’hebdomadaire local, « La Sentinelle », il a indiqué que ce phénomène est « souvent évoqué au niveau de la Conférence Episcopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO) dont il est le président en exercice.
Selon l’hebdomadaire, une vague de « nouvelles églises » a envahi le Sénégal qui compte, à ce jour, deux cents sectes évangéliques, protestantes, pentecôtistes… « Ce phénomène s’amplifie de jour en jour » agressant « parfois l’Eglise universelle ». Selon le cardinal Sarr, des « milliers » de chrétiens quittent leurs églises originelles pour ces sectes.
Pour le chef de l’Eglise catholique du Sénégal, « c’est de l’apostasie » pour ceux qui abandonnent l’Eglise romaine au profit de ces "nouvelles églises", même s’ils n’en sont pas conscients. « S’ils décident de revenir à l’Eglise catholique, il faudra une cérémonie spéciale d’absolution de l’apostasie », a-t-il fait remarquer.
Pour éviter cette situation, « il faut donc être attentif à comprendre les attentes de nos populations afin de voir comment y répondre, de manière à ce qu’elles n’aillent pas chercher ailleurs ce qu’on peut leur offrir ici », a-t-il relevé. (apic/ibc/pr)
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Cameroun : Seules 46 sectes chrétiennes officiellement autorisées dans le pays
samedi 13 septembre 2008, par admin
Yaoundé, 20 juillet 2008 (Apic) Le gouvernement du Cameroun assainit le milieu religieux. Son ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Hamidou Yaya Marfa, a publié le 11 juillet dernier, une liste 81 associations religieuses, Eglises chrétiennes et institutions religieuses officiellement reconnues par le gouvernement. Cette mesure vise à mettre fin à la prolifération des nouvelles religions au Cameroun. Le nombre exact de ces sectes chrétiennes est difficile à établir faute de statistiques fiables.
Selon "Le Quotidien Mutations" de Yaoundé, seules 46 d’entre elles sont désormais déclarées légales. Pour le journal anglophone camerounais en ligne www.postnewsline.com, il y a "des centaines" d’associations religieuses chrétiennes au Cameroun. Nombre d’entre elles viennent du Nigeria voisin et exercent leurs activités dans "l’illégalité totale". Sur les 81 associations, Eglises chrétiennes et institutions religieuses, il y a 46 Eglises protestantes et pentecôtistes opérant dans le cadre de la loi au Cameroun.
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Mardi 19 septembre 2006
ARTE - L’enfant du diable : torturé au nom du Christ
En Grande-Bretagne, la police enquête sur des rites d’exorcisme infligés à des enfants et généralement inspirés par des Églises évangéliques africaines.

Ce document nous mène de Londres au Congo, en compagnie de l’africaniste Richard Hoskins, du King’s College, également expert auprès de la police britannique. Celle-ci a eu à enquêter depuis quelques années sur des cas d’enfants d’origine africaine torturés et parfois assassinés. Les auteurs des maltraitances sont des proches, souvent les parents euxmêmes, qui agissent avec la bénédiction des Églises évangéliques.
libres, au nom de Jésus- Christ. La police britannique suppose que les enfants accusés de "sorcellerie" ou de "possession" sont envoyés au Congo, afin d’y être désenvoûtés. Certains groupes évangéliques intégristes seraient derrière ces affaires récurrentes. En enquêtant sur la disparition du jeune Londris, 10 ans, né en Angleterre de parents congolais, Richard Hoskins montre ici comment les membres les plus pauvres d’une société congolaise dévastée se réfugient dans la religion pour y chercher un peu d’espoir. Et finissent par y rencontrer le diable en perso

Voir la vidéo
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un film de Gilles Remiche

Quel espoir, dans un pays ravagé par la guerre, la maladie, la corruption, sinon un miracle… un film-périple en République du Congo – Kinshasa, dans l’univers ahurissant des Nouvelles églises, croisements de pentecôtisme et de croyances traditionnelles, dirigées par des « pasteurs », « prophètes » ou « apôtres messianiques », et dont la violence du culte est à la mesure de la misère des fidèles. Le discours des télé-évangélistes, lui aussi, entre cynisme obscène, mégalomanie et surréalisme, répond à la désespérance de guérison d’une maladie incurable, de l’obtention d’un visa ou de prospérité immédiate…
VIDEO : Marchands de miracles
VIDEO marchand miracles religion, croyance ignorance
SYNOPSIS
Que peut-on attendre de la vie dans un pays fantôme, ravagé par la guerre, la maladie, la corruption et l’égoïsme des puissants ? Un miracle !
Ce pays, c’est la République Démocratique du Congo et les miracles y sont proposés quotidiennement dansles églises de guérison, appelées aussi églises du réveil. De nouvelles églises, fruits d’un croisement hybride de pentecôtisme « born again » à l’américaine et de croyances traditionnelles africaines. A leur tête, les « pasteurs », « prophètes » ou « apôtres » messianiques distillent des promesses de guérison de maladies incurables, d’obtention de visa pour l’Eldorado européen, ou encore de prospérité immédiate. Pour ce faire, certains ont même mis sur pied leur propre chaîne de télévision, au succès sans cesse croissant. Ainsi, les églises du réveil séduisent aujourd’hui la majorité des Congolais.
Marchands de Miracles est un périple au cœur de Kinshasa, à la découverte de cet univers ahurissant où la violence des cultes reflète celle de la misère ; où le discours tragi-comique des télé-évangélistes – entre cynisme obscène, mégalomanie et surréalisme – répond à la naïveté désespérée des fidèles. Avec, en toile de fond, Kinshasa comme une Cour des Miracles contemporaine
LES EGLISES EVANGELIQUES
Marchands de Miracles traite du phénomène des églises du réveil, dites aussi églises de guérison, en République démocratique du Congo et tout particulièrement à Kinshasa. Ces églises indépendantes se revendiquent du pentecôtisme et s’inspirent des télé-évangélistes américains « born again ». Cette tendance fondamentaliste et puritaine du protestantisme est très répandue dans la fameuse « Bible Belt » américaine. Les conservateurs proches du clan Bush, par exemple, s’en réclament ardemment.
Dans les années 80, le télé-évangélisme américain est en plein essor et ses leaders (Jimmy Swaggart, Bill Graham,…) s’exportent dans les pays du Tiers-monde (Amérique du Sud, Afrique, Asie,…). Leurs discours de salvation et de prospérité immédiate empreints de mysticisme trouvent dans la pauvreté et les syncrétismes religieux locaux un terrain favorable. En outre, le pentecôtisme propose un contact direct avec le divin, sans doute plus adapté aux conceptions locales que le culte catholique, souvent perçu comme rigide et impénétrable par les autochtones. Aussi, à l’heure actuelle, le pentecôtisme est la religion qui connaît le plus grand essor au niveau planétaire (on parle de 10.000 convertis par jour en Chine, par exemple).
Cet essor peut également s’expliquer par une lecture « économique ». Certaines valeurs fondatrices du néo-libéralisme se retrouvent en effet dans l’œcuménique pentecôtiste, qui met l’accent sur l’individu et son rapport personnel et direct avec Dieu ainsi que sur la notion de « placement » : les fidèles financent « l’œuvre de Dieu » (lisez l’église et surtout le pasteur) afin d’obtenir en retour des miracles directement proportionnels avec les offrandes consenties. A se sujet, dans Marchands de Miracles, une jeune prostituée kinoise nomée Olga explique que c’est en donnant 10 US$ à l’église que Dieu lui donne, le soir, un client qui paiera ses services 50US$.
Contrairement au discours catholique, le pentecôtisme valorise la richesse et ses signes extérieurs, considérés comme des bénédictions de Dieu. On imagine donc aisément le succès qu’un tel type de discours peut rencontrer dans des pays où les populations vivent dans le dénuement total et sont fascinées par les images de prospérité renvoyées par l’Occident. Une prospérité qui leur paraît souvent inaccessible. A moins d’un miracle…
Le cas du Congo
Dans les années 80, au Zaïre, le régime de Mobutu s’essouffle, rattrapé par la corruption qui le gangrène. La contestation, appuyée par l’église catholique et favorisée par la fin de la guerre froide, commence à gronder et entraîne manifestations et pillages au début des années 90. Pour affaiblir l’institution catholique qui le gêne, mais aussi pour calmer la révolte sociale, Mobutu supportera les églises de guérison en distribuant les autorisations nécessaires et, selon certaines sources, en les soutenant financièrement.
Les télé-évangélistes américains, ainsi que de nombreux évangélistes suisses, allemands et suédois financeront dans un premier temps le développement de leurs collègues congolais. Ces sponsors étrangers se sont ensuite progressivement retirés, déçus que les pasteurs congolais soient plus enclins à utiliser leurs subsides à des fins personnelles plutôt que religieuses. Mais la machine était lancée, et le business lucratif des miracles ne fera que prospérer au Congo…
Aujourd’hui, on dénombre plus de 8.000 de ces églises à Kinshasa, mégapole de 7,5 millions de personnes où le revenu annuel moyen par habitant atteint à peine 500 US$. Si la majorité de ces églises ont un impact local, certaines d’entre elles ont leurs propres chaînes de radiotélévision qui émettent sur tout le territoire congolais, recueillant des
audiences de plus en plus importantes. Les pasteurs les plus connus sont donc à la tête de véritables entreprises et jouissent, de par leur popularité, d’un réel pouvoir au Congo. Le monde politique, désireux de s’attirer les faveurs des électeurs, courtise ces pasteurs ; leur soutien constituant une garantie électorale.
De plus, cette vision du monde mystique détourne de nombreux Congolais de la réalité qu’ils vivent, ce qui leur permet de tenir le coup. Les dirigeants, eux, peuvent continuer à piller les ressources de l’état en toute quiétude…
Si ces églises sont financées au départ par les dons des fidèles, on ne peut que s’étonner du train de vie de certains pasteurs. Les fidèles sont certes prêts à donner tout ce qu’ils ont à l’église mais ils sont souvent très pauvres et leurs dons ne pourraient couvrir certaines dépenses somptueuses dont les pasteurs sont coutumiers. De nombreux
scandales ont éclaté : trafic de médicaments, d’êtres humains, d’armes (l’Archibishop Fernando Kutino, l’un des pionniers de ce mouvement au Congo, vient d’être condamné à vingt ans de prison…), etc. La médiatisation de ces malversations ne semble pourtant pas avoir entaché la réputation des « Hommes de Dieu » au sein de la population…
Les églises du réveil se caractérisent également par les guérisons-miracle de toutes sortes de maladies, la délivrance des démons (de pauvreté ou de « blocage » – c’est à dire les démons qui empêchent d’obtenir un visa pour l’Occident), les transes à vertu cathartique.
Autres thèmes favoris des églises du réveil : les témoignages (aveux public de péchés), la promesse d’un « blindage » contre les sortilèges tant redoutés du monde ancestral, les dîmes et offrandes, et le leadership incontesté des pasteurs qui les dirigent sans partage.
Ces églises proposent donc, en plus d’une grille de lecture simpliste pour des vies souvent très compliquées, un espoir d’amélioration soudaine des conditions de vie. Or, selon toutes les analyses rationnelles, il est irréaliste d’espérer une une telle amélioration.
Elles sont également une alternative à la faillite de l’Etat, qu’elles diabolisent, au sens premier du terme, en l’associant à la sorcellerie, ce « deuxième monde », monde de la nuit et des esprits maléfiques qui terrorise la plupart des Congolais. Puisque l’on ne peut plus faire confiance à l’Etat, faisons confiance à Dieu. « Puisqu’il n’y a plus d’hôpitaux ni de médecins, c’est Dieu qui me guérira ».
Il est surprenant de constater qu’au Congo, la contestation des pratiques de ces églises est à peu près inexistante. Elle se limite souvent à quelques intellectuels, minoritaires au sein même de leur groupe social, dont les prises de position n’ont qu’un impact très limité.
Pour la plupart des Congolais, critiquer « les choses de Dieu », s’assimile à un acte satanique. De plus ces croyances sont extrêmement répandues au sein de la population.
Cette situation permet, on l’a vu, au monde politique congolais de maintenir certaines pratiques de mal gouvernance (corruption endémique et généralisée, pillages des ressources de l’Etat,…) sans que leurs administrés ne s’en émeuvent outre mesure.
C’est parce que cette contestation est quasi inexistante que l’on ne la voit pas dans « Marchands de Miracles », Marchands de Miracles traite donc de ce phénomène à Kinshasa, où les églises de guérison connaissent un succès croissant, rassemblant la majorité des Congolais au sein de leurs assemblées.
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CONGO
08 juillet 2007 Le fils qui hérite de l’église de son père

Ce panneau fait la pub d’un rassemblement religieux, une grande croisade d’évangélisation et de guérison miracle. Je connais cette tête ! Un ancien collègue de classe à l’école primaire. Il a une belle carrière de Pasteur. Il a sa tête sur des panneaux publicitaires dans toute la ville, son propre site Internet, ses propres stations de télévision et de radio, ses propres adeptes,…
Il a hérité de son père une église et le pouvoir d’attirer des gens à la recherche de miracles. Je ne doute pas un instant qu’il remplisse le stade des martyrs avec ses 80 000 places. Les églises de « réveil », une affaire qui marche bien au Congo. Pas besoin de diplôme, il suffit de bien connaître la Bible, de savoir bien parler et convaincre les gens à vider leurs poches en échange de miracles.

Esther, « enfant-sorcier » à Kinshasa
Les victimes innocentes des sectes évangélistes
A Kinshasa, de plus en plus d’enfants, accusés de sorcellerie par de proches parents sont renvoyés dans la rue. Le phénomène est encouragé par les églises dites de réveil qui foisonnent dans la capitale congolaise. Rencontre avec Esther, enfant-sorcier qui rêve d’un avenir de lumière.
AFRIK.COM jeudi 1er novembre 2007, par DIDIER NZAPADA
Les télé-évangélistes congolais sont formels : les enfants abandonnés, qui errent dans les rues de Kinshasa, vêtus de presque rien, ou avec des guenilles, sont ‘‘possédés’’, ‘‘envoutés’’. Selon les pasteurs propriétaires de ces télés, les gamins rachitiques dont certains ont des malformations physiques, sont malnutris et sales dans les rues des villes du pays portent en eux des ‘‘esprits malfaisants’’. La plupart ont été chassés des toits familiaux par leurs parents, qui les accusent de sorcellerie et d’attirer toutes sortes de malheurs à leurs familles.
Voués aux gémonies par les sectes évangélistes
Dans un pays qui compte plus de 40 chaînes de télévision dont près de la moitié appartiennent aux églises évangélistes (de réveil) et plus de 200 stations de radio, il est difficile qu’un tel message ne passe pas. Une peur irraisonnée de ces enfants s’est alors installée dans l’esprit de la population. Des dizaines de milliers de garçons et de fillettes sont violentés. Beaucoup sont intimidés, privés de nourriture et torturés lors de cérémonies d’exorcisme orchestrées dans des églises de réveil par des pasteurs évangéliques qui exploitent la croyance enracinée dans la population selon laquelle ‘‘le monde invisible existe réellement et qu’il est peuplé d’esprits nuisibles’’.
Dans les quartiers pauvres de la capitale congolaise où ces sectes naissent comme des champignons à chaque coin de rue, des milliers d’enfants sont ainsi accusés chaque jour de sorcellerie. Charles Bivula, chef de projet pour la protection à Save the Children (une ONG de protection de l’enfance), estime que dans la seule ville de Kinshasa, 80% des gamins des rues sont abandonnés pour cette raison. Selon un rapport du REEJER (Réseau des éducateurs des jeunes et enfants de la rue) publié en mars 2007, 18 000 personnes vivent dans la rue à Kinshasa, dont plus ou moins 13 700 enfants de moins de 18 ans.

Rencontre avec Esther, 13 ans
Esther, 13 ans, est l’une de ces ‘‘enfants sorciers’’. Elle porte un body noir, une mini jupe bleue et des baskets de marque Nike usés, « don, dit-elle, d’un photographe blanc » croisé le long de la rivière Kalamu. ‘‘Ce sont mes seuls biens’’, explique l’enfant accompagnée de trois de ses camarades. Après d’infructueuses tentatives d’hébergement dans les différents centres d’accueil de la place, les rues nauséabondes de Matonge, le plus chaud et bruyant quartier de Kinshasa, sont sa résidence depuis qu’elle est partie du toit familial. Son crime : avoir jeté un sort mortel à une de ses demi-sœurs. Mais, avant le décès de celle-ci, le petit frère et la petite sœur de sa marâtre avaient déjà commencé à la maltraiter. ‘‘Ils me laissaient des fois deux jours sans manger, se souvient Esther. Mes deux frères allaient à l’école, mais ils m’empêchaient d’y aller parce que, disaient-ils, j’étais une sorcière. Papa était parti en Angola. Ils ont arrêté de payer l’école pour moi’’. A la mort de sa grand-mère, sa vie s’est transformée en enfer. ‘‘Un jour, ma marâtre s’est sentie mal au retour d’une veillée de prières de deux jours, raconte-t-elle. Elle faisait une crise d’estomac. Ses frères ont dit que je lui ai jeté un mauvais sort. Je ne comprenais rien de tout cela. Je niais mais personne ne voulait m’entendre. Ils ont continué à m’accuser. Un jour, mon petit frère s’est mis à me battre avec un fouet. En voulant m’échapper je me suis cognée contre l’encadrement de la porte et me suis blessée à la tête. Il m’a tirée vers lui et a continué à me frapper. J’ai eu très peur. J’ai réussi à lui échapper et me suis enfuie de la maison’’. Ce jour là, Esther avait 9 ans. Elle dit s’être réfugiée dans la rue pour ne plus ‘‘être battue’’. Elle ne connaît pas sa mère, ni ne sait rien d’elle. Cependant elle pense que si elle avait vécu avec sa ‘‘vraie mère’’, elle n’en serait pas là aujourd’hui.
Déloger les démons du corps des enfants…
A Kinshasa, la grande majorité des pasteurs évangéliques affirment qu’ils peuvent déloger les démons du corps de ces enfants. Bobo Makoka, la quarantaine révolue, pasteur de l’église Mission évangélique sur la brèche, est présenté par ses fidèles comme ‘‘le guerrier du Seigneur’’. En dix ans de ministère, l’homme dit avoir déjà ‘‘délivré’’ une vingtaine d’enfants ‘‘possédés’’ des griffes des ‘‘esprits malfaisants’’. Ses méthodes d’exorcisme sont relativement douces : il n’a recours ni aux coups ni à la torture, ni même à un jeûne de plusieurs jours, mais soumet les enfants à la ‘‘cure d’âme’’ : ‘‘J’écoute l’enfant et après je procède à la délivrance par des séances de prière’’, explique-t-il. ‘‘J’ai pour cette année 4 cas de petits enfants de 5, 7, 8 et 10 ans dont l’un a déjà trouvé solution, les trois autres sont en cours’’, confie le pasteur. Bobo soutient que le premier enfant avait ‘‘bloqué son père’’ qui ne trouvait pas du travail, mais quand le petit a été ‘‘délivré’’, le père a vite trouvé un emploi.
Selon lui, les gamins se transforment souvent en animaux la nuit. ‘‘Toi, en quoi t’es-tu changé ?’’, demande-t-il à un des garçons. ‘‘En souris’’, répond-il. ‘‘Et toi ?’’, demande-t-il à un autre, ‘‘en serpent…’’. ‘‘Les enfants sorciers sont inconscients et sans pitié. Quand on leur demande de donner (tuer) leurs parents, ils n’hésitent pas. Voyez les enfants soldats, ils commettent les pires atrocités par rapport aux adultes !’’, explique Prospère Kodjo, adepte d’Ebale Mbonge, une secte célèbre à Kinshasa. L’ONG Save the Children tente, en partenariat avec d’autres ONG locales réunies au sein du REEJER de faire un plaidoyer en faveur de ces gamins maltraités et de les rendre à leurs familles. ‘‘J’ai vu des enfants, entassés les uns sur les autres pendant plusieurs jours sous prétexte de les préparer pour leur délivrance’’, rapporte un éducateur social au REEJER.
Un jour, peut-être, la télé…
Au cours des quatre dernières années, Save the Children a réussi à réunifier à Kinshasa et à Mbuji-Mayi, environ 8.000 enfants en rupture avec leurs familles. Le hic, c’est qu’une solution est trouvée en aval, mais qu’en même temps en amont, de nouveaux enfants sont déversés chaque jour dans la rue. Le meilleur pour eux est peut-être à venir. La ministre de la Condition féminine et de la famille a présenté un « Code de protection de l’enfant », le 16 juin 2007, à l’occasion de la journée de l’enfant africain. En attendant son adoption, tout ce que veut Esther, c’est aller à l’école pour être plus tard ‘‘comme Chantal Kanyimbo’’, une présentatrice vedette de la RTNC, la radiotélévision publique congolaise.
Article repris à notre Partenaire The Post (Kinshasa)

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VIDEO : Enfants Dits Sorcier - Children Accused of Being a Witch
Internews
has produced two videos to raise awareness of the plight of Congolese children accused of witchcraft. The Internews (http://www.internews.org) has produced two videos to raise awareness of the plight of Congolese children accused of witchcraft. The videos were part of a project funded by the United States Agency for International Development that trained journalists from Democratic Republic of Congo (DRC) to report on peace talks and social issues. The videos were produced by Angela Nicoara and Mike Ormsby.
AUDIO "CARNET DE ROUTE" - « Pour moi, ce discours est une perversion du christianisme. Il n’a rien à voir avec l’Evangile, ni avec Jésus-Christ ! » Le père Zbigniew Orlikowski, rebaptisé père Zibi par les enfants de la rue, ne parvient pas à retenir sa colère. Le responsable polonais d’ORPER dénonce le discours de nombre d’Eglises de réveil. Il s’enflamme même contre ces « pasteurs autoproclamés et sans formation » qui donnent des réponses faciles à la misère des Congolais. « Je ne tiens pas à entrer dans le débat théologique avec eux, ajoute le père Zibi. Ce qui m’importe, c’est le sort réservé à ces enfants. Sous prétexte de sorcellerie, on les abandonne, on les maltraite, on les brûle, on les tue ! »

DELIVRANCE (EXORCISME) EFFECTUES PAR DES PASTEURS SUR DES ENFANTS DITS "SORCIER"
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Bénin : Nouvelle sectes
lundi 13 août 2007,
Cotonou, 23 juillet 2007 (Apic) L’Eglise catholique du Bénin se dresse contre les nouvelles sectes. Elle a désigné dans chacun des dix diocèses du pays, des exorcistes catholiques.
En plus du vaudou, religion traditionnelle dominante dans le pays, le Bénin n’est pas épargné par la prolifération anarchique des sectes. Parmi celles-ci, les églises évangéliques sont les plus nombreuses. Selon des estimations du ministère béninois de l’Intérieur, on dénombre 650 églises évangéliques à travers le territoire national. Plus de 10% de la population appartiennent à l’une d’elle, contre seulement 5% il y a cinq ans. Plus de 30% de la population déclare toutefois encore être membre de l’Eglise catholique.
La percée des nouvelles églises est liée à leur campagne de recrutement. Emissions télévisées ou radioffusées. Face à cette situation, a déclaré le père Pamphile Fanou, principal exorciste de l’archidiocèse de Cotonou, « "nous ne pouvons pas rester trop longtemps sourds".
Pour le chercheur béninois, Aristide-Fiacre Ekpangbo, "le problème majeur de l’Eglise catholique est que les catholiques n’ont "pas de formation biblique, pas de croisades, de prières"
Interviewée, Adrienne Andandé, une Béninoise de 32 ans, revenue au catholicisme, a rappelé qu’auparavant, les fidèles catholiques n’avaient pas de prêtres pour les aider à lutter contre "des attaques de sorciers ou de puissances maléfiques". "Il n’y a pas de semaine où, par dizaines, les fidèles ne reviennent pas vers nous en disant qu’ils ont été abusés par des églises évangéliques", a fait remarquer l’abbé Pamphile Fanou
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OUGANDA
Janvier 2008
Le lobby évangélique à l’assaut de l’Ouganda
Pasteur superstar
Un jour de 1979, du haut de ses 17 ans, M. Robert Kayanga entre en communication avec Jésus-Christ et l’accepte comme son sauveur. C’est ainsi que le jeune Ougandais issu d’une famille protestante traditionnelle devient born again. Fort de cette renaissance, il part suivre des études bibliques aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Quatre ans plus tard, il parcourt écoles et marchés de son pays natal pour y prêcher. En quelques mois, des milliers de fidèles, veuves et orphelins pour les trois quarts, se rassemblent autour de lui. Aujourd’hui à la tête de mille quatre cents églises, il est l’un des plus célèbres pasteurs ougandais.
Vingt-cinq mille personnes viennent danser et crier leur foi lors des cinq services dominicaux qu’il tient dans sa mégacathédrale, le Centre des miracles. Inauguré en 2004 par le président Yoweri Museveni en personne, l’édifice, d’une valeur de 11,1 millions de dollars (7,6 millions d’euros), se situe dans un quartier populaire de Kampala, capitale de l’Ouganda, en lieu et place du manguier sous lequel M. Kayanga a fait ses débuts de prêcheur.
Pasteur à plein temps, il s’est enrichi sans avoir quasiment jamais travaillé et adopte un mode de vie semblable à celui d’une superstar américaine. Adepte des vols en première classe, il se fait escorter par des gardes du corps de l’armée nationale, possède plusieurs voitures de luxe, se construit une villa du type de celles de Beverly Hills au bord du lac Victoria, et compte bientôt acquérir un jet privé. Ce qui ne l’empêche pas de solliciter auprès de ses fidèles un soutien financier lui permettant de se rendre aux quatre coins du monde pour établir des partenariats avec d’autres évangélistes ou encore d’organiser des « croisades » en Ouganda. C’est ainsi qu’il a invité l’Américain Creflo A. Dollar tous frais payés : 800 millions de shillings (400 000 euros) ont été récoltés localement pour sa venue.
Confortablement installé sur un fauteuil de style Empire, M. Kayanga raconte qu’il a changé d’optique. Nul besoin de devenir politicien ou homme d’affaires pour s’extirper d’une pauvreté qu’il mettait sur le compte de l’engagement de son père comme modeste prêtre au sein de l’Eglise anglicane. Accessible à n’importe qui déclarant avoir eu une vision, le statut de pasteur constitue désormais l’ascenseur social le plus en vogue en Ouganda et permet de s’introduire dans les cercles du pouvoir. Avec le soutien de la plus célèbre born again du pays, la première dame Janet Museveni, nombre de bergers évangéliques sont en interaction régulière avec la présidence du pays.
Anouk Batard .
Voir aussi :
Le lobby évangélique à l’assaut de l’Ouganda, par Anouk Batard

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Hérodote, Revue de géographie et de géopolitique
119 - Les évangéliques à l’assaut du monde (quatrième trimestre 2005)

«En Côte-d’Ivoire, « les forces du bien contre les forces du mal »»
par Sandrine Raynal javascript:tinyMCE.execInstanceCommand('mce_editor_0', 'forecolor', false, '#000000');
Résumé : En Côte-d’Ivoire, « les forces du bien contre les forces du mal »
Dommage...... la vdéo-reportage de 90 minutes de CANAL + "LES GOURUS DE LAURENT GBAGBO" a été effacé ! On y voyait l'influence des pasteurs-prophètes évangéliques sur Laurent GBAGBO et leur responsabilité dans la déstabilisaion du pays.
L'intelligent d'Abidjan - 2/16/2005 3:19:18 AM
La seconde partie du reportage vidéo de Canal+ sur les évènements de novembre ouvre un chapitre sur des hommes de Dieu qui font le présidentLAURENT GBAGBO.
Une chose est d'avoir le pouvoir, une autre est de le gérer. Le président GBAGBO , ancien séminariste et fervent catholique s'est, au début de son mandat, reconverti à une église évangélique. Le patron de l'église Shekina, Moïse Koré , ancien basketteur, l'acteur de cette reconversion, est depuis dans l'entourage immédiat du président. Désigné à tort ou à raison comme conseiller du président, Moïse Koré est très écouté au palais. " Il m'est arrivé de lui confier une ou deux missions à l'étranger, mais il n'est pas dans mon cabinet officiel", tient à préciser le président GBAGBO , quand on l'interroge sur les missions réelles du pasteur. N'empêche que tous les dimanches, Moïse Koré dirige une messe à la résidence du président, dont les participants sont triés sur le volet.
Simon Nandjui, homme d'affaires et responsable de l'église évangélique ''Plein évangile'', fait partie du cercle restreint de ceux qui fréquentent le couple présidentiel. Ses relations avec des hommes d’affaires israéliens renforcent l'axe Abidjan Tel-Avir. " Dieu a choisi Israël, et notre rapprochement avec Israël ne peut être que bénéfique pour nous ", soutient M. Nandjui. en dehors de ce cercle de nationaux, LAURENT GBAGBO et son épouse ont tissé une toile dans le milieu évangélique américain. Le gourou Richard Shakarian, richissime homme d'affaires et pasteur compte parmi les amis du président.. Et le voyage au pays de Bush, répond plus à rencontrer ces hommes de Dieu que de faire des meetings politiques. Richard Shakarian a beaucoup investi en Israël. Moïse Koré, Simon Nandjui, Richard Shakarian et toute la galaxie évangélique, sont un peu comme les ''fétiches'' qui rassurent le président. Dans la gestion de la crise, comme dans son maintien au pouvoir. C'est d'ailleurs pour cela que pendant la crise au début de novembre, devant l'hôtel Ivoire, on a vu de nombreux groupes de jeunes chanter des cantiques. A la gloire de Dieu et de … Jésus. Dans le reportage de Canal+, diffusé hier sur la chaîne cryptée à Abidjan, en attendant la diffusion sur la Rti, on a pu avoir une meilleur perception du rôle de ces gourous.
Carlos A. Samassi
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ETHIOPIE

VIDEO : Ethiopia Holy Ghost Crusade 2003
Ethiopia Holy Ghost Crusade 2003...calvary apostolic church holy ghost
Observez attentivement les pasteurs américains sur l'estrade à droite : ils sont littéralement en transe. A tel point que quelqu'un retient l'un d'eux en arrière par la chemise...
On assiste là d'avantage à une célébration vaudou ou animiste avec excitation et fascination de la foule qu'à une célébration chrétienne.
Aussi, quand on dit qu'il s'agit de l'esprit-saint, je pense avec terreur que l'esprit présent n'est surement pas celui qu'on croit
D'autre part, toutes ces mains qui s'agitent en l'air et en avant, me rappellent une des périodes les plus sombres de l'humanité
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Des protestants rencontrent l'Afrique
13/03/2006 20:41
Samedi 11 et dimanche 12 mars, une quarantaine de personnes s'est réunie à l’Institut protestant de théologieà Paris sur le thème "Églises et immigration"
Le pasteur Bernard Coyault, responsable du Service protestant de mission-Defap, a questionné le discours évangélisateur de certaines Églises protestantes d’expression africaine, majoritairement évangéliques. S’appuyant sur l’analyse des prédications de l’une de ces Églises – présente en région parisienne –, il a montré comment ces prêches offraient une identité stable et sécurisante à des auditeurs dont les vies sont souvent très éclatées. Les prêches offrent des moyens de résistance à la dépréciation de soi – comparée à « la puanteur du cadavre de Lazare au tombeau » – engendrée par des situations d’échecs répétés, a-t-il reconnu
Mais ce discours s’accompagne parfois d’une « sorte d’hérésie matérialiste », a-t-il estimé. Il repose sur une « théologie de la prospérité» où Dieu est invoqué comme celui qui va donner visas, papiers, richesses… D’où les effets pervers de la prédication : « La culpabilisation de celui qui ne réussit pas » et «le renforcement d’une conception magique et matérialiste de la fidélité de Dieu.» «Finalement, les valeurs marchandes d’une société stigmatisée par ailleurs comme idolâtre sont réinvesties d’une valeur positive et continuent de subjuguer l’individu», a regretté le pasteur Bernard Coyault
Autre danger, selon lui, de ces prédications : elles tendent à renforcer le décalage spirituel et social des croyants par rapport à la culture et à l’Église de leur pays d’accueil. Se développant « en décalage complet avec la société française », elles n’y suscitent qu’« hostilité ou sympathie condescendante », et risquent de renforcer la marginalisation de personnes souffrant déjà d’exclusion.
LA CROIX
18:50 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : évangéliques, pentecôtistes, sectes, gourous, afrique, exorcisme




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