09.06.2008

LES EVANGELISTES. LA POLITIQUE ET DIEU

ARTE - À l'école de Dieu

MAI 2008

Une découverte du fondamentalisme chrétien aux États-Unis et de ses réseaux de propagation.


En quatre étapes - recrutement de la base, formation d'une nouvelle élite dirigeante, collaboration avec les autorités et mise en place d'un réseau de personnalités choisies -, le documentaire analyse comment les extrémistes chrétiens ont réussi à devenir l'une des composantes les plus influentes de la société américaine.

Réalisateur: Claudia Willke

Effrayant !
Evil or Very Mad


Dans le film ARTE "A L'ECOLE DE DIEU", un des pasteurs que l'on voit est celui de JESUS CAMP : Ted Haggard


LISA GETTER of The Los Angeles Times, la journaliste qui parle de
cette étrange fondation occulte prête à accueillir avec plaisir OUSSAMA BEN LADEN
est celle-ci :

The Family appelée The Fellowship Foundation
Une découverte du fondamentalisme chrétien aux États-Unis et de ses réseaux ...
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ARTE - De la croisade à la contrition


MAI 2006


Un "moment christique" est au commencement de la carrière politique de George W. Bush. Alors que W., qui est encore un alcoolique patenté, émerge après une semaine passée à faire la tournée des bars, il se voit dans un miroir, tombe à genoux et supplie Dieu de lui venir en aide. Lui, le boit-sans-soif décide de se repentir. Le révérend Billy Graham, célèbre et charismatique prédicateur évangéliste (les "born-again christians") l’aide sur la voie de la rédemption, ils prient ensemble et parlent longuement de Dieu. Pour Bush, "le révérend Graham a semé dans son cœur les graines de la foi". Résultat, le plus puissant président du monde peut aujourd’hui affirmer : "En ce moment, je devrais être assis dans un bar du Texas, et non à la Maison Blanche. Si je suis ici, c’est pour une seule raison : j’ai rencontré la foi. " Et si les Américains aiment tant Bush, c’est parce qu’il est faillible et pieux, comme eux.

Dieu a porté Bush au pouvoir. Du coup, ce dernier se sent investi d’une mission divine quand il plaide pour l’envoi des troupes américaines en Irak. Plus la guerre approche, plus W. se prend pour un prédicateur inspiré : "Dieu m’a montré la voie, nous devons défendre notre pays et apporter la paix sur la terre", déclarait-il dans un discours à la nation. Juste avant le bombardement de Bagdad.

La rhétorique religieuse manichéenne a remplacé l’argumentation politique – ce qui peut sembler étrange à des oreilles européennes, surtout qu’en Irak, il n’est pas tant question de Dieu que d’or noir et d’intérêts économiques. Or on ne peut pas comprendre l’attitude des Américains dans la guerre en Irak si on ne considère pas la place tenue par la religion aux Etats-Unis.

En effet, 84 % des Américains se disent croyants, alors qu’une part infinitésimale se revendique athée. La religion est toute puissante et conditionne toute la vie de la société : de la famille à la politique, et même, on l’a vu, dans le choix d’une campagne militaire. A l’opposé de notre vision de la politique, qui sépare strictement le pouvoir séculier et l’Eglise, la religion modèle les sphères d’intérêt à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Depuis toujours en Amérique, christianisme et nouvel ordre mondial sont étroitement liés. Vivre les utopies, concrétiser les idéaux libéraux et les exporter vers les autres pays – voilà le projet des Américains. Les Etats-Unis se considèrent comme le « God’s own country » et la mission de George W. Bush, libérer l’Irak de Saddam Hussein par la violence, fait partie de son devoir chrétien d’améliorer le monde.

La guerre en Irak, un des chapitres de l’apocalypse

D’après une enquête du magazine Time, 53 % des Américains se disent « intégristes ». Les Eglises indépendantes, les « born-again christians », les pentecôtistes et les charismatiques sont en pleine ascension. Tous ces groupes évangéliques ont ainsi vu le nombre de leurs adhérents faire un bond de près de 20 %. Ils attendent le retour de Jésus et l’Apocalypse décrite dans le Nouveau Testament. Pour la majorité de ces chrétiens conservateurs, le 11 septembre 2001 a mis en branle un processus qui aboutira à la fin du monde et à l’avènement du royaume de Dieu – à leurs yeux, la guerre en Irak n’est qu’une étape.

Ils ne sont pas encore majoritaires aux Etats-Unis, mais ils détiennent le pouvoir politique. Et c’est cette droite chrétienne qui a porté Bush à la Maison Blanche. Leurs voix ont fait pencher la balance lors des dernières élections présidentielles.



Le lobby des télévangélistes

Le poids des intégristes sur la politique intérieure et étrangère américaine est énorme et ne cesse de grandir. A coup de centaines de milliers de dollars, ils forment de jeunes journalistes et travailleurs pour la base, participent à des talk-shows très regardés et font un travail de lobbying au Congrès. Les télévangélistes réalisent des audiences records – ils sont des millions devant leur poste quand Jerry Falwell, de l’ultraconservatrice Convention Baptiste du Sud, s’en prend publiquement, dans une intervention haineuse, aux homosexuels, aux pro-avortements, aux juifs et aux musulmans. Pour rédiger ses discours, Bush a en outre jeté son dévolu sur un diplômé du Wheaton-College, la pépinière des prédicateurs.

Rien d’étonnant donc que, selon un sondage de l’institut indépendant Pew Research, 77 % des évangéliques américains approuvent la guerre en Irak. Richard Lang, président de la commission d’éthique et de liberté religieuse de la Convention Baptiste du Sud a ainsi déclaré : "Il faut punir le mal et récompenser le bien. L’heure de la violence a sonné."

Les Eglises font acte de contrition

Entre-temps, la croisade de l’Amérique contre l’axe du mal a tourné à la contrition. Plus de deux mille soldats tués, les scandales de la torture dans les prisons d’Abu Ghraib et à Guantanamo – bref, ce qu’il faut bien appeler le fiasco de la politique de Bush au Moyen-Orient, a ébranlé les Américains, et les intégristes chrétiens. Ils ne sont plus qu’un tiers aujourd’hui à approuver l’intervention militaire en Irak, et 60 % des Américains déclarent dans un sondage Gallup que la guerre ne valait pas tous ces sacrifices.

D’autres Eglises, dont l’Eglise catholique, avaient (timidement) condamné la croisade de Bush dès 2003. Les évêques catholiques avaient rédigé des lettres pastorales contre la guerre d’invasion en Irak, mais plus de la moitié des 60 millions de catholiques soutenaient Bush. D’après le Pew Research Institute, ils étaient 62 % à approuver l’option militaire. La plupart des opposants à la guerre sont d’ailleurs issus des rangs des protestants afro-américains et des athées, qui sont aussi les rares à organiser des manifestations.

Même l’Eglise méthodiste a elle aussi pris ses distances avec son éminent membre, George W. Bush. En octobre 2005, 95 évêques méthodistes ont, dans une prise de position, reconnu leur "complicité" dans une invasion qu’ils jugent désormais "injuste et amorale". Ils n’auraient pas protesté suffisamment fort contre une guerre "que les Etats-Unis ont lancée et qu’ils n’auraient jamais dû faire" et au cours de laquelle "des milliers de vie ont été sacrifiées et des centaines de milliers de dollars gaspillés."

Enfin, la conférence américaine des Eglises, qui participait à l’assemblée générale du conseil œcuménique des Eglises (COE) en février dernier à Porto Alegre, a reconnu sa complicité dans la guerre. Parmi les signataires, on trouve des luthériens, des méthodistes, des presbytériens et des Eglises orthodoxes pour la paix. L’administration Bush a semé la terreur dans d’autres pays, lit-on. "Nous pleurons tous ceux que la guerre a tués ou blessés. Nous constatons à notre grande honte que des abus ont été commis en notre nom."

La fin de l’innocence

Même si Bush a perdu son innocence morale aux yeux de beaucoup, y compris dans les rangs intégristes, certains s’accrochent encore à la guerre, qu’ils jugent juste. Comme le prédicateur Jerry Falwell : récemment encore, il déclarait à la télévision que la guerre en Irak se déroulait "pretty well", autrement dit "assez bien". Ce qu’on montre sur CNN serait mensonge. La chaîne Fox montrerait une toute autre image de la guerre. Précision : Fox, réputée pour son conservatisme, diffuse les émissions de Falwell…

George W. Bush sous l'emprise de Dieu part 4VIDEO George W. Bush sous l'emprise de Dieu part 4
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LE MONDE SELON BUSH
Synopsis : Qui sont les Bush ? Enquête sur l’exercice du pouvoir de 2000 à 2004 aux Etats-Unis



Critique : Reposant sur le recueil de témoignages et de nombreuses images d’archives, ce documentaire met en lumière les manipulations, les contrevérités et les alliances du clan Bush qui se sont succédées à la tête de la plus grande puissance mondiale. Focalisant d’entrée de jeu sur la première élection de G.W. Bush en 2000, William Karel démonte rigoureusement et progressivement la stratégie de pouvoir du Président des Etats-Unis et de son administration. Dans un second temps, en prolongement de ses premiers constats, l’auteur remonte dans le passé des premières exactions de la famille Bush. Du fait d’une enquête particulièrement sérieuse, dans laquelle chaque élément est savamment expertisé, recoupé, « Le Monde selon Bush » relègue « Fahrenheit 9/11 » de Michael Moore au rang de document grossièrement propagandiste.

A l’origine du film, le producteur Jean-françois Lepetit avait lu les ouvrages passionnants d’Eric Laurent, « La guerre des Bush » et « Le monde secret de Bush », des enquêtes minutieuses qui l’ont intimement convaincu de la constitution d’un projet filmique. L’un des maîtres du documentaire historique, William Karel, spécialiste notamment des Etats-Unis (« Les Hommes de la Maison Blanche », « CIA: Guerres secrètes ») est contacté pour finaliser un documentaire. Ce dernier détache ainsi, sur la centaine de points abordés dans les livres d’Eric Laurent, une quinzaine de faits édifiants : le « messianisme » de G.W. Bush, ses mensonges réguliers, ses ignorances ou les vérités « omises » pour rallier l’opinion américaine à sa cause dans le but d’une guerre déclarée à l’Irak, sa farouche volonté de faire taire toute critique au nom d’un patriotisme sacro-saint, les erreurs et les mystifications des hommes du Président, Dick Cheaney en première ligne, le harcèlement de Hans Blix, l’acharnement contre Joe Wilson et sa femme (agent de la CIA dont l’identité est mise à jour et de ce fait, sa carrière brisée) etc.… Chaque révélation confine au sordide et ce, indiscutablement.


Karel organise le montage d’extraits d’interventions de G.W.Bush et de ses hommes tout au long de leur « campagne » guerrière. En parallèle il ordonnance avec une scrupuleuse attention les entretiens qu’il a tournés. Ses témoins ne sont pas les moindres : Richard Perle et Dick Cheaney (Conseillers de G.W. Bush), James Woolsey (ancien Directeur de la CIA), Robert Baer et Robert Steel (anciens agents de la CIA), David Frum (Conseiller de G.W. Bush), Michael Ledeen (Conseiller de Ronald Reagan) etc.


Le spectateur fait ainsi clairement le constat de la nécessaire et volontaire « confusion » agencée par les « faucons » pour mentir délibérément au peuple américain: prêter au visage d’Oussama Ben Laden, les traits de Saddam Hussein puis foncer, en dépit de tout feu vert international, dans un conflit armé en Irak. Les images rapportées de l’intervention du sénateur Robert C. Byrd qui fustige la politique de G.W.Bush, le 12 février 2003 sont particulièrement touchantes : l’octogénaire se pique d’une colère furibonde face au silence dramatique d’une assemblée ayant confié ses pleins pouvoirs à un Président qui a pour but de ravager, sans preuves tangibles, un peuple composé à 50% d’individus de moins de quinze ans.

Dans une seconde partie, William Karel poursuit son film en pistant les liens inavoué de G.W.Bush avec l’Arabie Saoudite, fait état que le futur Président des Etats-Unis a bien été sauvé financièrement de la faillite par des banquiers saoudiens, qu’il a côtoyé le frère d’Oussama Ben Laden, lui qui,  présent sur le sol américain le matin du 11 septembre 2001 pourra s’envoler avec toute sa famille sur autorisation exceptionnelle, alors que tout avion est interdit sur le territoire américain…

Karel s’intéresse aussi au père de G.W.Bush, démontre que sous son mandat, soixante souches d’armes biologiques ont été « plus ou moins » livrées par les Etats-Unis à Saddam Hussein et révèle enfin, les ambiguïtés du grand-père Prescott Bush, condamné en 1942 par Roosevelt, d’acte de collaboration avec des… entreprises nazies.


Tour à tour, l’auditeur est absolument saisit face à l’accumulation des faits à charge contre la famille Bush et rien ne lui permet de remettre en cause le sérieux de toutes ces allégations. Contraints ainsi à la divulgation de « l’inimaginable » (d’autres ont affirmé qu’il s’agissait là de pure propagande anti-Bush), le spectateur convaincu du « Monde selon Bush » considérera dès lors la diffusion de l’oeuvre comme essentiel et portera un regard plus que jamais circonspect au derniers faits et gestes du superpuissant "Monsieur Bush", depuis sa récente réélection.

Olivier Bombarda


Un film de William Karel en collaboration avec Eric Laurent auteur de La guerre des Bush et Le monde secret de Bush (Editions Plon)

VIDEO PREMIERE PARTIE :



VIDEO DEUXIEME PARTIE :

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JOHN MAC CAIN

Éradiquer l'Islam, un programme pour McCain

et son "conseiller spirituel"

ROD PARSLEY

VIDEO

L'amérique a été fondée en partie, dans le but de détruire l'Islam



PressTV, le 13 mars 2008

Rod Parsley, un évangéliste prêchant à la télévision (photo de droite), conseiller spirituel de McCain et son allié clef dans l'Ohio, a appelé à l'éradication de l'islam en tant que « fausse religion. »

Le sénateur John McCain a acclamé Parsley, tandis que le pasteur de la géniale église de l'Ohio appelait les chrétiens à « guerroyer » contre l'Islam pour le détruire.

Le 26 février, McCain apparaissait à un rassemblement de sa campagne à Cincinnati en compagnie de Rod Parsley, un pasteur de la World Harvest Church (Église des moissons mondiales) de Colombus. Au cours de la manifestation, McCain a qualifié de « guide spirituel » le ministre évangélique.

Parsley, meneur d'une congrégation forte de 12.000 membres, a pondu plusieurs livres décrivant ses vues fondamentalistes religieuses.

Dans le chapitre Islam: The Deception d'Allah de son livre The 2005 Silent No More, Parsley informe d'une « guerre entre l'islam et la civilisation chrétienne. »

Il traite aussi l'Islam de « religion de l'anté-Christ, » en exhortant les États-Unis à lancer une nouvelle croisade pour l'éradiquer.

Dans le passé, l'église de Parsley a été accusé de participer à des activités partisanes pro-républicaines en violation à son statut d'exemption fiscale.

Les relations entre McCain et Persil sont sensible politiquement. En 2004, l'église de Parsley a été crédité de rabattage aux urnes pour George W. Bush des électeurs chrétiens fondamentalistes.

Original : http://www.presstv.com/detail.aspx?id=47232
Traduction libre de Pétrus Lombard

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Quand un catholique critique McCain



Bill Donohue, président de la Ligue catholique, critique aujourd’hui John McCain, lui reprochant d’avoir accepté le soutien du télévangéliste texan John Hagee, qui a déjà qualifié l’Église catholique de «grande putain» et d’«antéchrist».

Le sénateur Obama a rejeté le soutien de Louis Farrakhan, un autre intolérant. McCain devrait suivre son exemple et rejeter l’appui de Hagee», a déclaré Donohue dans un communiqué.

McCain est apparu aujourd’hui aux côtés du pasteur controversé. Il n’a pas encore réagi à la critique de Donohue.

THE TRAIL

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John McCain

Liaisons venimeuses

Le 29 février, John McCain recevait à San Antonio au Texas l’appui du Révérend John Hagee. Le vote des évangélistes est incontournable dans le Sud mais McCain se serait sans doute bien passé de celui-là.

Auteur d’ouvrages prophétiques, John Hagee prétend que la Nouvelle-Orléans a été frappée par l’ouragan Katrina à cause des droits des Gays, et que l’Eglise catholique est une « secte, la pire pute de Babylone »... Dans son livre « Jerusalem Countdow : a warning to the world » (compte à rebours pour Jérusalem : avertissement au monde) basé sur une interprétation délirante de la Bible, il prédit qu’une coalition arabo-russe attaquera Israël. Dieu interviendra pour sauver l’Etat Hébreux en frappant de la foudre les assaillants. En conséquence, l’Antéchrist, incarnée par le président de l’Union Européenne, provoquera une confrontation entre la Chine et l’Occident au sujet d’Israël. De cet affrontement, Armageddon, viendra le second avènement du Christ…

Critiqué par les catholiques pour avoir accepter ce soutien, John McCain a répondu qu’il n’avait pas à partager toutes les opinions de ceux qui l’appuient.

MATCH.COM

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26.04.2007

MISSION DIVINE DES USA

 

Axe du Mal

L'axe du mal est un slogan néo-conservateur, qui désigne les différents pays soupçonnés par l'administration de George W. Bush de vouloir se procurer des armes de destruction massive et de soutenir le terrorisme.

Cette expression est due à David Frum, rédacteur des discours du président Bush, qui l'employa pour la première fois le 29 janvier 2002 lors de son discours sur l'état de l'Union.

Elle a notamment été utilisée par l'administration Bush dans le cadre de la préparation de l'opinion publique américaine et internationale à l'entrée en guerre en Irak en 2003 et également à des fins de pressions politiques sur les pays concernés, en les stigmatisant et ainsi les mettre au ban de la communauté internationale.

L'axe du mal fait référence à deux expressions :

La plus ancienne est celle de l'axe Rome-Berlin, qui désignait les pays fidèles à l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

la seconde est celle de l'empire du mal, qui fut utilisée par le président des États-Unis Ronald Reagan, pour désigner l'Union Soviétique.

L'administration républicaine de George Walker Bush a désigné en 2002 trois pays qui forment l'axe du mal (il en resterait deux aujourd'hui).

Curieusement, l’Arabie Saoudite n’a jamais fait pas partie du fameux "Axe du Mal". Pourtant, les liens entre le terrorisme islamiste et la monarchie wahhabite existent : 15 des 19 pirates de l’air étaient des citoyens saoudiens, les attentats du 11 septembre ont été en partie financés par des fonds saoudiens, Ben Laden est d’origine saoudienne. Le même Ben Laden, qui déclarait en 1996, qu’il n’y avait pas "de devoir plus important que celui de chasser l’ennemi américain de la terre sainte", faisant référence à la présence sur le territoire saoudien de l’US Army depuis la Guerre du Golfe...
WILKIPEDIA

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Axe du Bien

 

C’est une contradiction : les Nord-Américains qui appuient plus l’idée d’un seul Israël "avec Judée et Samarie" -c’est-à-dire, territoires palestiniens inclus- sont des politiques et prédicateurs évangéliques, méthodistes, presbitériens, adventistes et autres variantes chrétiennes qui ont gagné un poids politique considérable avec W. Bush au gouvernement.

Ils proclament que le conflit au Moyen-Orient annonce l’imminence de l’Apocalypse ou d’Armagedón ou de la bataille finale entre les armées du mal et les armées du bien, la victoire de ces derniers, la deuxième arrivée du Christ et l’établissement du Royaume de Dieu sur Terre.Les "armagedonistes", non sans angoisses et craintes pour leur salut devant la proximité du Jugement Dernier, veulent provoquer une guerre que, concrètement, ils concoivent ainsi : les armées du mal, c’est-à-dire les armées russes et arabes, se battront durant la dernière bataille contre les armées du bien c’est-à-dire, les armées d’Israël, des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, et seront vaincues. Il y aura alors le Paradis dans le monde terrestre pendant un millénaire


Cette croyance a engendré des phénomènes curieux aux Etats-Unis. Le fondamentalisme évangéliste en général et celui qui pourrait se nommer christianisme sioniste en particulier ont des liens étroits avec la droite fondamentaliste d’Israël. Son influence sur la politique américaine au Moyen-Orient est notoire et visible à la Maison Blanche et au Congrès. Elliot Abrams, alors directeur du Conseil de Sécurité National pour le Proche-Orient, a reçu en mars 2004 des dirigeants du Congrès Apostolique mécontents de la décision de W. Bush de favoriser l’éradication d’installations israéliennes dans le territoire palestinien de Gaza. Abrams a expliqué que cela n’aurait pas d’interférences avec les desseins de Dieu sur l’Armagedon, parce que Gaza ne contenait de lieux d’importance biblique (Village Voice, 18-504). Depuis, il y a plus.

Les “armagedonistes” destinent des millions de dollars à promouvoir les colonies israéliennes illégales dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 et à payer les voyages de juifs russes qui émigrent en Israel, dans le but d’accélérer l’accomplissement de leurs proféties. Entre autres, celle que le Christ, avant d’installer le Paradis ici, condamnera les athées à subir des morts épouvantables ; seulement les bons chrétiens et les Juifs convertis se sauveront. Des croyants en ce Christ brutal, comme le lieutenant général William G. "Jerry" Boykin, sont impliqués dans le scandale d’Abu Ghraib (www.beliefnet.com, 27-05-04).
Des sénateurs méthodistes, presbitériens et de l’Eglise du Christ ont approuvé l’application de la torture à des prisonniers en Irak et à Guantanamo. Le fondamentalisme chrétien étasunien, en particulier celui de la variante "dispensacionalista", préfère le Dieu vengeur de l’Ancien Testament au Christ des Évangiles. Mais ses adeptes se disent évangélistes.

La doctrine des "armagedonistes" est celle qui a crû le plus rapidement aux Etats-Unis ces dernières années. Elle aurait environ vingt millions de fidèles qui en plus croient en leur possible immortalité personnelle, un désir ardent qui "repose entièrement dans l’existence de l’État d’Israël. C’est pourquoi la situation actuelle au Moyen-Orient est pour eux une question de vie ou de mort", a signalé Gary North, un évangéliste distant de ses co-religionaires (lewrockwell.com), qui supposent qu’ils pourront partager les destins immortels de Enoch (Génesis 5:23-24) et de Elías (Reyes 2, 2-11), bien que cela dépendra d’une séquence temporelle : les chrétiens seront sauvés de la mort exactement 42 mois avant que la "Grande Tribulation" ne tombe sur Israël. Si l’État israélien disparaît, l’arrivée de la "Grande Tribulation" sera remise à des siècles, jusqu’à ce que l’État d’Israël recommence à exister, et alors il n’y aura pas d’immortalité pour eux. La "Grande Tribulation" -et cela quelque chose que les "armagedonistes" mentionnent rarement- annihilera deux tiers des Israéliens, qui paieront ainsi le prix de l’immortalité étrangère. C’est la motivation religieuse du soutien politique et économique qu’ils prêtent à l’État d’Israël, sans préjudice des poussées antisémites de certains de ses leaders.

Charles Mars, un évangéliste d’autre classe, remarque que ce courant "a amassé dans les dernières années un pouvoir politique jamais connu dans l’histoire nord-américaine" et il se demande "à quel prix de notre témoignage et de l’intégrité de notre message" (The New York Carotte, 201-06). Il rappelle que des ministres évangélistes influents lançaient des sermonts en faveur de la guerre contre l’Irak en argumentant que celle-ci accélérerait l’accomplissement de la prophétie apocalyptique et qu’en avril 2003, immédiatement après l’invasion, l’appuyait 87 pour cent des évangélistes blancs. 68 pour cent la soutiennent encore. Ce contexte idéologique expliquerait qu’une bonne partie de l’opinion publique des Etats-Unis est en faveur de la guerre contre "l’axe du mal", malgré les morts et les désastres qu’elle entraîne de leur côté. C’est une excuse excellente pour abriter la volonté impériale et l’appétit pétrolier de la Maison Blanche. Depuis qu’il est devenu abstème, le propre W. Bush pense que c’est la mission que Dieu lui a confié. Plusieurs regrettent qu’il ait cessé de boire.

Traduction : Fab, santelmo@no-log.org - HNS-info - Hactivist News Service

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=8274

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Résultats de l’élection présidentielle américaine
Des juifs contre Bush
Yakov Rabkin


Professeur titulaire au département d’histoire de l’Université de Montréal et auteur de l’ouvrage Au nom de la Torah - Une histoire de l’opposition juive au sionisme (Presses de l’Université Laval, 2004)

Il y a peu de pays au monde que le président américain George W. Bush appuie avec autant d’ardeur que l’État d’Israël. En effectuant un revirement majeur de la politique américaine au Moyen-Orient, il devient de plus en plus indulgent quant à la colonisation sioniste de la Cisjordanie et les actions de l’armée israélienne.

Le lobby sioniste aux États-Unis trouve une oreille particulièrement attentive à la Maison-Blanche de Bush. Les milieux évangéliques chrétiens proches de Bush financent des dizaines de colonies israéliennes en terres palestiniennes et sont les partisans les plus intransigeants des extrémistes nationalistes en Israël. Certains Israéliens parlent d’une nouvelle personnalité politique -- « Busharon » --tant il est devenu difficile de nos jours de distinguer les politiques de Bush de celles de Sharon.

Le petit cercle de néo-conservateurs qui auraient convaincu Bush de déclencher la guerre en Irak comprend des sionistes notoires. Peu avant les élections, Bush, en allant contre l’avis de son propre Département d’État, a signé une loi contre l’antisémitisme qui offre une protection particulière aux droits des juifs dans le monde entier.

Bush n’a probablement pas oublié que Ronald Reagan, un président vénéré par les républicains, avait réussi à bénéficier de 38 % des voix de l’électorat juif, un record depuis le début du XXe siècle pour un candidat du Grand Old Party. On s’attendait à ce que Bush, qui en 2000 n’avait obtenu que 19 % de ce vote, puisse l’égaler cette année. [...]

Or, le 2 novembre dernier 75 % des juifs américains ont voté contre Bush. À titre de comparaison, si le vote des catholiques et des protestants se divisait presque à 50 %, les musulmans ont voté tout comme les juifs -- 76 % contre Bush -- malgré l’opinion souvent exprimée selon laquelle les juifs et les musulmans se trouveraient aux antipodes du spectre politique.

Pourquoi les juifs ont-ils voté ainsi et quelle est la signification de ce vote ?

Otages d’une cause


Les juifs votent pour le Parti démocrate depuis longtemps. La droite politique est traditionnellement xénophobe, souvent antisémite, et les juifs qui luttaient tout au long du siècle dernier pour l’égalité et les droits de l’homme se retrouvaient naturellement du côté gauche du spectre politique.

La responsabilité sociale et la compassion que promeut la tradition juive expliquent l’appui que donnent la grande majorité des juifs aux programmes d’aide aux démunis et aux projets d’assurance-maladie dont sont privés des millions d’Américains. Comme ont souvent observé les sociologues
, « les juifs gagnent comme les protestants blancs et votent comme les Porto-Ricains ». Le rôle important que les juifs ont joué dans la syndicalisation des industries et des services, dans l’émancipation des Noirs américains, dans toute une pléiade de causes progressistes est bien connu et documenté.

Or, depuis une décennie, les fonctionnaires des organisations juives qui prétendent représenter les juifs aux États-Unis ont pris un virage vers la droite sioniste qui les rapproche davantage de la droite chrétienne et du Parti républicain. Ceux qui parlent au nom des juifs sont d’habitude solidaires des politiques israéliennes d’une façon inconditionnelle et donnent l’impression que les juifs le sont également. On associe aux juifs en général l’agressivité pro-israélienne des organisations juives qui se veulent représentatives, ce qui rend les juifs de diaspora « otages » de tout excès de l’armée israélienne à Gaza.

Le vote massif des juifs contre le président en place (parmi les groupes importants, seuls les Noirs ont voté en proportion plus élevée contre Bush) remet en question la légitimité de plusieurs organisations qui clament représenter les juifs américains. Il est clair que ceux qui scandaient « Four more years » devant un Bush heureux et ému le faisaient au nom d’une minorité : au maximum un juif des États-Unis sur quatre. [...] Présenter les juifs américains comme partisans inconditionnels d’Israël, unis dans une loyauté absolue à l’État sioniste, déforme la réalité et sert plutôt à fomenter le sentiment anti-juif.

Valeurs opposées


Les valeurs propres au sionisme et au vécu israélien s’opposent souvent aux valeurs juives qui sont chères aux juifs de diaspora en général et aux juifs américains en particulier.

Israël est un État où un groupe ethnique ou confessionnel est promu à un statut institutionnellement supérieur. Tandis qu’en Israël on parle ouvertement des plans pour « construire un quartier juif ou une colonie juive », ce genre de discrimination ouverte ne trouve plus de place dans les pays où habitent les juifs de diaspora. On peut imaginer la réaction que provoquerait dans tout pays civilisé une tentative de construire un quartier exclusif pour les catholiques ou les protestants.

L’égalité qui est si chère aux juifs américains est sérieusement compromise en Israël : ses citoyens arabes sont discriminés en matière d’éducation, d’emploi et de logement. Les idées plutôt fascistes qui circulent librement au sein même du gouvernement d’Israël, notamment les plans d’expulser les Palestiniens -- la version sioniste de l’épuration ethnique -- choquent profondément la grande majorité des juifs américains dont l’engagement pour les valeurs libérales reste inébranlable. Cela explique le fait que ces sionistes fascisants trouvent un soutien financier et politique surtout chez la droite chrétienne, notamment au sein de la Christian Coalition of America.

Il est encore plus difficile pour les juifs américains d’appuyer les opérations militaires d’Israël qui tuent et blessent des milliers de civils palestiniens, dont des centaines d’enfants. Par ailleurs, la grande majorité des juifs sont contre la guerre en Irak, ce qui montre que les néo-conservateurs dans l’entourage de Bush ne représentent guère les juifs américains.

Il ne faut pas oublier que, en Israël même, l’élection de Bush est loin de faire l’unanimité. Gideon Levy, commentateur du quotidien Haaretz, considère que « les États-Unis ont élu comme président un ennemi d’Israël. Si les quatre prochaines années ressemblent aux quatre premières, le dommage dont souffrira Israël sera irréversible... Un président américain qui donne à Israël la liberté d’agir à son gré dans les territoires occupés n’est pas un ami d’Israël ».

D’un autre côté, il existe plusieurs organisations juives qui oeuvrent pour la tolérance, la paix et l’égalité au Moyen-Orient. Le Rabbin Michael Lerner, rédacteur de la revue Tikkun (Réparation) et fondateur d’un mouvement spirituel du même nom, proclame haut et fort que ce qui caractérise les juifs est leur allégeance aux valeurs du judaïsme, lequel désapprouve chauvinisme et violence. Lerner, comme beaucoup de juifs libéraux, s’oppose à l’occupation israélienne des territoires palestiniens et insiste, dans une analyse préélectorale, sur le fait que les pacifistes juifs et non pas les faucons sionistes constituent la tendance dominante chez les juifs américains.

Le vote juif en 2004 semble confirmer cette analyse. [...] Il faut alors parler de « l’État sioniste » et du « lobby sioniste » plutôt que de « l’État juif » ou du « lobby juif », d’autant plus que les sionistes chrétiens sont devenus de loin plus nombreux que les juifs de conviction sioniste.

Rappelons que lorsque, à la fin du XIXe siècle, les sionistes ont appelé les juifs à se rassembler en Palestine dans le but d’y former « une nation nouvelle », cette idée radicale a rebuté la grande majorité des juifs, tant laïcs que pratiquants, qui rejettent comme absurde le concept sioniste de la nation, un pastiche tardif du nationalisme européen du XIXe siècle. L’histoire de l’opposition juive au sionisme montre à quel point le sionisme constitue une rupture dans la tradition juive, voire sa négation.

Le vote juif américain illustre bien ce conflit entre les valeurs juives et la logique du nationalisme sioniste.
On peut alors comprendre pourquoi une des organisations juives opposées à la politique d’Israël s’appelle « Not in My Name » et pourquoi, dans les manifestations juives contre le sionisme, des juifs hassidiques proclament en toutes lettres : « We are Americans - not Israelis ! ».

CENTRE D'ETUDES ET DE RECHERCHES INTERNATIONALES
Université de Montréal - 23 novembre 2004
http://www.cerium.ca/article.php3?id_article=310



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mouvance évangélique / USA

Jésus PDG de l’année

 

Les dirigeants des églises évangéliques et pentecôtistes n’hésitent plus. Ils adoptent désormais des méthodes « purement commerciales ». C’est ce que note l’hebdomadaire britannique The Economist, en prenant en exemple la Willow Creek Community Church (WCCC), située dans l’Illinois. Pionnière en la matière, elle est non seulement une église mais aussi un « multicomplexe » (comprenant restaurants, cafés, stades, écrans vidéo, parking de 4.000 places…) et un centre de « services sociaux ».

Pour réduire les « coûts » et maintenir la croissance, les « pasteurs-entrepreneurs » demandent aux nouveaux fidèles de recruter à leur tour.A noter que « l’église-entreprise » de la WCCC est restée fermée à …Noël
Courrier International, 26.01.2006

 

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Les évangélistes veulent un Jésus'land en Galilée
Etats-Unis


Imprégnés par les Ecritures, 80 millions d'évangélistes américains croient que le retour du peuple juif en Terre sainte est le prélude à celui du Christ sur Terre. Chef de ces chrétiens conservateurs et allié politique de George Bush, le pasteur évangéliste Pat Robertson, 75 ans, détourne le philosémitisme religieux de ses ouailles au profit du Likoud israélien. Pat Robertson est aussi un «gaffeur» récidiviste. Il a ulcéré ses amis israéliens en déclarant, dans son émission de télévision, que la maladie d'Ariel Sharon était une «sanction divine» pour le punir d'avoir ordonné l'évacuation des colonies de la bande de Gaza. Et a ainsi compromis l'aboutissement d'un projet touristico-religieux sur les collines de Galilée. Là même où Jésus a exercé une partie de son ministère. L'Etat hébreu devait fournir le terrain, à Robertson de réunir les 50 millions de dollars pour la construction d'un parc à thème biblique susceptible de drainer les foules protestantes. Israël a suspendu les négociations malgré les excuses du pasteur.


L'activisme philosémite des Eglises évangélistes est paradoxal. Elles militent pour le retour massif des juifs dans le Grand Israël, parce qu'il est la condition du retour de Jésus dans cette vallée de larmes et... de leur conversion au christianisme. La disparition du judaïsme transférerait l'élection divine aux chrétiens
. Ainsi, un certain pasteur Mooneyham a collecté 175000 dollars en cinq ans pour aider les juifs russes à retourner «chez eux», en Terre promise. Mais nombre d'intellectuels évangélistes s'insurgent contre un deal - amour et argent contre élection divine - mortifère pour le «peuple élu».

Alliées traditionnelles des démocrates, certaines grandes organisations juives, comme le très puissant American Jewish Committee, condamnent la compromission des sionistes conservateurs avec les évangélistes. Pour Léon Wieseltier, rédacteur en chef de New Republic, antisémitisme et philosémitisme sont les deux faces jumelles d'une même obsession: la centralité des juifs dans l'histoire de l'humanité. En revanche, des rabbins trouvent au philosémitisme une vertu curative: il contribuerait à guérir les juifs d'une «vision lacrymale» de leur histoire dans laquelle la persécution serait la norme et la tolérance l'exception...

LES ARCHIVES DE MARIANNE

N° 458 Semaine du 28 janvier 2006 au 03 février 2006 - Auteur : Mergui Raphaël