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19/10/2017

TERRORISME ET PRISON

TERRORISME ET PRISON
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VAL-DE-MARNE : UN DRONE SURVOLE LA PRISON DE FRESNES DONT LE QUARTIER DES DÉTENUS ISLAMISTES
31 OCTOBRE 2017 LE PARISIEN /
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Dans la nuit de lundi à mardi, un drone a survolé pendant 45 minutes trois quartiers de la prison de FRESNES (VAL-DE-MARNE) dont ceux des détenus islamistes.
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Le drone est resté en vol stationnaire au-dessus des quartiers «évaluation de la radicalisation», «terrorisme islamiste», et «isolements». Mais il a aussi fait des allers-retours. Un drone a été repéré dans la nuit de lundi à mardi à la PRISON DE FRESNES. L’appareil n’a pu être intercepté et personne n’a été interpellé.
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Il est 1 h 25 quand un surveillant détecte depuis son mirador un drone volant à près de 100 m d’altitude. Il parvient à le distinguer car des lumières blanches sont visibles à chacune des extrémités de l’appareil. La police est aussitôt appelée. La brigade anti-criminalité de L’HAŸ-LES-ROSES se rend aussitôt sur place. Les policiers repèrent à leur tour l’engin. Mais à 2 h 10, le drone disparaît.
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LA VIE EN PRISON : DROGUE ET TÉLÉPHONE PORTABLE
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18 OCTOBRE 2017
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GÉRARD COLLOMB VEUT EXPULSER LES CLANDESTINS QUI COMMETTENT DES DÉLITS ... DE LA POUDRE AUX YEUX !!
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ATTENTAT DÉJOUÉ À LA PRISON DE FRESNES : LES DÉTENUS VOULAIENT PASSER À L'ACTE À LEUR SORTIE
10 OCTOBRE 2017 BFMTV /
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Deux hommes de 22 et 28 ans, détenus à la PRISON DE FRESNES, pour des délits de droit commun, ont été mis en examen en fin de semaine dernière pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste».
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Les contours de leur projet restent encore flous mais DEUX DÉTENUS DE LA PRISON DE FRESNES, CONSIDÉRÉS COMME RADICALISÉS, ÉTAIENT BIEN DÉTERMINÉS À PASSER À L'ACTE À LEUR SORTIE. Une sortie de prison qui devait intervenir dans les tous prochains jours, dès mardi pour l'un d'eux. Connus pour être proches de la mouvance islamiste, les deux hommes ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Ils ont été placés en détention provisoire, repoussant ainsi leur sortie de prison.
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QUI SONT LES DEUX SUSPECTS
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Les deux hommes soupçonnés d'avoir fomenter un attentat sont un Français de 22 ans et un Camerounais de 28 ans. Ils étaient incarcérés à la PRISON DE FRESNES, en RÉGION PARISIENNE, pour des délits de droit commun. L'un avait été condamné pour une tentative de meurtre, le second pour braquage. Lors de sa garde à vue, le ressortissant camerounais, qui a par ailleurs salué «ses frères tueurs du BATACLAN», a reconnu projeter un attentat.
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Les deux suspects s'étaient radicalisés en prison. Le détenu camerounais était considéré comme l'un des leaders de la mouvance islamiste à FRESNES et avait été placé à l'isolement il y a quelques temps dans L'UNITÉ DÉDIÉE DITE DE DÉRADICALISATION qui était expérimentée à FRESNES. Après six mois d'expérimentation, ce dispositif va être abandonné par le gouvernement.
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QUELLES ÉTAIENT LES CIBLES DE CET ATTENTAT DÉJOUÉ
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Si les deux suspects comptaient passer à l'acte rapidement après leur sortie de prison, leur projet n'était pas réellement abouti. Différentes cibles, à l'extérieur de l'établissement, étaient envisagées. Il semblerait que les deux hommes voulaient s'attaquer aux forces de l'ordre. Parmi les hypothèses évoquées par les suspects : des surveillants pénitentiaires, des policiers, une prise d'otage ou encore un mitraillage.
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Ce projet d'attentat se voulait de grande ampleur. Les deux hommes avaient pour ambition de recruter d'autres membres dans d'autres établissements pénitentiaires.
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«Ces deux islamistes radicaux voulaient monter un groupe de combattants avec la volonté de monter en puissance par le biais de diverses actions, à l'extérieur de la prison, ciblant entre autres des policiers et des surveillants de prison», a indiqué une source proche de l'enquête.
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COMMENT ONT-ILS ÉTÉ REPÉRÉS ?
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Les deux hommes faisaient l'objet d'une surveillance discrète de la DIRECTION GÉNÉRALE DE LA SÉCURITÉ INTÉRIEURE (DGSI) après la découverte dans une cellule de documents appelant au JIHAD. Des écoutes ont alors été mises en place sur le téléphone que possédait le détenu. Les investigations ont permis d'établir que le détenu était en contact avec un personne située en zone irako-syrienne.
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«Nous faisons un effort tout à fait considérable sur le renseignement pénitentiaire avec là encore création d'emplois, sur le travail avec les surveillants parce que se sont eux les premiers agents de la lutte contre la radicalisation», détaille NICOLE BELLOUBET, LA MINISTRE DE LA JUSTICE, sur EUROPE 1.
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LA PRISON, UN FOYER DE RADICALISATION
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Les syndicats de surveillants pénitentiaires réclament aujourd'hui des établissements spécialisés accueillant uniquement des détenus radicalisés. Car depuis quelques années, et notamment les attentats de CHARLIE HEBDO en janvier 2015, le nombre de dossiers de personne radicalisée en prison a été multiplié par 7. Actuellement, on compte 1.200 détenus radicalisés sur les 69.126 que comptent les prisons françaises.
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Désormais les unités dédiées, sensées éviter le prosélytisme religieux, ont été remplacées par des QUARTIERS D'ÉVALUATIONS DE LA RADICALISATION (QER). Pendant plusieurs mois, la dangerosité des détenus est évaluée par les services pénitentiaires, par des psychologues. Actuellement, trois prisons sont dotées d'un QER : FLEURY-MÉROGIS, OSNY et FRESNES.
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«PRESQUE TOUS LES DÉTENUS ONT UN TÉLÉPHONE MAINTENANT» WILLIAM COZIC (FO-PÉNITENTIAIRE)
17 OCTOBRE 2017 BREIZ /
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Le 11 octobre, en présence des ERIS qui sont l’équivalent du GIGN dans la pénitentiaire, 8 cellules de la maison d’arrêt de NANTES ont été inspectées. Pour 16 détenus, 15 portables ont été retrouvés ainsi que de la résine de cannabis, des clés USB, une centaine d’euros etc…Que des produits évidemment interdits en détention.
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Ces découvertes ont suscité l’indignation de FO-PÉNITENTIAIRE qui s’est élevé une fois de plus contre le manque de moyens dans les prisons d’«éradiquer la prolifération des téléphones portables» et l’isolation des surveillants face à l’insécurité grandissante : «alors que nos politiques jouent les vierges effarouchées quand ils apprennent que l’on peut préparer des attentats depuis sa cellule (sans parler des commerciaux qui continuent de faire prospérer leur commerce ou de menacer leurs victimes), ils feraient mieux de se poser les bonnes questions et d’avoir un peu de courage».
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En 2014 déjà, NOTRE ENQUÊTE SUR LES PRISONS BRETONNES démontrait une aggravation de la situation interne après la suppression des fouilles intégrales systématiques au retour des parloirs en 2009 ; tout et n’importe quoi entre dans les prisons, où les DÉCOUVERTES STUPÉFIANTES se multiplient tant aux PARLOIRS que dans les CELLULES. Les saisies de portables ont explosé, passant de 27.520 en 2014 sur l’ensemble de la FRANCE à 33.521 en 2016.
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Sans oublier ceux qui ont des ordinateurs – autorisés et donc privés d’INTERNET – mais qui branchent dessus des clés 3G ou 4G entrées clandestinement. En 2015, un détenu corse d’une prison francilienne ESTIMAIT QUE 70 À 80% DE SES CODÉTENUS AVAIENT DES PORTABLES, ET UN QUART D’ENTRE EUX INTERNET.
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NOUS AVONS INTERVIEWÉ WILLIAM COZIC, DÉLÉGUÉ FO-PÉNITENTIAIRE POUR LES PRISONS DE NANTES.
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BREIZH INFO : Bonjour WILLIAM COZIc, les services de la Pénitentiaire ont encore fait des découvertes stupéfiantes. Et éloquentes. Quelle est votre réaction ?
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WILLIAM COZIC : Ça devient normal. Mais c’est surtout lamentable.
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BREIZH INFO : 16 détenus, 15 téléphones, qu’est-ce que ça vous inspire ?
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WILLIAM COZIC : En gros presque tous les détenus ont un téléphone maintenant. On ne peut plus s’étonner qu’ils puissent préparer des attentats, ou que les mesures de contrôle judiciaire et de séparation des prévenus – pour éviter qu’ils ne s’arrangent sur leur défense – ne soient plus opérantes.
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BREIZH INFO : Dans le monde politique, des voix s’élèvent pour autoriser les téléphones portable aux détenus, au motif qu’on ne peut leur interdire décemment de n’avoir aucun contact au quotidien avec leur famille ou leurs proches notamment.
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WILLIAM COZIC : Ce sont des foutaises, il y en a très peu qui appellent papa ou maman ou leur petite copine. Ce sont des arguments à faire gober à l’opinion, mais ça ne correspond pas à la réalité. Les téléphones leur servent essentiellement pour leurs trafics, ou pour faire pression sur leurs victimes. Ou pour faire des vidéos, aller sur les réseaux sociaux etc. Si on autorise les téléphones, ils seront en mode bridé, sans INTERNET notamment. Ils continueront à en faire rentrer pour avoir toutes les fonctionnalités et pouvoir continuer leurs trafics.
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BREIZH INFO : Certains établissements ont été équipés de brouilleurs. Est-ce que ça fonctionne ?
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WILLIAM COZIC : Dans certaines zones il y en a, mais les prisons sont souvent situées près des villes, où il y a donc le meilleur réseau et l’accès à la technologie. Nous, on a des brouilleurs 2G ou 3G et eux sont déjà à la 4G, donc ils sont partiellement inopérants.
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BREIZH INFO : Les découvertes croissantes de stupéfiants peuvent étonner. Dans l’imaginaire collectif, la prison est un lieu d’encadrement strict où la loi s’applique dans toute sa rigueur. Comme nous l’écrivions en 2014, la réalité est que la prison ne fait peur qu’aux honnêtes gens…
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WILLIAM COZIC : A chaque fois qu’il y a des chiens aux parloirs on fait des découvertes exceptionnelles en effet. Et on a aussi, particulièrement depuis six mois, un gros problème de projections.
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BREIZH INFO : DES GENS AVAIENT ÉTÉ POURTANT ARRÊTÉS LE LUNDI DE LA PENTECÔTE pour avoir jeté des choses par-dessus les murs de la prison, notamment 91 grammes de drogue, 11 téléphones et un couteau qui avaient été récupérés dans le chemin de ronde ?
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WILLIAM COZIC : Ça continue. Cinq fois par semaine, au moins, on a des projections qui arrivent jusque dans les cours de promenade. Puis c’est remonté dans les cellules par les yoyos [fils avec lesquels les détenus passent denrées et marchandises diverses de cellule en cellule – refuser de le transmettre CATALOGUE D’EMBLÉE LE PRISONNIER PARMI LES «VICTIMES» À LYNCHER] et quand on fouille les détenus de retour de promenade, ça ne sert plus à rien, tout a disparu et a été planqué.
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BREIZH INFO : Et si vous les fouillez sur place, dans la cour ?
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WILLIAM COZIC : C’est un coup à avoir une émeute à coup sûr, donc on évite.
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BREIZH INFO : Vous avez aussi trouvé de l’argent. A quoi peut-il servir ?
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WILLIAM COZIC : A alimenter les trafics, acheter de la drogue, des téléphones. C’est plus cher que dehors, mais j’ignore les tarifs [un ex-détenu répond sur un forum de jeunes en 2016 : «téléphone facile a avoir 40€ le normal et a partir de 100€ le tel avec INTERNET mais ya souvent des fouilles donc tu prends des risques». Selon un trafiquant de la PRISON DE GASQUINOY, UN JOINT VAUT 6 €, UNE BOUTEILLE DE VIN 40 À 50€, UNE BOUTEILLE D’ALCOOL FORT VERS 150€]
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BREIZH INFO : Est-ce qu’il y a eu des agressions de surveillants récemment ?
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WILLIAM COZIC : Non, la situation générale est globalement calme, il n’y a pas eu d’agressions récemment. A l’EPM il y a 40 détenus, dont plusieurs dans des affaires criminelles mais c’est calme aussi.
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BREIZH INFO : Vous manque-t-il des postes en ce moment ?
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WILLIAM COZIC : Au niveau des surveillants, on est presque à l’effectif théorique, c’est bien. Même s’il faut en retrancher 20 ou 30 surveillants pour arriver à l’effectif disponible en pratique. En revanche pour l’encadrement il y a eu six départs en retraite qui n’ont pas été remplacés, ça fait autant de postes qui manquent.
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BREIZH INFO : Quelle est la réaction de votre direction ou des politiques à vos découvertes ?
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WILLIAM COZIC : Notre direction s’en fout et les politiques s’en tamponnent la nouille. Et nous, on est seuls sur le terrain.
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LES SURVEILLANTS PÉNITENTIAIRES ALERTENT : «LES PRISONS SONT DEVENUES DES FABRIQUES À DJIHADISTES»
10 OCTOBRE 2017 SUD RADIO /
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Quelques jours après qu'un attentat, fomenté depuis la PRISON DE FRESNES, a été déjoué, les surveillants pénitentiaires alertent sur le phénomène de radicalisation, omniprésent dans le système carcéral.
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Dans les récents attentats perpétrés sur le territoire français, la case prison fait souvent partie du parcours des assassins. L'exemple de l'attentat déjoué, qui avait été préparé depuis l'intérieur des murs de la PRISON DE FRESNES, pose une nouvelle fois la question de la radicalisation dans le système carcéral. Les surveillants pénitentiaires affirment que, désormais, dans les prisons, ce sont les prêcheurs islamistes qui tirent les ficelles et qui attirent les détenus dans leurs filets fanatiques.
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Selon eux, la conversion à l'ISLAM est quasiment imposée aux nouveaux détenus, qui acceptent bien souvent, «soit pour se protéger, soit parce qu'on va leur donner de la nourriture», explique ainsi EMMANUEL BAUDIN. «J'ai le souvenir de détenus qui, pour être tranquilles, jouaient le rôle, se laissaient pousser la barbe, faisaient le RAMADAN».
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Les politiques ont pensé qu'en donnant toujours davantage, on achèterait la paix sociale
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Surveillant pénitentiaire depuis 15 ans, il avoue n'avoir, aujourd'hui, plus aucune autorité sur les détenus : «Les obliger à se lever le matin, par exemple, à aller à l'école, à apprendre à lire et à écrire, à faire un travail. Aujourd'hui, un détenu, s'il ne veut pas se lever le matin, il ne se lève pas»
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Sans outil législatif supplémentaire, il ne peut pas les contraindre. Selon lui, tous les gouvernements qui se sont succédé ont détruit, petit à petit, le pouvoir des surveillants : «Les politiques ont pensé qu'en donnant toujours davantage, on achèterait la paix sociale. Simplement, aujourd'hui, on est face au mur et on voit bien que cette insécurité qui règne au sein de nos détentions sont un terreau propice pour la radicalisation d'un certain nombre qui, pour se protéger, vont se rapprocher de ces groupes qui prêchent un islam radical»
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Afin de restreindre cette contagion djihadiste, certains syndicats souhaitent que les détenus radicalisés soient placés à l'isolement. Pour YOHAN KARRAR, SURVEILLANT À FRESNES, un délinquant qui rentre pour simple vol a tous les risques de ressortir terroriste : «Il faut arrêter de se voiler la face, les prisons sont devenues des fabriques à djihadistes. On est arrivé à un point où la prison n'est pas du tout punitive. La prison n'est là que pour restreindre la liberté des gens, mais à côté de ça, cette personne a tous les droits d'un citoyen lambda : le droit de regarder la télé, le droit d'écrire, le droit de téléphoner...»
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ON SAISIT RÉGULIÈREMENT, DANS LES DÉTENTIONS, DES CLÉS USB AVEC DES SCÈNES DE DÉCAPITATION
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Les portables, bien qu'interdits, sont dans toutes les cellules et servent à répandre le cancer du DJIHAD. «Les détenus ont tous des téléphones 4G et suivent, sur YOUTUBE, les événements, les décapitations. On saisit régulièrement, dans les détentions, des clés USB avec des scènes de décapitation», reconnaît YOHAN KARAR.
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Pour EMMANUEL BAUDIN, le métier de surveillant pénitentiaire est «de plus en plus difficile, parce qu'il y a 15 ans, on les voyait se transformer physiquement. Aujourd'hui, ce n'est plus du tout le cas. Ils se fondent dans la masse, donc c'est davantage de travail de renseignement à faire»
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Ce renseignement pénitentiaire, créé en avril 2017, est encore en construction, mais c'est cette cellule spéciale qui a permis d'empêcher le projet d'attentat des deux prisonniers de FRESNES. En revanche, d'après EMMANUEL BAUDIN, SURVEILLANT PÉNITENTIAIRE ET SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SNP-FO, la lutte contre la radicalisation est inutile pour certains détenus : «Je prends l'exemple de celui qui a fait sauter le métro SAINT-MICHEL en 1995. Ce garçon est toujours en prison, il ne sortira jamais. Il prêche un ISLAM radical, il essaie d'endoctriner plein de monde. On le change de prison régulièrement, mais il est en détention normale. Peut-être qu'il faut se dire, à un moment, que ce genre de personnages sont perdus et les isoler, les mettre sur un établissement spécifique, où ils ne seront qu'avec ce même type de détenus évitera un phénomène de contamination. Oui, il y a des gens qui sont malheureusement perdus pour la société. Je pense qu'il faut, à un moment, l'admettre»
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RADICALISATION DANS LES PRISONS ATTENTATS DE PARIS : PRISON DE FRESNES
À PROPOS DES VICTIMES DES ATTENTATS DE PARIS : MINUTES DE SILENCE DEMANDÉES DANS LES PRISONS
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17 NOVEMBRE 2015 L'EXPRESS
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...Contactée par L'EXPRESS, la direction de la prison a indiqué ne «pas être disponible pour le moment» et n'a donc ni infirmé ni confirmé l'information.
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Mais si L'EXPRESS n'est pas en mesure d'authentifier la vidéo, YOAN KARAR, surveillant pénitentiaire et délégué syndical FO à la PRISON DE FRESNES nous confirme que la minute de silence «a bien été huée». Il nous précise également que la vidéo a bien été prise «de l'intérieur de la maison d'arrêt».
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... Toutefois, le délégué syndical s'inquiète de la radicalisation des détenus à la PRISON DE FRESNES. Selon lui, elle «augmente avec le temps». «Il y a toujours eu des mouvances dans les prisons. Mais là, c'est plus compliqué à gérer», explique YOAN KARAR, citant par exemple «de plus en plus» d'appels à la prière.
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17 NOVEMBRE 2015 LA VOIX DU NORD
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Une minute de silence a eu lieu ce lundi à 12 heures dans les prisons de la région. ALAIN JÉGO, directeur interrégional des services pénitentiaires, précise : «Ces minutes de silence étaient destinées au personnel, pas aux détenus»

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Vendredi soir, dans les coursives des bâtiments hommes de la maison d’arrêt de SEQUEDIN, des cris de joie et des applaudissements ont retenti. «On croyait que la FRANCE avait marqué un but contre l’ALLEMAGNE, témoigne un surveillant de service ce soir-là, mais non. C’étaient des réactions à l’annonce des ATTENTATS DE PARIS...»

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À VENDIN-LE-VIEIL, c’était pareil. «Malheureusement on a quand même pas mal de détenus radicalisés sur la centrale, témoigne GRÉGORY STRZEMPEK, délégué du syndicat pénitentiaire UFAP local. On en a deux ou trois qui ont eu, suite à tout ça, des propos pro-DAECH. Il y en a même un qui voulait couper ma tête ! Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse contre des gens dont le but est de mourir pour DAECH ?»
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Ce lundi midi, dans les prisons, la sirène a retenti, et un message a été diffusé via tous les talkie-walkies des agents. Les membres du personnel pénitentiaire ont cessé toute activité, et se taire, pendant une minute.
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2/3 DES DÉTENUS SONT MUSULMANS : LETTRE DE JACK LANG, PRÉSIDENT DE L’INSTITUT DU MONDE ARABE
20 AVRIL 2015 NOUVELLES DE FRANCE
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Extrait d’une lettre signée par JACK LANG, en tant que PRÉSIDENT DE L’INSTITUT DU MONDE ARABE, le 18 novembre dernier :

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«les aumôniers musulmans qui interviennent dans les maisons d’arrêt ou les centre pénitenciers sont défavorisés par rapport aux aumôniers des autres religions, tant sur le plan statutaire que sur le plan quantitatif. Ils sont moins nombreux, alors que l’on estime qu’en moyenne les détenus de culture musulmane représentent près de deux-tiers de la population carcérale
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UN DÉTENU A LE DROIT DE SE RENDRE À L'ÉTRANGER (RÉFORME DE TAUBIRA)
22 JANVIER 2015 LE POINT
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«Jusqu'en septembre 2014, avant l'entrée en vigueur de la réforme pénale de CHRISTIANE TAUBIRA, les personnes assujetties à un SME devaient obligatoirement obtenir «l'autorisation du juge de l'application des peines» avant d'envisager «tout déplacement à l'étranger». Ce n'est plus le cas depuis le 1er octobre 2014. La loi de la GARDE DES SCEAUX a fait en sorte que cette obligation ne soit plus «automatique». Désormais, le condamné placé sous SME n'a plus besoin que d'«informer préalablement» son juge de «tout déplacement à l'étranger».
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Les voyageurs pour la SYRIE n'ont plus besoin de prévenir le juge avant de prendre leur billet. Toujours pas de démission du côté de la PLACE VENDÔME ?
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