12.03.2008

FINANCEMENT COLONIES EN CIS-JORDANIE I

Union des Patrons et Professionnels Juifs de France


Benjamin Netanyahu :

« Les évangéliques sont nos meilleurs amis »

Etgar Lefkovits

 

07/04/08

 

The Jerusalem Post

 

 

Original anglais : "Bibi: Christian Zionists our top friends".


Traduction française : Menahem Macina


Israël n’a pas de meilleurs amis au monde que les Sionistes chrétiens, a affirmé, dimanche, le chef de la formation d’opposition du Likoud, Benjamin Netanyahu.

« C’est une amitié qui vient du cœur, une amitié basée sur des racines communes, et une amitié qui a une civilisation en commun »,

a déclaré Netanyahu, lors d’une conférence d’évangéliques américains à Jérusalem.

L’événement, organisé par l’Union des Chrétiens pour Israël, de San Antonio (Texas), a attiré un millier de partisans d’Israël, menés par le Pasteur évangélique conservateur, John Hagee, qui a été un fidèle soutien d’Israël durant les dernière décennies.

Hagee a annoncé dimanche des dons d’un montant de six millions de dollars pour plusieurs causes israéliennes, et déclaré qu’Israël doit conserver le contrôle de l’intégralité de Jérusalem. Selon lui :

« Abandonner aux Palestiniens une partie de Jérusalem ou sa totalité reviendrait à l’abandonner aux Taliban »

Parmi les 16 causes auxquelles Hagee apporte le soutien des contributions annoncées, il y a le Magen David Adom [Croix-Rouge israélienne] et un centre de conférences de l’implantation d’Ariel, en Cisjordanie.

Hagee a fédéré les supporters chrétiens d’Israël sous la bannière d’une seule organisation, surnommée l’AIPAC [1] chrétienne, qui se concentre uniquement sur le soutien à Israël et ne le fait pas pour convertir des Juifs au christianisme.

Les remarques de Netanayahu interviennent quelques jours à peine après que le rabbin Eric Yoffie, responsable américain du Mouvement Juif Réformé américain, qui penche à gauche, ait déclaré qu’Israël ne devait pas traiter avec des Sionistes chrétiens comme Hagee, qualifié par lui d’ « extrémiste », lequel rejette tout compromis territorial avec les Palestiniens et tient des propos hostiles aux catholiques [2].

Hagee a démenti avec véhémence être anti-catholique et a affirmé que ses propos avaient été déformés et étaient basés sur des affirmations « entièrement fausses ». Le député Benny Elon (du parti pour l’Union Nationale Religieuse), président du groupe des "Alliés chrétiens", à la Knesset, fer de lance des relations d’Israël avec le monde chrétien évangélique et dont l’influence ne cesse de croître, a qualifié de « honteux » les propos à caractère politique de Yoffie, et a décrit Hagee comme un « visionnaire courageux » et un « éminent dirigeant spirituel ».

« Vous êtes l’homme qu’il faut, au bon endroit et au bon moment »,

a dit Elon, vendredi, à l’occasion du lancement du livre de Hagee, In defense of Israel [A la Défense d’Israël], qui vient d’être traduit en hébreu. 

Le Grand Rabbin d’Efrat, Shlomo Riskin, a parlé des liens florissants entre Israël et le monde évangélique chrétien comme étant

« l’une des choses les plus importantes, après quelque 2000 ans de persécution hostile et de pogroms ».

Et d’affirmer :

« Ce qu’il nous faut comprendre, c’est que le christianisme de la persécution et de l’intolérance, et de la haine des Juifs, n’est pas le christianisme du Pasteur Hagee ni de la majorité des évangéliques d’aujourd’hui »

Il a appelé le rapprochement entre chrétiens et juifs « l’un des miracles » du XXe siècle.
 

 
Etgar Lefkovits UPJF

© The Jerusalem Post avec AP

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 Guysen International News

Chrétiens et Sionistes

 Par Laurent Levy pour Guysen Israël News

 Lundi 5 mars 2007 à 15:57

Aux États-Unis, les églises protestantes qui appartiennent au mouvement évangélique comptent plus de 50 millions de fidèles. L'interprétation de la Bible qui a cours dans un grand nombre de ces églises conduit leurs adeptes à honorer le peuple juif et l'État d’Israël.

 

 

Comme le rappelle le politologue Frédéric Encel, longtemps avant l’émergence de ce courant, des chrétiens européens (et dans une moindre mesure nord-américains), catholiques, anglicans ou protestants, avaient déjà soutenu par leurs discours et écrits le sionisme politique puis la création de l’État juif moderne : "Ces encouragements ne demeurèrent pas seulement discursifs ou théoriques ; ainsi en Palestine mandataire britannique, au cours des années 1930-1940, des chrétiens se battirent, en tant que tels et les armes à la main, aux côtés des combattants sionistes." (in ENCEL Frédéric, "Le sionisme chrétien : paroles de romantiques, épées de combattants, influence d’évangélistes", in Hérodote, n°119, 2005, vol. 4).

La relation forte qui existe entre l’Eglise évangélique et l’Etat d’Israël remonte donc avant la création de l’Etat juif en 1948. Pour les Evangélistes du monde entier, le retour des Juifs sur leur terre semblait réaliser une prophétie d'Ezéchiel, qui avait annoncé dans l'Ancien Testament le retour des Juifs après un exode de 2000 ans. La reprise de la ville sainte de Jérusalem par les Israéliens, lors de la Guerre des Six Jours de 1967, remplissait une autre condition.

D’après la doctrine des Evangélistes, plusieurs autres événements doivent encore se réaliser pour que la prophétie s’accomplisse. Et c’est la victoire du Bien contre le Mal, et donc l’accomplissement de la paix, qui permettrait selon les Evangélistes le retour du Messie sur Terre.

Ed McAteer, évangéliste baptiste bien connu, a créé la Table ronde religieuse, une coalition qui devait jouer un grand rôle dans l'élection de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis. Personnage politique influent, Ed McAteer est aujourd’hui retraité à Memphis, mais il poursuit inlassablement son travail d'entremetteur entre Juifs et chrétiens. Opposé fermement à la "Feuille de route", il déclarait notamment : "Chaque grain de sable sur ce petit bout de territoire entre la mer Méditerranée, la Mer morte et le Jourdain, appartient aux Juifs. Dieu le leur a donné. Il n'appartient pas aux États-Unis, ni aux Palestiniens. Il n'appartient à personne, sauf au peuple juif…"

Les Evangélistes soutiennent aussi Israël sur le plan économique et financier. Le rabbin Yechiel Eckstein dirige une des principales agences de collecte de fonds pour Israël auprès des évangélistes américains. Yechiel Eckstein, fondateur de l’"International Fellowship of Christians and Jews", avait recruté Ralph Reed, ancien président de la Coalition chrétienne, pour encourager 250 000 Chrétiens qui ont ainsi envoyé à Israël plus de 60 millions de dollars. De même, l’organisation "Christians for Israel" a financé l’immigration de 65 000 juifs, afin de réaliser, au dire de son président, le révérend James Hutchens, "l’appel de Dieu qui consiste à aider le peuple juif à revenir et restaurer la terre d’Israël." (Jeffery L. Sheler "Evangelicals Support Israel, but Some Jews Are Skeptical", in U.S. News and world Report, 12 août 2002.)

Les dons des Evangélistes servent à lutter contre la pauvreté, à acheter des autobus scolaires blindés, - contre les terroristes - ou encore à aider des Juifs de Russie ou d'Ukraine à immigrer en Israël. Les collectivités locales et de nombreuses associations bénéficient des aides des Evangélistes.

Le soutien des Evangélistes à Israël fait pourtant couler beaucoup d’encre. Certaines voix s’élèvent même en Israël contre les dons qui viennent principalement des Etats-Unis, pour condamner une sorte d’ingérence politique, comme le fit l’écrivain pacifiste israélien Uri Avnery qui confond volontiers influence politique et solidarité, et qui reproche à l’administration de George Bush, malgré la "Feuille de route", de ne pas aider Israël dans le chemin de la paix avec ses voisins. Selon une vision partagée par quelques journalistes, les Evangélistes exerceraient même une pression pour radicaliser les conflits au Moyen Orient…

La générosité des Evangélistes est donc souvent mal perçue ou mal comprise. Les débats et polémiques ne font pas œuvre utile, contrairement aux dons qui aident concrètement des personnes en grande difficulté, depuis le début de la deuxième Intifada notamment. Israël n’a jamais compté autant de pauvres et de personnes en détresse matérielle et psychologique. Le regain d’un terrorisme dévastateur, qu’il s’agisse d’attentas ou de missiles "Qassam" lancés sur Israël depuis la bande de Gaza ou de "Katuysha" lancés depuis le Liban jusqu’à l’été 2006, ne met pas seulement la vie de trop nombreux Israéliens en danger : le terrorisme ruine certaines régions sur le plan économique. Le terrorisme ne fait pas que tuer et mettre la vie des Israéliens en danger, il appauvrit aussi !

Et les missions de solidarité des Evangélistes ne peuvent qu’être appréciées à l’heure où le monde occidental fait abstraction d’immenses difficultés rencontrées par le gouvernement israélien à répondre aux conséquences économiques et sociales de la guerre et de la terreur.


Oui, les Evangélistes donnent à Israël et compte tenu des difficultés que nous rencontrons, les multiples gestes de solidarité sont appréciables ; certains les considèrent même comme indispensables. Pour montrer l’utilité de cette solidarité bienvenue, sans doute faudrait-il distinguer la part de ces dons sur le total des dons faits à Israël et produire la liste des organismes et collectivités locales effectivement subventionnées par les Evangélistes.

La Thora nous enseigne qu’il faut mettre à l’honneur celui qui donne...

 

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News: Israël CHRETIENS -

Les Evangéliques américains veulent

le retour des Juifs iraniens en Israël.

Par D.A. IsraelValley
Rubrique: Religion
Publié le 23 octobre 2007 à 11:06

D’après Ynet news les chrétiens Evangéliques aux USA ont tenté ces derniers mois de convaincre des douzaines de Juifs iraniens de retourner en Israël en offrant une somme d’argent pour les y aider arguant que la minuscule communauté juive d’Iran est menacée.

« The International Fellowship of Christians and Jews », une organisation de charité qui investit des millions de dollars de donations envers Israël de la part des Evangéliques chaque année, promet 10 000 dollars à chaque Juif iranien désireux de quitter l’Iran pour Israël, a déclaré le directeur de cette association, Rabbi Yechiel Eckstein. Eckstein a, pour expliquer cette décision, signalé les propos du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur l’élimination d’ Israël, ainsi que le programme nucléaire de l’Iran, même si par ailleurs la constitution du pays protège la communauté juive iranienne.

Rappelons que certains Israéliens, entre autres, considèrent les Evangéliques comme un groupe religieux extrémiste et leur reprochent de vouloir, au final, convertir les Juifs au christianisme. Les Evangéliques quant à eux rejettent ces accusations

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John Mearsheimer et Stephen Walt Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine (Éditions La Découverte).

 

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine porte sur un sujet profondément tabou aux Etats-Unis, celui de l'influence des groupes de pression israéliens sur la politique étrangère américaine au Proche-Orient et dans les pays arabes. Il est l'oeuvre de deux éminents universitaires américains: John J. Mearsheimer, professeur éminents universitaires américains: John J. Mearsheimer, professeur émérite de Sciences Politiques à l'université de Chicago (auteur entre autres de The Tragedy of Great Power Politics) et Stephen M. Walt, directeur des études et professeur émérite de Relations internationales à la Kennedy School of Government d'Harvard (auteur lui de Taming American Power: The Global Response to US Primacy).

Les deux politologues démontrent dans ce livre précis et bien documenté qu'Israël a été le pays au monde qui a le plus bénéficié de l'aide économique, militaire et diplomatique américaine depuis la seconde guerre mondiale.

L'État hébreu a systématiquement et largement été favorisé, soutenu et défendu par l'Oncle Sam, même sur des questions sensibles comme par exemple le développement illégal de l'arme nucléaire, la colonisation des territoires palestiniens ou la violation des Droits de l'Homme.

 Lobby Sioniste aux Etats UnisVIDEO Lobby Sioniste aux Etats Unis

De fait, depuis 1972, les États-Unis ont mis leur veto à 42 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU critiquant la politique israélienne, y compris lorsqu'il s'agissait de crimes contre l'humanité ou de crimes de guerre, sans compter les nombreuses autres résolutions affaiblies afin d'éviter la mise en accusation d'Israël, qui de toutes façons multiplie les infractions au Droit international sans être jamais inquiété. Et chaque année, Israël,pays industriel pourtant désormais aussi riche que l'Espagne,continue de recevoir à lui seul plus d'un cinquième de l'aide économique étrangère des États-Unis (soit environ 500 dollars par an et par Israélien), à laquelle il faut ajouter une très importante fourniture d'armes et d'assistance militaire, le Pentagone et Tsahal collaborant étroitement.


Plus radicalement, les auteurs affirment entre autres que George W. Bush est entré en guerre contre l'Irak de Saddam Hussein à la demande d'Ariel Sharon et de ses affidés au Pentagone tels Paul Wolfowitz, même si ce n'est pas l'unique facteur, et qu'Al-Qaeda est à l'origine une émanation conjointe des services secrets israélo-américains.

De même pour les conflits comme la récente guerre au Liban ou les menaces de guerre nucléaire avec l'Iran qui, sous couvert de lutte contre le terrorisme islamique, sont les résultats de la désastreuse politique commune entre israéliens et américains. Enfin les deux chercheurs n'hésitent pas à dénoncer pour leur partialité en faveur d'Israël les grands médias américains, qu'ils soient journaux ou télévisions de tous bords politiques.

Adoptant un point de vue résolument réaliste, Stephen Walt et John Mearsheimer estiment que l'Etat juif est plus un fardeau qu'un atout stratégique pour les Etats-Unis car la protection zélée de Washington, qui va jusqu'à compromettre la sécurité de l'ensemble des pays occidentaux, est extrêmement dangereuse, politiquement contre-productive, et stratégiquement néfaste tout autant à l'intérêt national américain qu'à celui d'Israël et à la paix dans le monde.(Entre parenthèses, il serait intéressant de connaître sur ce sujet l'avis du très atlantiste et très pro-israélienNicolas Sarkozy, nouveau "caniche" européen de George W. Bush, et de son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, qui viennent tout juste d'aligner sans aucun complexe la politique étrangère de la France précisément sur celle de l'administration Bush.)

Le soutien indéfectible et irraisonné des États-Unis à Israël ne peut s'expliquer ni par des intérêts stratégiques communs ni par des impératifs moraux, estiment les deux auteurs. Arguments, chiffres et documents incontestables à l'appui, ils démontrent clairement qu'un puissant lobby pro-israélien -- représenté notamment par l'America Israel Public Affairs Committee (AIPAC, 100.000 membres actifs), quelques autres organisations juives de droite et d'influents cercles de réflexion comme entre autres la Brooking Institution -- exerce une influence considérable dans tous les secteurs, de l'administration aux médias en passant par l'université, et travaille activement à l'orientation de la politique étrangère américaine.

 

Israël a pu avoir un poids stratégique pendant la guerre froide, mais il est devenu un handicap grandissant maintenant que celle-ci est terminée", écrivent-ils, ajoutant que "Le soutien inconditionnel à Israël a renforcé l'antiaméricanisme dans le monde, a contribué à alimenter le problème de terrorisme pour les États-Unis, et a affaibli les liens avec des alliés en Europe, au Proche-Orient et en Asie". En conclusion, ils prônent un changement radical de politique envers Israël.

La thèse de Stephen Walt et John Mearsheimer ne présente guère d'éléments nouveaux pour les observateurs de la politique étrangère américaine, la réalité des chiffres et des actes étant difficile à nier. Elle n'a cependant pas échappé à une violente vague de réactions hostiles et de commentaires haineux dans les médias, sans parler des "punitions" (Stephen Walt a par exemple été "démissionné" de son poste de doyen). La polémique tient sans doute au fait qu'il ne s'agit pas d'un simple pamphlet anti-israélien mais d'un très sérieux essai politique rédigé par des intellectuels américains réputés et de plus responsables d'études sur ces questions dans des universités prestigieuses.

L'article à l'origine du livre, prévu initialement pour être publié par la revue américaine Atlantic Monthly qui l'avait commandé en 2002, a été refusé par toutes les revues américaines lorsqu'elles ont pris connaissance du propos. Il a pu être publié quelques jours en mars 2006 sur le site web de la Fac de Droit d'Harvard mais a été précipitamment retiré sous la pression des donateurs et sponsors de l'université. C'est la London Review of Books, vénérable revue littéraire et intellectuelle britannique lue par l'intelligentsia libérale éclairée, qui a finalement eu le courage de publier l'article en version abrégée au printemps 2006, provoquant un énorme tollé.

Pas un éditorialiste américain, du Los Angeles Times au Washington Post en passant par le New York Times ou The New Republic, sans parler du virulent Daniel Pipes qui diffuse dans tous les médias néo-conservateurs sa propagande sioniste, qui n'ait pris position, le plus souvent pour condamner l'essai de façon méprisante et accuser les deux auteurs d'antisémitisme quant ce n'est pas de pure et simple démence. Certains ont été jusqu'à parler d'un nouveau Protocole des sages de Sion, en référence au célèbre faux antisémite. La plupart des commentaires de la presse ne portaient généralement pas sur les questions soulevées par l'article mais sur les "intentions" de Stephen Walt et John Mearsheimer.

Globalement, le ton de la presse a été celui donné par Eliot Cohen dans le Washington Post: "Si, par antisémitisme, on entend des croyances hostiles irrationnelles et obsessionnelles sur les Juifs; si on les accuse de manque de loyauté, de subversion et de trahison, d'avoir des pouvoirs occultes et de participer à des tractations secrètes pour manipuler les institutions et les autorités gouvernementales; si quelqu'un liste systématiquement tout ce qu'il y a d'injuste, de laid et de faux chez les Juifs pris individuellement ou collectivement et en même temps exclut systématiquement toute information à leur décharge, alors oui, cet article est antisémite".

Le mois dernier encore, alors qu'ils devaient parler devant le Chicago Global Affairs Council, la réunion avec Walt et Mearsheimer a été annulée au dernier moment pour "protéger l'institution".

Certains critiques courageux comme David Remnick dans The New Yorker ont toutefois jugé qu'il n'y avait pas lieu de crier à l'anti-sémitisme et qu'un débat sur le sujet était nécessaire, même s'il est très improbable qu'un tel débat ait lieu pendant l'actuelle campagne pour l'élection présidentielle américaine.

En brisant le tabou sur l'alliance israélo-américaine, les deux intellectuels ont pris le risque de voir briser leur carrière et leur réputation par les groupes de pression qu'ils dénoncent. Ils déplorent l'impossibilité de débattre des relations israélo-américaines, un aspect pourtant central des relations extérieures de la première puissance mondiale, sans se voir systématiquement affublé d'une casquette d'antisémite ou de juif renégat.

"Nous ne développons pas une position extrémiste. Notre livre ne met pas en question le droit d'Israël à exister et ne dépeint pas les groupes pro-israéliens comme faisant partie d'une espèce de conspiration contrôlant la politique étrangère des Etats-Unis. Au contraire, il décrit ces groupes et ces individus -- des juifs et des non-juifs -- comme un groupe d'intérêt dont les activités ne sont pas très différentes du lobby des armes, du lobby agricole ou d'autres lobbies ethniques", se défendent-ils.

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine de John Mearsheimer et Stephen Walt es publié simultanément par les éditions Farrar Strauss & Giroux (États-Unis), Campus (Allemagne), Kodansha (Japon), Atlas (Hollande), Penguin (Royaume-Uni), Mondadori (Italie) et La Découverte (France).

Auteur : La République des Lettres, mardi 04 septembre 2007
URL : http://www.republique-des-lettres.fr/10050-mearsheimer-wa...
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GRAND REPORTAGE RADIO CANADA "ZONE LIBRE" 

 Le Lobby Pro Israelien Aux USA 1 3 [Grands Reportages]  VIDEO Le Lobby Pro Israelien Aux USA 1                                                                             

Le Lobby Pro Israelien Aux USA 2 3 [Grands Reportages] VIDEO Le Lobby Pro Israelien Aux USA 2

 

Le Lobby Pro Israelien Aux USA 3 3 [Grands Reportages]VIDEOLe Lobby Pro Israelien Aux USA 3 3 [Grands Reportages]

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11.03.2008

FINANCEMENT COLONIES EN CIS-JORDANIE II

Union des Patrons et Professionnels Juifs de France

upjf.org/actualiees

La députée attaque la foi évangélique et cherche à se débarrasser des implantations, A. Soued

 

18 février 2008.

 

www.chez.com/soued pour www.nuitdorient.com

 

 

Membre travailliste de la Knesset (Chambre des députés israéliens), ex-candidate à la présidence d'Israël, à qui le parti Avoda a préféré Shimon Peres, Mme Colette Avital s'insurge de ce que l'Agence Juive ait nommé Rabbi Eckstein à son Conseil d'administration, du fait de ses prouesses de "fund-raiser" auprès des évangéliques américains. Elle n'a aucun reproche à faire au rabbin Eckstein, elle n'a rien contre le "fund-raising", elle n'a rien contre les évangéliques américains.

 

Mais alors quoi ? Voilà, mes amis, les deux raisons invoquées:

 

1. Les chrétiens évangéliques croient à la Parousie, "seconde venue du Christ" sur terre.

2. Ils disent que Jésus ne reviendra que lorsque le peuple d'Israël sera installé sur toute la terre sainte d'Israël, et, en conséquence, pour hâter sa venue, ils s'opposent à toute concession territoriale de la part d'Israël.

 

Ainsi selon la foi évangélique, le Christ reviendra quand tous les Juifs seront installés sur toute la terre d'Israël. Ils se convertiront alors au christianisme.


Bien que sachant que la grande majorité des Evangéliques n'en croient pas un mot, ou pensent qu'il s'agit d'une utopie, Colette Avital s'attaque à celle-ci, non pas en tant qu'eschatologie, mais parce qu'elle empêche le retour d'Israël aux frontières de 1949. En effet, par leurs dons, leur tourisme en Israël et leur activisme politique, les évangéliques barrent la route que Colette Avital envisage de faire suivre aux Israéliens, une véritable déroute, comme on le verra ci-dessous.

 

Membre de son Conseil d'Administration, Rabbi Yehiel Eckstein vient d'être nommé 26ème membre du Conseil Exécutif de l'Agence Juive. Il collecte des fonds auprès des évangéliques à diverses fins, dont l'aide aux Juifs indigents d'Israël et de l'ex-Urss, soit près de 85 millions de dollars par an, dont il rétrocède 10% à l'Agence Juive. Il faut savoir que le budget annuel de l'Agence Juive (140 millions de dollars) se rétrécit, les diverses communautés de la diaspora constatant elles-mêmes la diminution, pour des raisons diverses, des dons reçus. Or, Yehiel Eckstein s'est engagé à augmenter la rétrocession à l'Agence Juive des dons recueillis auprès des évangélistes, soit 45 millions de dollars sur 3 ans, qui serviront essentiellement à aider à favoriser la montée vers Israël (alyah), qui coûte de plus en plus cher.

 

Des groupes israéliens de gauche s'opposent à ce financement évangélique indirect, surtout s'il sert en partie à installer de nouveaux immigrants à l'est de la Ligne Verte (ligne des frontières de 1949). Colette Avital est un membre actif du mouvement anti-implantations, qui cherche à faire évacuer tous les Israéliens qui se trouvent à l'Est de la Ligne Verte, mouvement qui s'est constitué en ONG appelée "Un seul foyer". Cette organisation a pour but d'inciter à l'évacuation des implantations par tous les moyens disponibles. Un projet de loi de 17 pages a été déposé à la Knesset, qui prévoit que chaque foyer qui se déplacera à l'ouest de la Ligne Verte recevra, à titre de compensation, 200 000 dollars, les industries et les commerces n'étant pas concernés. Une enquête aurait établi que

10 000 familles seraient prêtes à déménager.

 

Il faut savoir que, selon ce projet, les compensations seraient versées immédiatement, sans attendre un quelconque accord avec les Palestiniens. Ce qui enlève au Gouvernement israélien tout levier de négociation…

 

Est-on dans l'absurdité ou dans la perversité ?

 

Il faut savoir aussi que la sécurité actuelle relative de la Cisjordanie est due aux actions de Tsahal exclusivement. Imaginez un instant que Tsahal ne puisse plus y intervenir et vous verrez ce territoire se transformer en un chaos dix fois plus dangereux que Gaza, et surtout plus proche des centres vitaux israéliens.

 

D'autre part, toute décision relative à la Cisjordanie est une décision qui concerne le très long terme, et les considérations dites "démographiques" sont toujours hasardeuses quand on envisage le siècle ou même le demi-siècle. Personne ne peut faire des extrapolations sérieuses sur un tel espace de temps. Par conséquent, il faut être extrêmement prudent quant aux arguments démographiques, qui sont souvent à l'origine de mauvaises décisions.

 

La Judée-Samarie est un territoire vide comparé à Gaza. Nous pensons que toute solution concernant ce territoire, impliquant des compensations financières, doit concerner les deux parties au conflit. Car pourquoi n’accorderait-on pas des compensations aux Palestiniens pour qu'ils rejoignent leurs frères en Jordanie ou ailleurs ? Pourquoi ne pas rechercher une solution du type cantonal avec la Jordanie, les cantons palestiniens seraient administrés par la Jordanie et les cantons israéliens par Israël, la souveraineté restant entre les mains de l'Etat qui peut assurer la sécurité, soit Israël?

 

 

© Albert Soued

 

[Texte aimablement signalé par Charles Dalger.]

Mis en ligne le 18 février 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

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Les évangéliques à l’assaut du monde

Café Géopolitique a été réalisé en collaboration avec la revue Hérodote. Alain Gascon et Sébastien Fath ont participé au numéro, « Les évangéliques à l’assaut du monde », paru en décembre 2005.

Dans la salle, une question porte alors sur la traduction concrète du soutien des évangéliques américain à l’Etat d’Israël.

Sébastien Fath nous apprend que la communauté évangélique américaine envoie par exemple des subventions en Israël et finance parfois même directement les colonies. Au plan interne, ce soutien s’exprime par le biais du lobbying politique ; il existe ainsi une liste comprenant le nom de chaque sénateur américain et leurs positions vis-à-vis de l’Etat d’Israël. Les évangéliques soutiennent également Israël de manière indirecte par leur intérêt touristique, ils sont en effet de gros consommateurs de voyages. Mais il est important de rappeler que les Israéliens sont plutôt gênés de l’intérêt que leurs portent les évangéliques Américains à cause de l’idée de la conversion du peuple juif au christianisme. D’autre part, les Israéliens ont besoin de ces devises obtenues grâce à l’activité touristique ; la relation des Israéliens aux évangéliques Américains se révèle donc assez ambiguë.

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Une nouvelle intervention demande des précisions à propos des actions dures imputables à des évangéliques.

Sébastien Fath nous précise que dans la théologie évangélique ne figure nulle part l’idée du recours à la force pour convertir les gens. Cependant, certains groupes peuvent y recourir de manière ponctuelle et provoquer des débordements. S’il n’existe pas de théorie de la force sacrée chez les évangéliques, on trouve néanmoins une forme de violence sous les traits d’un populisme évangélique qui cherche à proposer des réponses simples et dénigre l’establishment. La mobilisation de certains groupes de croyants par des responsables religieux populistes est une donnée tout à fait possible.

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Selon M. Gascon, les belly conversions - conversions obtenues en échange d’une offre alimentaire - doivent également être prises en compte dans la problématique de l’expression de la force. L’achat des consciences n’est-il pas une certaine forme de violence ?

cafe-geo.net

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 Voltairenet.org

Réseau de presse non-alignée

 

Depuis des années, le Congrès a constamment accordé des financements exceptionnels à Israël, le petit doigt sur la couture du pantalon, alors même que l’argent manquait pour financer des programmes d’action essentiels, sur le plan intérieur. Ce fut notamment le cas en 2002, année où le Sénat, après avoir rejeté un projet de loi qui aurait accordé 150 millions de dollars aux écoles du centre de New York ayant souffert des attentats du 11 septembre 2001, ajouta immédiatement 200 millions de dollars de financement à Israël, au titre de la Loi sur la Sécurité intérieure : on aurait dit que c’était Israël qui avait été pris pour cible, le jour des attentats, et non pas New York, ni Washington…

La même chose s’était produite en 1991, six villes états-uniennes sur dix étant en déficit et plusieurs États n’étant plus en mesure d’assurer les salaires de leurs fonctionnaires. En mars de cette année-là, passant outre les objections de l’administration Bush, la Chambre des Représentants vota (par 397 voix contre 24) l’octroi à Israël de 650 millions de dollars cash, dans le cadre de la loi de financement d’urgence de la guerre du Golfe. Bush avait menacé publiquement d’opposer son veto. Mais il avait reculé, s’étant rendu compte qu’il n’obtiendrait pas la majorité requise…

En septembre 1991, une fois la guerre terminée, l’Administration Bush fit vivre à l’AIPAC sa plus grande angoissse       depuis sa bataille contre le président Ford. Au beau milieu des efforts visant à assembler le casting de ce qui allait devenir la «  conférence de paix  » de Madrid, au grand dam du Premier ministre israélien Yitzhak Shamir, Israël fit une énorme surprise au président états-unien : une demande inopinée de 10 milliards de dollars, en prêt garanti par le gouvernement états-unien, sur une période de cinq ans…                                                                                                                    

Jeffrey Blankfort
Journaliste juif états-unien, co-fondateur du Labor Committee of the Middle East. Ancien directeur du Middle East Labor Bulletin.
Les articles de cet auteur

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AIPAC: News, Policy, Analysis for the Middle East and U.S.-Israel Relations.

COMMENT LES DOLLARS U.S. SONT COLLECTES :

 Chrétiens Unis pour IsraëlVIDEO Pastor John HAgee

Un chef de file : le pasteur JOHN HAGEE TELEVANGELISME ET    
FANATISME APOCALYPTIQUE                                                              

Chrétiens Unis pour Israël

En janvier 2006 paraît un ouvrage à sensations :  Jerusalem Countdown : A Warning to the World... the Last Opportunity for Peace (Le compte à         rebours de Jérusalem : une alerte pour le monde… la dernière occasion pour la paix). Il devient immédiatement et pour trois mois, le principal best-selle 
l’Iran est dirigé par des fanatiques qui veulent rayer Israël de la carte en lançant une bombe atomique sur Jérusalem. Après l’invasion d’Israël par les musulmans et les Russes, une seconde guerre pour le contrôle d’Israël opposera les États-Unis d’un côté à la Chine et l’Union européenne de l’autre. C’est là que surgira l’ Antechrist sous la forme du président de l’Union européenne. Enfin une terrible guerre atomique concluera ce cycle. La bataille décisive qui mettra en scène plus de 70 nations se tiendra à Meggido (Armaggedon). Alors le Christ radieux pourra revenir sur terre récompenser ceux qui ont cru en lui. Heureusement Tsahal et le Pentagone peuvent faire pencher la balance du bon côté en intervenant préventivement, y compris en utilisant de nouvelles bombes nucléaires tactiques. Il faut donc livrer la guerre sans attendre.
L’auteur de ce best-seller militaro-religieux est le pasteur et businessman texan John Hagee, la nouvelle star du christianisme sioniste.

John Hagee est le pasteur de l'église de Cornerstone (Pierre angulaire) à San Antonio au Texas, où il a 18.000 disciples. Il jouit également d'un ministère global à la télévision et a vendu une masse de livres prophétiques au cours des années passées. John Hagee est peut-être la figure sioniste chrétienne la plus puissante et la plus influente en Amérique. Il est le fondateur et Président des chrétiens unis pour Israel (CUFI). Leur but va delà du soutient à Israël, mais vise à mettre en application également une approche radicale aux problèmes Israelo-Arabes au Moyen-Orient. Hagee a une longue histoire faite de prévisions étranges au sujet des évènements du monde qui sont presque toujours erronés. L'évangéliste John Hagee veut la guerre avec l'Iran, et il la veut maintenant !

Le pasteur John Hagee dipose de moyens de communication exceptionnels. Il produit deux fois par un jour un talk-show diffusé par l’un des trois grands réseaux télévangéliques au monde, Trinity Broadcast Network (TBN). Ce programme, accessible par satellite dans le monde entier est reçu par 92 millions de foyers aux États-Unis.

Le pasteur Hagee se fit remarquer dans son message lors de la conférence de l'AIPAC 2007, devant plusieurs membres du gouvernement Bush, des futurs prétendants à l'élection présidentielle américaine, ainsi que plus de la moitié du Sénat et un tiers du Congrès.

 

Pastor John Hagee - Christians for Israel (A.I.P.A.C. 2007)

"Israël n'est pas seul", a commencé le pasteur texan John Hagee. "Nous sommes des millions d'évangéliques qui considérons qu'Israël est la prunelle de l'oeil de Dieu. Le géant endormi du Sionisme chrétien vient de se réveiller !" Et de continuer, révélateur pour l'avenir immédiat du Moyen-Orient: "Ahmadinejad est le nouvel Hitler. Nous devons faire cesser la menace nucléaire iranienne et garantir la sécurité d'Israël."

Et la relève de John Hagee est prête. Son fils, Matthew, chante en hébreu, prêche dans l’église de son père depuis l’âge de 18 ans, et aime passionnément israël.

 Bill Donohue, président de la Ligue catholique, critique aujourd’hui John McCain, lui reprochant d’avoir accepté le soutien du
télévangéliste texan John Hagee, qui a déjà qualifié l’Église catholique de «grande putain» et d’«antéchrist» 180.000 âmes.

“‘The Great Whore,’ an ‘apostate church,’ the ‘anti-Christ,’ and a ‘false cult system.’”

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LE POIDS DE L'A.I.P.A.C.

AUX ETATS-UNIS


Il est difficile de surestimer l’influence politique de l’American Israeli Public Affairs Committee, ou AIPAC. Organisé dans chaque Etat américain, disposant d’un budget qui a quadruplé en six ans (1989), assisté par ses cinquante-cinq mille adhérents(un nombre qui a quintuplé depuis 1981), il est devenu ce que le New York Times appelle un "modèle pour les autres lobbies", le "lobby le plus efficace", une "force majeure dans la politique américaine au Proche-Orient" .
A l’échelon du pays, les quelques dizaines de milliers de personnes qui participent aux diverses associations coordonnées par l’AIPAC ne représentent pas grand-chose. Mais sur le plan de l’organisation, la petite communauté qui milite en faveur d’Israël est exemplaire. Engagée, généreuse de son temps, de ses pressions et de son argent, elle fait souvent la différence.

Les juifs américains n’approuvent pas tous l’inconditionnalité pro-israélienne de l’AIPAC ou sa tendance à soutenir les thèses du Likoud sur chacun des sujets qui suscite un débat en Israël. Mais le fait demeure : l’AIPAC est perçu comme le porte-parole des juifs américains au Congrès parce qu’il est infiniment mieux organisé que n’importe quelle autre organisation de leur communauté. Et, dans la mesure même où ce qu’il est maintenant convenu d’appeler" le lobby" tout court est efficace, les positions des responsables israéliens les plus intransigeants reçoivent un écho apprécié dans l’une des capitales mondiales dont les vues comptent. Leslie Gelb, éditorialiste au New York Times, a récemment observé : "Shamir et ses alliés peuvent résister à n’importe quelle pression de l’administration Bush. Ils savent que le Congrès refusera, quoi qu ’il arrive, d’envisager une réduction de l’aide américaine à Israël."

En novembre 1978, Nahum Goldmann, président du Congrès juif mondial, alla jusqu’à demander au président Carter de briser le "lobby juif" qu’il assimila à "une force de destruction", à "un obstacle à la paix au Proche-Orient"                     

Onze ans plus tard, le "lobby" est plus fort que jamais. S’il a essuyé une défaite en décembre dernier avec l’ouverture du dialogue entre Washington et l’OLP, il a néanmoins réussi à faire bloquer toute vente d’armes aux pays arabes. Il a également garanti la progression d’une aide américaine à Israël qui dépasse aujourd’hui 3 milliards de dollars par an.

Le New York Times estime que "le lobby" peut compter sur un minimum de quarante à quarante-cinq sénateurs et sur deux cents des quatre cent trente-cinq représentants. Les pays arabes, qui plus d’une fois ont vu leurs requêtes rejetées par le Congrès en dépit du soutien de la Maison Blanche, n’ont pas manqué de noter le fait. Le roi Hussein de Jordanie déclarait en 1984 : "Les Etats-Unis ne peuvent se mouvoir qu’à l’intérieur des limites concédées par l’AIPAC et par Israël." Ces limites sont fort étroites. L’un des rares membres du Congrès à qui il soit arrivé de critiquer   l’influence de l’AIPAC (même s’il a en définitive -toujours voté en faveur des mesures réclamées par Israël) a observé qu’un élu du Parlement israélien était plus libre de critiquer la politique israélienne qu’un membre du Congrès

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Il y a une explication, et elle est simple. Dans un monde politique où la réélection est l’obsession constante, aucun législateur n’a jamais été battu pour cause d’inconditionnalité pro-israélienne. Bien au contraire. En dehors même des Etats où l’électorat juif est appréciable (New-York, New-Jersey, Illinois, Californie, Floride), un candidat a tout à perdre à ne pas soutenir Israël.

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Dans ce domaine, le lobby pro-israélien a prouvé sa subtilité politique. Alors que l’organisation est très largement financée par les juifs américains dont les sensibilités politiques se situent majoritairement sur la gauche du parti démocrate, l’AIPAC a soutenu un certain nombre de sénateurs républicains conservateurs dès lors que ceux-ci avaient défendu les positions de Jérusalem. Plusieurs candidats démocrates, à la fois juifs, pro-israéliens et progressistes ont ainsi été informés que, compte tenu des votes du républicain sortant sur la question du Proche- Orient, aucun soutien ne leur serait apporté s’ils décidaient de se présenter contre lui 

 Récompenser ses amis et punir ses adversaires, le principe n’est guère discutable. Le problème, c’est que, les adversaires n’existant guère, l’AIPAC a franchi le pas en menant campagne contre des élus dont le seul tort était d’avoir critiqué si peu que ce soit les politiques du gouvernement de Jérusalem. En 1982, M. Paul Findley, élu républicain d’une circonscription rurale de l’Illinois, perdait son siège à l’issue d’une carrière de vingt-deux ans à la Chambre des représentants. Le lobby pro-israélien joua un rôle-clé dans cette affaire en versant plus de 100 000 dollars au concurrent démocrate pourtant totalement inconnu. M. Findley avait eu le tort de rencontrer M. Yasser Arafat et de préconiser ce que le Wall Street Journal appela une "politique plus équilibrée au Proche-Orient". Dès lors, même ses amis républicains l’abandonnèrent dans sa campagne de réélection, à l’exception, toutefois - et c’est une exception de taille, - du vice-président de l’époque : M. George Bush

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L’influence du lobby pro-israélien sur le Congrès est d’autant plus appréciable que les législateurs ont le pouvoir de s’opposer à toute fourniture d’armes à un pays étranger. Ils ont aussi la responsabilité de déterminer le montant dé l’aide extérieure.

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Concernant le Proche-Orient, la seule chose que le Congrès sache faire c’est d’augmenter l’aide à Israël." M. Lee Hamilton, auteur de cette remarque, sait à quoi s’en tenir : il siège à la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants et, comme presque tous ses collègues, vote cette aide sans discuter. Aujourd’hui, plus de 3 milliards de dollars par an sont alloués à Israël, sous forme de dons, à titre d’aide économique et militaire. Ce qui représente près du quart de l’aide américaine à l’étranger et correspond à 700 dollars par Israélien et par an (l’Afrique, à l’exception de l’Egypte, reçoit 2 dollars par personne et par an). L’économie israélienne dépend très largement de cette aide qui couvre le prix de presque toutes les importations du pays et lui permet de continuer à vivre avec le beurre, les canons et les magnétoscopes.

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Bien que des journalistes américains très favorables à Jérusalem aient dénoncé la situation d’une économie qui, parce qu’elle utilise l’aide américaine comme le substitut d’une politique de rigueur, se trouve "au bord de la faillite et de la vassalité", cette aide continue d’être votée par le Congrès, souvent sans le moindre débat.

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Dominante au Congrès, l’influence du lobby pro-israélien s’exerce aussi sur la Maison Blanche. Juste après avoir été élu président des Etats-Unis avec le soutien de 68 % des voix juives, M. James Carter annonça : "Je préférerais commettre un suicide politique plutôt que de faire du tort à Israël."

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Mais l’opinion publique et les médias évoluent. Un sondage Gallup de décembre 1988 a révélé à la fois que les Américains avaient plus de "sympathie" pour Israël (48 %) que pour les Palestiniens (24 %) et qu’ils approuvaient de manière très nette (70 %) l’ouverture d’un dialogue entre les Etats-Unis et l’OLP. Les images des fusillades de Cisjordanie et les commentaires de plus en plus sévères qui les accompagnent ont assurément joué un rôle. Les journalistes ne reculent plus devant la crainte des centaines d’appels et de télégrammes indignés - les uns et les autres souvent soigneusement orchestrés - que provoque le moindre reportage critique à l’égard d’Israël. Et l’opinion suit.
 
En fin de compte, c’est sans doute l’attitude des citoyens juifs qui sera décisive. Elle déterminera à la fois le type d’influence exercé par l’AIPAC et l’ampleur de la marge de manoeuvre du gouvernement israélien lorsqu’il choisit d’ignorer les conseils de modération de la Maison Blanche.
Longtemps, les juifs américains ont représenté la deuxième ligne de défense de l’Etat hébreu, juste après l’armée israélienne. Longtemps, les gouvernements successifs israéliens ont utilisé les ressources financières et l’influence politique de la communauté juive américaine comme un bouclier - ou une force de dissuasion - contre les critiques du département d’Etat. L’intention de M. Itzhak Shamir est de continuer, mais certains juifs américains, de plus en plus nombreux, commencent à renâcler. L’ouverture d’un dialogue entre les Etats-Unis et l’OLP est très loin d’avoir provoqué le torrent de critiques sur lequel comptait le gouvernement de Jérusalem : aucune organisation juive importante n’a protesté officiellement et le Congrès est resté étrangement calme.
 
Dans l’ensemble, le succès de l’
AIPAC reste toutefois considérable. Il prouve la supériorité d’un mouvement sans doute minoritaire mais bien organisé sur un sentiment peut-être majoritaire mais encore diffus. Après tout, le lobby pro-israélien n’a jamais été aussi puissant qu’au moment où les citoyens américains se sont mis à douter de la justesse de sa cause. 

                                                                                 

Serge Halimi Août 1989

LE MONDE DIPLOMATIQUE
http://www.monde-diplomatique.fr/1989/08/

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05.03.2008

"JESUS CAMP" ENDOCTRINEMENT DES ENFANTS

Réalisé par Heidi Ewing, Rachel Grady

Avec Becky Fischer, Mike Papantonio

Film américain. Genre : Documentaire Durée : 1h 25min. Année de production : 2006

Distribué par Haut et Court

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Synopsis

Les familles que vous verrez dans le film représentent une force électorale influente qui fait de plus en plus entendre sa voix dans la vie culturelle et politique américaine.
Elles préparent non seulement le retour de Jésus, mais elles s'apprêtent également à "reprendre le pouvoir en Amérique au nom du Christ", entraînant avec elles leurs enfants.
Des enfants qui attendent de recevoir la parole divine, et s'agitent, en transes, comme possédés, quand l'Esprit-Saint parle en eux ; des mômes qui maudissent Harry Potter - parce qu'un héros sorcier est une chose sacrilège ; des gamins qui vénèrent le leader de leur pays, et embrassent son effigie en carton.

 

 

"Jesus Camp", c'est le titre d'un documentaire sur un camp d'été ultraprotestant, qui forme des enfants à devenir des soldats du Christ. Et ça fait peur.

C'est une femme, le Pasteur Becky Fischer, qui dirige le programme "Kids on fire summer camps“. Elle a accepté de laisser filmer ses activités, "pour atteindre et sauver d'autres personnes". Heidi Ewing et Rachel Grady, les deux réalisatrices voulaient montrer à quel point la foi et la politique sont entrelacées en Amérique.

Les enfants, tous âgés d'une dizaine d'années, se voient offrir un lavage de cerveau fondamentaliste. On les voit prier une photo de George W. Bush ou pleurer pour que l'avortement soit interdit. Un des enfants ne va pas à l'école et est éduqué par sa mère à la maison, laquelle affirme que "la science ne prouve rien". Tous les enfants du camp veulent devenir missionnaires.

Becky Fischer, qui a l'air totalement fanatique, assume et compare même son camp à ceux des extrêmistes islamiques: "Sur 6 milliards de personnes, ll y a un tiers d'enfants de moins de quinze ans. C'est là dessus que l'on doit se concentrer. Nos ennemis le font déjà. Je veux voir nos jeunes aussi engagés dans la cause de Jésus que les jeunes musulmans le sont pour l'Islam. Je veux qu'ils soient prêts à donner leur vie pour l'Evangile, parce que nous détenons la vérité."

On peut se faire une idée avec le trailer du film, assez éloquent. Ca commence par une femme qui dit: “Il y a deux catégories dans le monde: ceux qui aiment Jésus et ceux qui ne l'aiment pas" Il se termine par un plan sur Fischer criant aux gosses: “C'est la guerre ! Est-ce que vous voulez en être ?" Le film sort le 6 octobre aux Etats-Unis.

 
 
 
 
Jesus Camp, dirigé par Heidi Ewing et Rachel Grady (The Boys of Baraka), suit Levi, Rachael, Tory et un certain nombre d’autres enfants en bas âge dans les colonies de vacances “Kids on Fire” (les gamins en feu) du pasteur Becky Fischer, au lac Devil, Dakota du Nord, où ces enfants, parfois âgés de 6 ans seulement, apprennent à devenir des soldats chrétiens consacrés dans l’armée de Dieu.

 SITE OFFICIEL : http://www.jesuscampthemovie.com/

Le film suit ces enfants dans le camp pendant qu’ils rectifient leurs cadeaux prophétiques et sont enseignés de la façon de ramener l’Amérique au Christ. Le film est un premier regard sur un camp d’entrainement intense, qui recrute des enfants chrétiens “born-again” pour les faire devenir une part active du futur politique de l’Amérique.

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Des enfants qui attendent de recevoir la parole divine, et s'agitent, en transes, comme possédés, quand l'esprit-saint parle en eux; des mômes qui maudissent Harry Potter - parce qu'un héros sorcier est une chose sacrilège; des gamins qui vénèrent le leader de leur pays, et embrassent son effigie en carton... Non, on n'est pas dans une madrassa au Pakistan, mais dans un "summer camp" du Nord Dakota, aux Etats-Unis.

Il s'agit d'un documentaire saisissant, Jesus camp, réalisé par deux cinéastes, Heidi Ewing et Rachel Grady, qui ont suivi l'éducatrice prosélyte d'une église évangéliste américaine, Becky Fisher, dans son travail d'embrigadement quotidien (dans un bled du Missouri) et estival (dans le "camp de Jésus" en question). Pas de commentaire ; les images, terrifiantes, de décervelage parlent d'elles-mêmes : c'est l' équipe d'éducateurs chassant le démon des ordinateurs, micros et autres équipements qui serviront durant le stage d'été; c'est une petite fille de 9 ans qui écoute du hard-rock chrétien et cherche un métier où elle pourra convaincre les gens d'épouser la voie du seigneur; etc.

Intelligemment, le seul contrepoint du film - qui d'une certaine manière nous laisse la liberté de juger ce qu'on voit à l'écran - vient d'un avocat célèbre aux Etats-Unis, Mike Papantonio, qui attaque l'obscurantisme, en constante progression dans son pays, dans une émission de radio : il est lui-même chrétien, mais ne retrouve aucune des valeurs de sa foi dans ce lavage de cerveau généralisé. Les chiffres qu'il donne sont saisissants : un quart de la population américaine serait désormais composée de "reborn christians", ces croyants que le seigneur a visités - là plupart du temps avant l'âge de 13 ans - et qui ont fait de leur foi un mode de vie. Un certain nombre d'entre eux refusent d'envoyer leurs enfants dans les écoles, publiques ou privées, et leur prodiguent eux-mêmes un enseignement où le créationnisme - cete réfutation du darwinsime - est en bonne place. "Les enfants ! Une génération clé pour notre pays, dit sans honte Becky Fisher. C'est entre sept et neuf ans qu'ils sont le plus réceptifs à notre enseignement."

Mike Papantonio n'a pas tort en parlant d'une armée (du Christ) en train de livrer une "guerre culturelle"... 80% des Evangélistes ont soutenu Bush, et le président de l'Association des Eglises Evangélistes, Ted Haggard - interviewé dans le film - s'entretient tous les lundis avec le président et son entourage. Parents et enfants du Jesus Camp forment ainsi une escouade de militants dociles. Par exemple "Pro-life", comme on dit aux Eats-Unis, c'est-à-dire contre l'avortement. Pendant le tournage de ce documentaire, toute la comumnuauté évangéliste attend que soit confirmée la nomination à la Cour suprême - sur proposition de Bush - du juge Samuel Alito, connu pour ses positions anti-avortement. On prie, on pleure, on manifeste  : les charmants bambins deviennent des fous de Dieu, militants fanatiques et décervelés...

 

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Aux Etas Unis, même si cela a été imaginé au départ par des parents qui souhaitaient "déscolariser" leurs enfants,  environ 80% des enfants suivent un programme ultra-religieux.

J'ai eu la chance de travailler avec l'un des spécialistes du phénomène homeschooling. 
C'est ainsi que j'ai appris qu'il avait été complètement récupéré par les parents intégristes qui trouvaient les écoles chrétiennes trop "libérales" (liberté de pensée) et pas assez centrées sur une vision du monde "biblique". 
En outre, cela permet d'occuper les femmes qui dans ces familles sont censées rester au foyer. 

Aux E.U., même si cela a été imaginé au départ par des parents qui souhaitaient "déscolariser" leurs enfants,  environ 80% des enfants suivent un programme ultra-religieux. (*) 
Il existe toutes sortes de magazines pour les parents, que l'on trouve dans les bibliothèques municipales où les enfants homeschooled (religieux ou pas) passent beaucoup de temps.
 Honnêtement j'ai essayé d'en lire mais j'ai eu la nausée au bout de 10mn. 
Les enfants ont généralement un très bon niveau scolaire, puisque leur formation est personnalisée et fondée sur l'accès à l'écrit.

Evidemment d'un point de vue esprit critique, qu'on soit "homeschooled" ou élève d'une école intégriste, on est loin du compte. 
Mais les enfants intégristes peuvent continuer leurs études dans des universités intégristes suivies d'études de droit ou de commerce elles aussi intégristes, comme cela ils n'ont jamais à se remettre en question. 
Et question formation de l'esprit critique, beaucoup de cours de l'école américaine publique sont loin du compte aussi.... (les enseignants sont embauchés par la ville, donc ils ne peuvent pas faire de vagues au cas où une opinion déplairait à quelqu'un dans la classe.)

Il existe en gros trois formes de homeschooling:
. protestation contre la "décadence humaniste" de la société = intégristes chrétiens
. protestation contre le consummérisme de la société américaine = profs, bobos, intellos
. protestation contre le niveau de l'école locale et refus/impossibilité d'inscrire dans une école privée = un peu des deux groupes ci-dessus

A savoir : il n'y a pas de 'dérogation' possible.
On va dans l'école de son quartier, point, sauf dans les très grandes villes qui ont des écoles spécialisées avec tests d'admission. Donc si l'école ne "convient" pas, les parents n'ont le choix qu'entre une école privée (le 'sous contrat' n'existe pas, donc ça coûte au moins 1000 dollars par mois) et le homeschooling
Vous trouvez qu'une école primaire avec 900 enfants, c'est trop grand ? 
Tant pis pour vous. 
Vous pensez que votre enfant devrait avoir droit à des récréations? 
Désolé, l'école n'en propose pas. 
Vous accepteriez de mettre votre enfant dans une école où les chatiments corporels (coups de bâton) sont utilisés - cas fréquent dans la moitié du pays ? 
Si non, voila, vous êtes des parents "homeschoolers".

Il y a aussi un petit groupe de parents "homeschoolers" parce que leurs enfants ont des besoins particuliers :
Quoique les écoles américaines aient l'obligation légale de donner à chaque enfant ce dont il a besoin, qu'il soit autiste, aveugle, atteint du syndrome de Down, ou "présentant des problèmes graves de comportement", certaines écoles n'ont pas le budget, notamment pour le personnel. 
(Honnêtement, les écoles font de gros gros efforts pour intégrer tous les enfants; de ce côté-là c'est assez triste en France.) 
Sans compter les élèves qui ont été renvoyés parce qu'ils avaient apporté des armes à feu à l'école donc sont "homeschooled" de force; ils n'ont droit qu'à une heure par jour (voire par semaine) avec un tuteur mais sont obligés d'être chez eux aux heures scolaires.

Les écoles américaines peuvent être très dures pour les enfants non-conformistes, donc le "homeschooling" est aussi une solution pour eux: enfants de familles athées, adolescents homosexuels ou considérés comme tels, enfants qui s'intégrent mal et se font maltraiter... 
Le homeschooling devient alors un recours, une protection de la part de parents qui ne savent pas quoi faire pour protéger leur enfant.

Il y a même des parents qui décident de "homeschool" leurs enfants parce que l'instit a repéré des bleus suspects... (Ben oui, dans la Bible on dit "qui aime bien châtie bien" et l'instit. attaque leurs convictions religieuses !)

Tout un système a été mis en place pour que ce soit vraiment une forme d'école parallèle. 
On a la crainte que les enfants deviennent asociaux, ne puissent s'entendre avec les autres: pour que les enfants ne soient pas coupés des autres ils font plein d'activités, souvent organisées par les églises, qui aux USA sont comme des MJC françaises (avec terrains de jeux, piscine, grandes salles pour les cours de caté); ils passent beaucoup de temps dans les bibliothèques, et les districts scolaires n'ont pas le droit d'exclure les enfants "homeschooled" des programmes extrascolaires donc de 15h00 à 17h30, ils peuvent faire du sport ou participer à des clubs avec les enfants de l'école publique. 
Donc ces enfants ont droit à un programme scolaire particulier, comme du temps des précepteurs, avec des activités à côté. 
Certains enfants sont très épanouis parce qu'ils gèrent leur temps et "perdent" moins de temps dans des activités stupides (équivalent du coloriage - comme le programme scolaire est pensé pour l'enfant "moyen", la moitié des enfants "tuent le temps" en classe puisqu'ils sont plus rapides.)

Dans les familles intégristes, l'on apprend la Bible par coeur verset par verset, on fait des maths en comptant les talents ou les âmes sauvées par de courageux missionnaires, on fait des expériences "scientifiques" pour "prouver" que la prière aide la guérison du rhume, et où la littérature est confinée aux auteurs chrétiens (pour ne pas se voir reprocher le racisme, on s'assure qu'il y a des chrétiens de toutes les couleurs et des auteurs classiques de différents pays. 
Par exemple, on va lire Chateaubriand ou Boileau mais pas Voltaire, mais on a fait un auteur français.) 

A savoir que dans le Sud, la période dite de "l'intégration" (illégalité de la ségrégation dans les années 1970) a vu fleurir des écoles chrétiennes intégristes où comme par hasard tous les élèves étaient blancs. 
"Hélas", comme la diversité des publics est obligatoire et toute pratique disciriminatoire mènerait à la fermeture de l'école, les "petits blancs" ont vu leurs écoles "envahies" par les "singes" et en ont retiré leurs povreu petits. 
D'où le homeschooling chrétien du Sud, pas joli-joli dans les motivations.

Dans le Nord-Est et dans les villes universitaires, il s'agit parfois de parents qui refusent les diktats de la loi Bush "no child left behind" ("Aucun enfant sur le carreau"). Celle-ci impose des QCM à outrance à tous les enfants du CE1 à la 5e scolarisés dans le public. Si l'école n'améliore pas ses résultats et ne fait pas en sorte que les enfants de familles défavorisées s'améliorent en proportion des autres, l'école est fermée et les enseignants renvoyés. Le résultat c'est qu'on a carrément supprimé les récrés dans 40% des écoles primaires et presque tous les collèges pour les remplacer par des entrainements quotidiens aux QCM. 
 

H.G.
(enseignante aux USA)

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RESUME 

La polémique est déjà là. Faut-il juger d’un mouvement général à partir d’un micro-exemple, comme cette école dirigée par le pasteur Fischer, au fin fond du Dakota du Nord ? Evidemment non.

Sauf qu’il y a une image plus que dérangeante : celle de gamins priant devant un poster du président Bush. La collusion entre religion et politique, entretenue à dessein par l’équipe gouvernante en place à la Maison Blanche, mène à ces dérives inadmissibles


Pasteur Fisher :
“Je veux les voir établir leurs vies pour l’Evangile aussi radicalement qu’ils le font au Pakistan, en Israel et en Palestine, et dans tous ces différents endroits.”

Le garçon :
“Vous savez beaucoup de personnes meurent pour Dieu et tout ça, et n’ont pas même peur…”

La petite fille : “Nous essayons d’être des combattants, seulement d’une façon plus marrante.”

Le risque ?
Une vision radicalisée des faits de société, notamment pour ce qui touche à l’avortement, à l’enseignement de la science ou encore au mariage gay, dès le plus jeune âge.

Une maman : “Il y a deux types de personnes dans le monde, celles qui aiment Jésus et celles qui ne l’aiment pas.”

Un gamin :
“Je sens vraiment que nous sommes la génération clé pour le retour de Jésus.”

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 Jesus Camp II (suite)

Le camp d’été religieux, objet du documentaire Jesus Camp, va être fermé pour plusieurs années. Information du Seattle Times.

La faute en revient à Ted Haggard.

Prêcheur évangéliste de son état, il apparait le temps d’une scène dans le documentaire.

On le voit en plein sermon, dans une haineuse charge anti-gay :

“La Bible est le mot de Dieu…. C’est écrit dans la Bible. Nous n’avons pas besoin d’une assemblée générale pour décider ce que nous devons croire… à propos des activités homosexuelles.”


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VIDEO Ted Haggard Bashing Gays - from JESUS CAMP the Movie ON DVD

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Seulement voilà, comme dit la pub, “life comes at you fast”.
Même le plus féroce des prêcheurs ne peut être un modèle de vertu sur Terre. Ted Haggard paie maintenant très cher pour apprendre cette vérité, que le bon sens commun lui aurait appris, sans avoir à s’appuyer sur un quelconque ouvrage écrit il y a bien longtemps.

Voilà, Tedd avait depuis 3 ans des rendez-vous privés avec un masseur personnel, Mike Jones. Et avec lequel, hé hé, il était engagé dans des rapports homosexuels. Tout en prenant de la méthamphétamine. Well done.

Evidemment, notre cher pasteur a d’abord nié farouchement, expliquant être fidèle à sa femme. Avant de tout avouer et de reconnaitre ses penchants homosexuels :

“The fact is I am guilty of sexual immorality. And I take responsibility for the entire problem. I am a deceiver and a liar. There’s a part of my life that is so repulsive and dark that I have been warring against it for all of my adult life,” he said.


“Je suis coupable d’immoralité sexuelle. Il y a une partie de ma vie qui est tellement répulsive et noire que j’ai dû me battre contre elle toute ma vie d’adulte.”
Enfin, il a sa façon toute personnelle d’avouer. Accepter son homosexualité pour vivre en harmonie avec lui-même, semble être au-dessus de ses forces, vraisemblablement.

Tout le mérite de ces révélations revient à Mike Jones, qui a déclaré se sentir en colère face à quelqu’un qui prêche contre le mariage gay et qui a, en coulisses, des relations homosexuelles.

Le brave pasteur ajoutait dans l’extrait, s’adressant à la caméra :

“je sais ce que tu as fait hier soir. Si tu m’envoies 1000 dollars je ne le dirai pas à ta femme.”

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Jesus Camp III (suite) Retour en grâce

Ted Haggard est guéri.

Le pasteur moralisateur sort enfin de l’enfer du doute après une cure spirituelle et l’affirme haut et fort : il est “complètement hétérosexuel.” De quoi rassurer tout le petit monde bien-pensant :

DENVER - One of four ministers who oversaw three weeks of intensive counseling for the Rev. Ted Haggard said the disgraced minister emerged convinced that he is “completely heterosexual.”

Haggard also said his sexual contact with men was limited to the former male prostitute who came forward with sexual allegations, the Rev. Tim Ralph of Larkspur told The Denver Post for a story in Tuesday’s edition.

“He is completely heterosexual,” Ralph said. “That is something he discovered. It was the acting-out situations where things took place. It wasn’t a constant thing.”


Rappelez-vous.

Ted Haggard est devenu célèbre pour avoir dénoncé l’homosexualité dans une scène choc du documentaire “Jesus Camp“, pour ensuite admettre ressentir lui-même des pulsions sexuelles “immorales” sous la pression des révélations de son “masseur personnel”, quelques semaines plus tard.

Le voilà donc guéri. Il envisage même de reprendre ses études et de passer un master en psychologie, avec sa femme.

Et comme charité chrétienne commence par soi-même, les membres de sa congrégation de Colorado Springs se sont déclarés fiers et heureux de son retour. Huh, huh. Pas vraiment en fait.

Il lui ont surtout conseillé de partir, de quitter la ville, tout simplement :

Another oversight board member, the Rev. Mike Ware of Westminster, said the group recommended the move out of town and the Haggards agreed.

“This is a good place for Ted,” Ware said. “It’s hard to heal in Colorado Springs right now. It’s like an open wound. He needs to get somewhere he can get the wound healed.”

It was also the oversight board that strongly urged Haggard to go into secular work.



Et par une bien étrange coïncidence, HBO a diffusé dernièrement un documentaire, Friends of God, dans lequel Ted Haggard fait une apparition remarquée , un an avant les faits que nous connaissons aujourd’hui.

Il y explique comment la vie sexuelle des chrétiens évangéliques est particulièrement intense (mesdames, orgasme garanti à tous les coups, au rythme d’un par jour minimum !) 
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VIDEO Friends of God -- Ted Haggard and Sex

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 L’exploitation politique des enfants de familles évangéliques

Le documentaire "Jesus Camp" s'interroge sur les méthodes d'éducation auxquelles sont soumis de jeunes Américains, au nom de Jésus

Jesus Camp, de Heidi Ewing et Rachel Grady
Documentaire américain, 1 h 25

Terrifiant et inquiétant. Ce sont les mots qui viennent à l’esprit après avoir vu ce documentaire filmé dans quelques familles évangéliques américaines du Kansas.
Des familles où les enfants, dès 4-5 ans, sont endoctrinés intellectuellement et manipulés émotionnellement afin de préparer le retour du Jésus et « reprendre le pouvoir en Amérique au nom du Christ ».

Le documentaire montre successivement une mère enseigner le créationnisme à son fils Levi (bon nombre d’évangéliques retirent leurs enfants de l’école pour prendre eux-mêmes en charge leur éducation) ; ou Rachel intimer l’ordre à sa boule de bowling « au nom de Jésus » de renverser le plus grand nombre de quilles ; ou encore des scènes d’hystérie collective, lors d’un camp biblique dans le Dakota du Nord, avec des enfants qui pleurent et hurlent leur refus de l’avortement, leur haine de Satan, et leur désir de voir des juges vertueux à la Cour suprême…

80 millions d’Américains évangéliques
« Ces enfants sont la génération clé pour que Jésus revienne », estime Becky Fischer, pasteur pour enfants depuis une quinzaine d’années, convaincue qu’ils manifestent la puissance de Dieu et constituent un « réservoir encore inexploité de futurs ministres de l’Évangile ».

Le film est intelligemment ponctué par les apparitions de Mike Papantonio, animateur d’une radio chrétienne et avocat, qui tente avec pertinence de rappeler le véritable message évangélique – le Sermon sur la montagne, le non-jugement, la compassion… –et de démontrer, avant qu’il ne soit trop tard, la dangerosité de ces 80 millions (25 %) d’Américains évangéliques dont l’influence politique n’a cessé de croître depuis l’élection de George W. Bush.

La scène où les enfants sont invités à bénir une silhouette grandeur nature d’un George Bush en carton est édifiante… À quoi ressembleront les États-Unis quand la génération des Levi et Rachel sera devenue adulte ?
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2300612&a...


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JESUS-CAMP N'EST PAS UN CAS ISOLE !

 

D'autres enfants precheurs :

 

VIDEO Child Evangelist
 
VIDEO A Child Evangelist Marjoe.

VIDEOYoung Preacher - Don't Kill Your Child
 
 

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