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15/08/2016

ARMÉE POLICE ET TERRORISME

ARMÉE POLICE ET TERRORISME
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POLICE ET GENDARMERIE
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GÉNÉRAL RICHARD LIZUREY
«UNE DIZAINE DE CAS DE RADICALISATION» DANS LA LA GENDARMERIE
29 SEPTEMBRE 2016 RTL
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UN SYNDICAT POLICIER DÉNONCE LA TENTATIVE D’ENTRISME DU CCIF DANS LA POLICE
22 JANVIER 2017
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17 POLICIERS RADICALISÉS
11 JANVIER 2017 FRANCEINFO
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Dix-sept agents radicalisées ont été recensés dans les rangs de la police de proximité de l'agglomération parisienne, entre 2012 et 2015. C'est le nombre évoqué dans une note révélée, mercredi 11 janvier, par le livre Où sont passés nos espions ?. Cette note de la DIRECTION DE LA SÉCURITÉ DE PROXIMITÉ DE L'AGGLOMÉRATION PARISIENNE (DSPAP), datée du 9 décembre 2015, vise à cerner ce phénomène qui «a connu une accélération en 2014», avancent les journalistes ERIC PELLETIER et CHRISTOPHE DUBOIS, auteurs du livre.
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Ces radicalisés sont «jeunes, entrés dans la police au milieu des années 2000 et issus d'un concours interne, nombre d'entre eux étant d'anciens adjoints de sécurité, les emplois-jeunes de la police», ajoutent-ils.
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LES FEMMES, «TRÈS DÉTERMINÉES»
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Parmi les cas cités, les journalistes soulignent que les «femmes sont impliquées dans un tiers des incidents et semblent très déterminées, n'hésitant pas à affronter leur hiérarchie», notamment au sujet du port de l'uniforme et des tenues vestimentaires, affirment-ils.
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Parmi elles, une femme agent de surveillance en poste dans le 12e arrondissement de PARIS qui se présente en septembre 2014 en HIJAB devant le médecin-chef, refusant la visite médicale. Le mois d'après, elle s'emporte contre le port de l'uniforme, comparant son pantalon à «une saleté de torchon de la RÉPUBLIQUE». Une autre femme agent, en poste dans le 17e arrondissement, a été condamnée en appel en 2016 à dix mois de prison avec sursis et interdiction d'exercer pendant deux ans après avoir posté sur FACEBOOK des propos menaçants.
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RADICALISATION DANS LA POLICE : UNE NOTE CONFIDENTIELLE PRÉOCCUPANTE
9 MARS 2016 LE PARISIEN
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LES ENTORSES À LA LAÏCITÉ PROGRESSENT DANS LES COMMISSARIATS. UNE NOTE CONFIDENTIELLE DE LA PRÉFECTURE DE POLICE DE PARIS DONT NOUS AVONS EU CONNAISSANCE RECENSE CES CAS QUI, BIEN QUE LIMITÉS, INQUIÈTENT.
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Aux grésillements du trafic radio de la police, il préfère... les versets du CORAN et les textes en arabe qu'il écoute religieusement pendant ses heures de travail sur sa tablette informatique avec ses écouteurs. Le jeune policier a attiré l'attention de ses collègues. Depuis un voyage à la RÉUNION, il ne serait plus le même, obnubilé par sa foi. «Lors d'une patrouille, il avait profité d'un arrêt à la boulangerie pour aller se procurer des BURQAS pour sa compagne», détaille la note confidentielle de la direction de sécurité de proximité de l'agglomération parisienne. Aux dernières nouvelles, il est toujours gardien de la paix à GENNEVILLIERS (HAUTS-DE-SEINE).
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«ELLE SORTAIT DES VESTIAIRES DU SERVICE COUVERTE D'UN HIDJAB»
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Parmi les comportements de transgression du principe de laïcité recensés par la PP, le port de l'uniforme est un sujet récurrent de tension, notamment chez les femmes. Le 2 octobre 2014, une agent de surveillance, en fonction dans le XII e arrondissement, qualifie son pantalon de «saleté de torchon de la RÉPUBLIQUE», s'essuyant les mains dessus. «Elle sortait ensuite des vestiaires du service couverte d'un HIDJAB (NDLR : voile islamique)», s'alarme la direction de la police d'agglomération. Rappelée à l'ordre par sa hiérarchie, elle aurait répliqué que la «loi interdit l'exhibitionnisme». En outre, un compte ouvert sous son nom sur les réseaux sociaux a alerté les services de renseignement. Les messages postés après les attentats de janvier 2015 relayaient les thèses complotistes et antisémites évoquant «cette fusillade masquée montée par des lopettes de sionistes» [...] «Il faut leur faire la peau», menace-t-elle. Elle n'a pas réintégré son service, ayant refusé de retirer son voile devant le médecin-chef.
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«C'EST L'ISLAM QUI VA DOMINER LE MONDE»
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Une collègue et amie de cette même fonctionnaire, tout aussi radicalisée, a été interpellée dans une manifestation pro-palestinienne non autorisée organisée place du TROCADÉRO en juillet 2014. Elle scandait : «ISRAËL assassin, HOLLANDE complice !» «Lors de la procédure judiciaire, elle refusait d'ôter son voile et adoptait une attitude d'opposition à tous les stades de l'enquête», indique la note de la PP. La fonctionnaire, qui s'interdit de serrer la main aux hommes au sein de son service, a d'abord écopé d'un simple rappel à la loi. A la sortie d'un rendez-vous chez le médecin-chef de l'administration, où elle s'était présentée avec son voile, elle a improvisé une prière en pleine rue «après avoir étalé son manteau au sol devant l'établissement». La même policière a refusé de s'associer à la minute de silence en mémoire de son collègue AHMED MERABET et des journalistes tués dans l'attaque de «CHARLIE HEBDO», expliquant qu'elle «ne peut pas rendre cet hommage à des gens qui insultent (sa) religion». Après avoir été convoquée pour s'expliquer, elle a adressé aux agents chargés de l'enquête le courriel suivant : «complotistes comploteurs !!!! [...] JE NE SUIS PAS CHARLIE !!!!». L'agente s'est plaint des sanctions prises à son encontre : «C'est l'ISLAM qui va dominer le monde. Ces harcèlements auront une fin pour nous, tous les musulmans» Elle a fini par être révoquée en juin dernier, ses collègues s'inquiétant de leur propre sécurité.
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Dans le même registre, une gardienne de la paix d'AULNAY-SOUS-BOIS (SEINE-SAINT-DENIS) est sous le coup d'une enquête pour incitation à la haine raciale. Selon la PP «en avril 2013 [elle] avait posté plusieurs messages sur FACEBOOK contenant des sourates du CORAN, des déclarations à la gloire d'Allah et des images issues de sites faisant la promotion du port du HIDJAB». Elle aurait surtout mis en ligne des insultes envers la FRANCE et ISRAËL.
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«J'AI HONTE DE PORTER DU BLEU»
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En décembre 2015, une agente en poste dans le XVII e arrondissement se lamente sur son FACEBOOK privé : «C'est quoi ce pays où on déploie des forces militaires pour protéger une communauté + qu'une autre ? ? Depuis quand notre cher pays laïc est devenu casherisé ? ? Oui, malgré mes origines, je suis outrée que le gouvernement français estime la vie des juifs + que n'importe quel citoyen lambda...» Avant de passer au registre de la menace : «J'ai encore + honte de porter du bleu. Si j'étais à la place des terroristes, cela ferait bien longtemps que j'aurais fait péter l'ELYSÉE et tous les enc... qui y bossent» Jugée le 22 janvier à PARIS pour provocation à un acte de terrorisme, elle a été relaxée compte tenu, notamment, d'une «histoire personnelle chaotique». Le parquet a fait appel de cette décision et elle reste aujourd'hui suspendue.
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IL DÉNONCE UNE MUTATION LE JOUR D'UNE FÊTE JUIVE
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Le repli identitaire ne concerne pas seulement des agents de confession musulmane et des convertis. Un fonctionnaire, trésorier d'une association communautaire juive spécialisée dans la poursuite des actes antisémites, réclame 100 000 € à l'Etat, évoquant un préjudice dû à sa religion. Il se plaint de propos antisémites qu'aurait tenu l'un de ses collègues, d'un avancement moins rapide que les fonctionnaires de confession musulmane et, enfin, d'avoir été muté du II e au IX e arrondissement... Il avait dû faire ses cartons le jour d'une fête juive.
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.GENDARMERIE
GENDARMERIE
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UNE GENDARME RADICALISÉE «A PU, DURANT PLUSIEURS MOIS, RENSEIGNER DE L’INTÉRIEUR SES AMIS ISLAMISTES»
17 SEPTEMBRE 2016 VAR MATIN / LE POINT
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Écartée en 2013 de la gendarmerie de SAINT-MAXIMIN après avoir consulté des fichiers confidentiels, elle est soupçonnée de liens avec une filière de recrutement djihadiste.
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L’uniforme de la gendarme adjointe volontaire cachait une jeune femme radicalisée, bien décidée à se rendre en terre de djihad, SELON LE MAGAZINE LE POINT QUI RÉVÈLE L’INFORMATION CETTE SEMAINE. Cette gendarme, en poste « dans le sud de la FRANCE », se servait de ses fonctions pour consulter des fichiers administratifs et judiciaires en toute illégalité.
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Selon nos informations, AHLAM H. était en poste, depuis 2012, au peloton autoroutier de SAINT-MAXIMIN/LA-SAINTE-BAUME quand le pot aux roses a été découvert en novembre 2013. La jeune femme âgée d'une vingtaine d'années a alors été poussée vers la sortie.
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Le TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE DRAGUIGNAN l'a condamnée, en avril 2014, pour la consultation illicite des fichiers confidentiels (personnes recherchées, antécédents judiciaires, etc.). Mais la destination des informations consultées depuis SAINT-MAXIMIN intéresse une seconde enquête.
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La radicalisation de la mise en cause fait notamment peser des soupçons «d'association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste».
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UN CAS RETENTISSANT CHEZ LES GENDARMES
9 MARS 2016 LE PARISIEN
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Les cas de radicalisation sont rarissimes chez les «soldats de la loi». Seule une poignée a été recensée par les services de sécurité, concernant surtout de très jeunes gendarmes adjoints volontaires. Après examen, ils finissent devant le conseil d'enquête, l'instance disciplinaire de sanction. L'an dernier, la direction de la gendarmerie avait annoncé «la réalisation d'un audit interne pour évaluer le risque» mais aussi pour l'«anticiper». Tout en précisant que «la conversion à une religion n'est pas un délit» afin de distinguer la pratique d'une foi propre à chacun et une radicalisation dangereuse. Aujourd'hui, la gendarmerie se refuse à communiquer sur le sujet.
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Une seule affaire, celle de
L'EX-ADJUDANTE EMMANUELLE C., 35 ANS, UNE BRETONNE, A DÉFRAYÉ LA CHRONIQUE AU LENDEMAIN DES ATTENTATS DE JANVIER 2015. La proximité affective de cette militaire, convertie à l'ISLAM depuis 2011, avec AMAR RAMDANI, un contact d'AMEDY COULIBALY, le tueur de MONTROUGE et de l'HYPER CACHER, a fait grand désordre. Surtout lorsque cet homme, qui faisait l'objet depuis plusieurs mois d'un mandat d'arrêt européen pour trafic d'armes et stupéfiants, a été vu lors des surveillances menées par la DIRECTION DU RENSEIGNEMENT DE LA PRÉFECTURE DE POLICE (DRPP) dans la zone dite publique du fort de ROSNY-SOUS-BOIS (SEINE-SAINT-DENIS). Un fort qui abritait les SERVICES SCIENTIFIQUES DE LA GENDARMERIE.
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Cette ex-sous-officier a été suspendue de ses fonctions le 5 février 2015, avant d'être révoquée de la fonction publique militaire le 21 septembre 2015. Lorsque RAMDANI est arrêté le 23 janvier, Emmanuelle C. a en effet utilisé les codes d'accès d'un collègue pour CONSULTER le fichier des personnes recherchées (FPR) à plus de 60 reprises. Elle sera condamnée à un an de prison avec sursis le 21 janvier 2016, reconnue coupable de détournement de données à caractère personnel et violation de consignes par le TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE PARIS. Elle avait aussi tenté de faire passer de l'argent et une lettre d'amour dans du linge en rendant visite à son amant incarcéré. Un manquement grave en raison de son statut de gendarme.
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   ARMÉE
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COMMUNAUTARISME DE L'ARMÉE FRANÇAISE : TÉMOIGNAGE EFFARANT D'UN ANCIEN SOLDAT
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ÉVREUX : L'ANCIEN MILITAIRE RADICALISÉ PLACÉ EN DÉTENTION PROVISOIRE
5 MAI 2017 FRANCE 3 /
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VENDREDI 5 MAI, UN HOMME DE 34 ANS ÉTAIT INTERPELLÉ AUX ABORDS DE LA BASE AÉRIENNE D’ÉVREUX. SUSPECTÉ DE VOULOIR COMMETTRE UN ACTE TERRORISTE, IL A ÉTÉ MIS EN EXAMEN LUNDI 8 MAI ET ÉCROUÉ
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L'EX-SOLDAT RADICALISÉ MIS EN EXAMEN PAR UN JUGE ANTITERRORISTE ET ÉCROUÉ
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L'ancien militaire radicalisé, arrêté vendredi aux abords de la base aérienne d'ÉVREUX et suspecté d'avoir envisagé un projet solitaire d'attentat, a été mis en examen lundi par un juge antiterroriste et écroué, a indiqué une source judiciaire.
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ALAIN FEUILLERAT a été mis en examen pour «entreprise individuelle terroriste» et «tentative d'intrusion sur un terrain militaire» puis placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du PARQUET DE PARIS, a précisé la source judiciaire.
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PROFIL DE CET ANCIEN MILITAIRE

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Cet ancien soldat de 34 ans au «profil psychologique très instable» selon une source proche du dossier, a reconnu en garde à vue avoir envisagé de commettre un attentat au nom de l'ORGANISATION JIHADISTE ETAT ISLAMIQUE (EI), faute de pouvoir rejoindre ses rangs en SYRIE.
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RAPPEL DES FAITS

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Vendredi, il avait été arrêté vers 05H30 en tenue de combat, portant les insignes du groupe EI, alors qu'il regagnait son véhicule garé en bordure de la base aérienne 105 d'ÉVREUX (EURE).

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A l'intérieur de la voiture, les gendarmes avaient découvert un Coran, des petits drapeaux aux couleurs de l'EI et une clé USB contenant une déclaration d'allégeance à l'organisation jihadiste.
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Passant les alentours de la base au peigne fin, les forces de l'ordre avaient retrouvé, cachés dans un fourré, un fusil à pompe et des munitions ainsi que deux armes de catégorie D en vente libre, des revolvers à poudre. Aucune trace d'explosif n'a cependant été découverte, selon une source proche du dossier.
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UN LOUP SOLITAIRE ?

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Devant les enquêteurs, le suspect a tenu des propos décousus mais pas incohérents et son état a été jugé compatible avec sa garde à vue.

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Rien ne permet d'affirmer à ce stade que cet homme a réussi à pénétrer dans l'enceinte militaire et les enquêteurs cherchent encore à déterminer s'il était sur le point de commettre une action violente ou s'il faisait des repérages.
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Il semble néanmoins, à ce stade des investigations, avoir mené son projet de manière solitaire, sans complicité ni lien établi avec l'organisation jihadiste. D'où le recours à la rare qualification d'«entreprise individuelle terroriste», un délit défini par la loi en 2014 afin de neutraliser les «loups solitaires».
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UN HOMME SOUS ÉTROITE SURVEILLANCE

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L'ancien soldat, qui a quitté l'armée en 2013 après dix années de service, s'était converti à l'ISLAM et était placé sous étroite surveillance depuis 2014 en raison de sa radicalisation. En 2015 et 2017, son domicile avait fait l'objet de deux perquisitions administratives.
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Cet habitant de VEULETTE-SUR-MER (SEINE-MARITIME) avait aussi été visé par une enquête judiciaire, soupçonné d'avoir cherché à se procurer des armes, mais les investigations n'avaient pas abouti. Sans être fiché S, cet homme né à MELUN en février 1983 était en revanche inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste
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PARIS : MEHDI, DÉSERTEUR DE L’ARMÉE PARTI EN SYRIE, CONDAMNÉ AVEC SES 2 COMPLICES
16 JANVIER 2017 LE FIGARO
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Un ancien militaire parti faire le djihad en SYRIE a été condamné aujourd’hui à 8 ans de prison assortis d’une peine de sûreté des deux tiers par le TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE PARIS, qui a aussi infligé des peines de 4 et 6 ans à ses deux coprévenus.
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S’adressant à MEHDI KAMALLAH, 31 ans, déserteur de l’armée française, le président de la 16e chambre correctionnelle lui a expliqué que sa condamnation tenait compte de «la longueur de (sa) présence sur zone», «du fait qu(‘il avait) de toute évidence porté des armes » et de son « retour clandestin» après avoir été blessé.
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Dans son réquisitoire, le 6 décembre, la procureure avait insisté sur la «dangerosité manifeste» de M. KAMALLAH, demandant dix ans de prison contre cet ex-soldat aux «convictions radicales» profondément ancrées, le seul des trois hommes à comparaître détenu.
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Formé au maniement du lance-roquette, le jeune homme avait déserté l’armée de terre, faute de pouvoir y pratiquer sa religion comme il l’entendait. Il était parti trois fois en opération militaire extérieure, au TCHAD, en CÔTE D’IVOIRE et au SÉNÉGAL.
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A l’audience, les trois jeunes gens, tous trois originaires de la région de ROUBAIX (NORD), avaient tenté de convaincre le tribunal qu’ils ne formaient pas un groupe, mais plutôt une «bande de copains» et que leur départ en SYRIE, à tour de rôle, n’était pas concerté.
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PIERRE TRICOT, un jeune de 26 ans converti à l’ISLAM à l’âge de 13 ans, a été condamné à 6 ans de prison, le tribunal retenant contre lui son «appartenance à un groupe terroriste» et «la longueur de (son) séjour sur zone», mais tenant compte aussi d’«une apparente volonté de se réinsérer». Le parquet avait requis 5 ans.
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Quant à MOHAMED BOURRAS, 29 ans, crâne rasé et barbe fournie, il s’est vu infliger une peine de 4 ans de prison, bien moindre que les 7 ans requis, le tribunal ayant tenu compte du fait que, contrairement aux deux autres, il «n’avait pas attendu d’être blessé pour rentrer en FRANCE» et n’avait «pas participé aux combats».
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DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE À DAECH : L'INQUIÉTANT PARCOURS D'UN EX-MILITAIRE FRANÇAIS
LES SERVICES SECRETS AMÉRICAINS AFFIRMENT AVOIR IDENTIFIÉ L'EX-LÉGIONNAIRE COMME ÉTANT LA «TÊTE PENSANTE» DES ATTENTATS DE PARIS ET DE BRUXELLES.
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20 OCTOBRE 2016 LE POINT
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Il se fait appeler ABOU SOULEYMANE AL-FARANSI. Et c'est sous ce nom de guerre qui fait référence à ses origines françaises qu'il était jusque-là connu. De son vrai nom, ABDELILAH HIMICH, ce Franco-Marocain de 26 ans serait l'un des planificateurs des attentats organisés, par DAECH, ces derniers mois en EUROPE. C'est, du moins, la conviction des services secrets américains, partagée par un certain nombre d'acteurs du contre-terrorisme français.

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Son nom apparaît régulièrement sur divers documents interceptés par les agences de renseignements de plusieurs pays occidentaux, aux côtés d'un autre «stratège» de l'État islamique : ABOU AHMAD. Des conversations de ce dernier avec des protagonistes des attaques djihadistes perpétrées à BRUXELLES le 22 mars attestent de la dangerosité de ces individus. Plusieurs sources s'étonnent d'ailleurs des conversations en français des deux hommes «ce qui remet en cause la nationalité d'ABOU AHMAD qui maîtrise visiblement très bien l'argot des quartiers». Bras droit d'ABOU MOHAMMED AL-ADNANI, tué par un drone américain pendant l'été et que les instigatrices de l'attentat raté de NOTRE-DAME DE PARIS voulaient venger, ABOU AHMAD était, jusque là, présenté comme un Syrien.
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PROF DE SPORT, PUIS ENGAGÉ EN AFGHANISTAN
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Peu d'éléments ont filtré sur ABDELILAH HIMICH. Tout juste sait-on que cet homme, né à RABAT en 1989, a grandi à LUNEL (HÉRAULT), une commune de 26 000 habitants, située à une vingtaine de kilomètres de MONTPELLIER, dont seraient originaires une vingtaine de «SOLDATS DU SHAM» (comme les djihadistes désignent le territoire actuellement contrôlé par DAECH).

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ABDELILAH HIMICH aurait été professeur d'éducation physique. Il s'est engagé dans la LÉGION ÉTRANGÈRE en 2008 et a été envoyé, dans les rangs de l'armée française, en AFGHANISTAN où il se serait d'abord illustré au combat avant de faire défection, officiellement pour assister à l'enterrement de son père en 2010. Déclaré «déserteur», puis arrêté l'année suivante à la GARE DU NORD, de retour d'AMSTERDAM, avec un peu plus d'un kilo de cocaïne, il a été condamné début 2013 pour trafic de stupéfiants. Il n'aurait purgé que cinq mois prison avant de partir pour la SYRIE, en février 2014, pour s'enrôler aux côtés des djihadistes ANTI-ASSAD : d'abord au sein des brigades AL-NOSRA puis de DAECH.

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Son passé de militaire lui aurait alors permis de grimper rapidement les échelons de la hiérarchie militaire avant d'intégrer la direction de la cellule EMNI, un département dédié à l'organisation d'attaques terroristes en EUROPE. Les autorités françaises pensent que c'est lui qui chapeautait les commandos, que l'on croyait jusque là placé sous l'autorité d'ABDELHAMID ABAAOUD, lors des ATTAQUES DE PARIS, LE 13 NOVEMBRE 2015. C'est, en effet, à ABOU SOULEYMANE que l'un des preneurs d'otages du BATACLAN aurait fait allusion devant témoin, s'interrogeant sur la nécessité de l'appeler pour prendre des consignes avant l'assaut des forces de l'ordre.
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L’ARMÉE FRANÇAISE VIGILANTE FACE À LA MONTÉE DES « RADICALISMES » DANS SES RANGS
13 JUILLET 2016 LE MONDE
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Après plusieurs épisodes impliquant des militaires de «culture ou de confession musulmane», l’armée redouble de vigilance devant la montée des radicalismes. ENQUÊTE DE PATRICIA JOLLY , JOURNALISTE AU MONDE.

Le chercheur ELYAMINE SETTOUL estime que l’armée française compte «10 % de musulmans» dans ses effectifs et attribue cette présence au caractère méritocratique du recrutement militaire.

En septembre 2015, les échos de l’incident ont franchi les grilles de la base aérienne d’ISTRES, dans les BOUCHES-DU-RHÔNE. De jeunes militaires auraient été vus en DJELLABA dans l’enceinte qui abrite une partie des forces stratégiques nucléaires françaises. De quoi déclencher un débat en interne et des inquiétudes.

Le site recrute et intègre nombre de jeunes de l’ÉTANG DE BERRE et des quartiers nord de MARSEILLE qui sont – pour une bonne moitié –, de culture ou de confession musulmane. Une partie est logée sur place. Plutôt que de se rendre dans les mosquées voisines, en ville, certains avaient pris l’habitude de prier dans les lieux de casernement, voire de travail. Le commandement, en concertation avec l’aumônier militaire musulman de la base, a donc décidé, à la fin de l’été 2015, de mettre à leur disposition sur la base un local réservé à la prière, comme il en existait déjà pour le culte catholique et comme on en trouve dans d’autres régiments. La décision a suscité des réactions hostiles, parfois racistes, parmi les personnels.

En dehors de leur service, certains jeunes soldats musulmans d’ISTRES ont un temps continué à circuler entre leur chambre et la nouvelle salle de prière en tenue traditionnelle, créant des frictions. [...]

La suppression du service militaire obligatoire par JACQUES CHIRAC en 1997 et le passage à une armée de métier de plus en plus engagée à l’étranger, ont contraint la FRANCE à puiser massivement dans les «minorités visibles», explique le sociologue ELYAMINE SETTOUL, 37 ans, dont la thèse, soutenue en 2012, s’intitule «Des banlieues à la défense de la nation». «Ils représentent 31 % de notre recrutement ici en 2015, note-t-il. On ne peut pas s’en passer. [...]

Les cas d’objection de conscience pour raisons confessionnelles sont, selon lui, rares. En 2009, pourtant, pris entre sa fidélité à l’islam et son engagement, un tireur d’élite du 1er régiment d’infanterie de SARREBOURG avait refusé de partir en opération extérieure en AFGHANISTAN. [...]

Ces exceptions ont tendance à occulter la loyauté de milliers de soldats musulmans à l’armée française. BOUALEM [prénom modifié], 45 ans, a quitté les rangs l’an dernier au grade de capitaine, après vingt ans de service et plusieurs opérations extérieures. Sauf pour rendre la rupture du jeûne «plus conviviale» en opération extérieure, ne frayait guère avec les autres soldats musulmans de son régiment. «Nous n’avions pas forcément d’affinités, explique-t-il, et l’armée, c’est le brassage par excellence. Je n’y ai toujours vu que des frères d’arme, des camarades dont certains aiment boire un verre de rouge et d’autres pas. A l’armée, JEAN-PIERRE OU ROBERT qui ont leur carte du FN vous sauveront peut-être la vie au combat.» [...]
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SOLDATS RADICALISÉS: UN RAPPORT PARLEMENTAIRE FAIT ÉTAT D’UNE CINQUANTAINE DE DOSSIERS DE RADICALISATION AU SEIN DE L’ARMÉE FRANÇAISE…
1 JUILLET 2016 20 MINUTES
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C’est la grande peur de tous les services de sécurité et de défense : se faire infiltrer. Dans un
RAPPORT PARLEMENTAIRE rendu la semaine dernière et publié ce vendredi, des éléments concernant D’ÉVENTUELS SOLDATS RADICALISÉS au sein des militaires français filtrent. Le sujet est brûlant, en contexte de PLAN VIGIPIRATE alerte attentat et d’état d’urgence, avec des forces de L’OPÉRATION SENTINELLE qui patrouillent partout en France. D’autant qu’en janvier 2015, DAVID THOMSON, JOURNALISTE DE RFI, révélait qu’une dizaine d’anciens militaires français se trouvaient en SYRIE pour faire le DJIHAD.
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Le rapporteur du texte, le député du VAR OLIVIER AUDIBERT-TROIN, éclaire la lanterne de 20 MINUTES sur les signalements pour radicalisation dans l’armée.
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DANS CE RAPPORT, IL EST QUESTION D’UNE CINQUANTAINE DE MILITAIRES RADICALISÉS ?
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Comme dans toutes les administrations et ailleurs, vous pouvez faire face dans l’armée à des personnes en train de glisser vers un islam extrêmement radical. L’armée, qui est très vigilante sur le sujet, surveille d’éventuelles dérives. C’est dans ce cadre qu’une cinquantaine de dossiers de radicalisation font l’objet d’un suivi. Ce qui n’est pas énorme, lorsqu’on sait que la FRANCE compte 270.000 soldats.
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QUI S’OCCUPE DU SUIVI DES DOSSIERS AU SEIN DE L’ARMÉE ?
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C’est la
DIRECTION POUR LA SÉCURITÉ ET LA PROTECTION DE LA DÉFENSE (DPSD) qui s’en occupe. La DPSD existe depuis longtemps, c’est elle qui se charge notamment de procéder à un contrôle élémentaire lors des recrutements, pour écarter les candidats qui ne paraissent pas convenir aux attentes de l’armée. Elle est également là pour vérifier que les militaires ne sont pas vendus à des puissances étrangères, par exemple. Dans ce cadre, elle prend également en charge les signalements pour radicalisation.
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COMMENT PROCÈDE-T-ELLE ?
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Son but est d’intervenir en amont, avant que les individus soient réellement radicalisés, car il ne s’agit pas de de faire de la déradicalisation. La DPSD recueille des renseignements sur ces militaires lorsqu’on leur signale un changement de comportement par exemple, ou de tenue vestimentaire, afin de définir s’il s’agit d’une radicalisation dangereuse, ou uniquement d’un refus d’obéir aux ordres, qui peut avoir différents motifs. Dans tous les cas, le but est d’abord de tendre la main au soldat qui est en train de perdre pied avant qu’il ne soit trop tard.
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LA DPSD SURVEILLE «UNE CINQUANTAINE» DE CAS DE RADICALISATION ISLAMISTE DANS LES ARMÉES
30 JUIN 2016 LOPINION
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8% DES CANDIDATS À L’ENGAGEMENT SONT RETOQUÉS PAR LA DPSD
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Le rapport parlementaire sur «
LA PRÉSENCE ET L’EMPLOI DES FORCES ARMÉES SUR LE TERRITOIRE NATIONAL» nous apprend que 8% des jeunes candidats à un engagement dans les armées font l’objet d’un avis «restrictif» ou «défavorable» de la part de la DPSD (DIRECTION DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION DE LA DÉFENSE).
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«S’agissant du contrôle des recrues, la DPSD procède pour tous les candidats au recrutement à ce qu’elle appelle un «contrôle élémentaire », qui vise à évaluer le degré de confiance qui peut être accordé à l’individu. L’objectif est d’écarter du métier des armes les profils présentant une dangerosité pour la défense.

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Selon le GÉNÉRAL JEAN-FRANÇOIS HOGARD (DIRECTEUR DE LA DPSD, ndlr), 92 % des candidats à l’engagement bénéficient d’un avis «sans objection» de la DPSD, les 8 % restant se voyant attribuer d’un avis «restrictif» ou «défavorable» lié à une vulnérabilité ou à un antécédent constitué» Sachant que 200000 dossiers ont été étudiés en 2015, ce sont donc 16 000 jeunes qui ont été considérés comme pas assez sûrs pour rejoindre les armées. C’est un chiffre considérable.
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Par ailleurs, s’agissant de la surveillance des personnels militaires, «le GÉNÉRAL JEAN-FRANÇOIS HOGARD a indiqué que la DPSD suit en priorité «une cinquantaine de dossiers de radicalisation». Ce nombre évolue en permanence, car la DPSD reçoit des signalements qu’elle traite par des opérations de renseignement de durée variable, les investigations se menant systématiquement à charge et à décharge. Le général a souligné que «le traitement des signalements doit être prudent, car il faut éviter de stigmatiser certaines personnes, faute de quoi on risque de les pousser dans les bras de l’ennemi». Il a expliqué en effet que pour les mêmes signes extérieurs ‒ port de la barbe, refus de parler à une femme, etc. ‒, il faut savoir distinguer des cas de réelle radicalisation de ce qui peut n’être que l’expression d’un refus de la discipline ou d’un simple mal-être, et veiller à limiter les effets de stigmatisation, qui nuisent à la cohésion dont ont besoin les armées».
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MANUEL BROUSTAIL ANCIEN MILITAIRE FICHÉ «S» VOYAGE AVEC DES ARMES EN SOUTE : DÉFAILLANCE SÉCURITAIRE ?
9 MARS 2016 FRANCETVINFO
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Un individu identifié comme «radicalisé» a réussi à embarquer dimanche à bord d'un avion reliant NANTES au MAROC avec des armes blanches dans ses bagages. En plateau, AMÉLIE DELOI tente d'expliquer s'il y a eu manquement.

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Dans cette affaire, deux questions peuvent se poser. La première MANUEL BROUSTAIL, cet ancien militaire français arrêté au MAROC, avait-il le droit de quitter le territoire ? «La réponse est oui. Simplement parce que ce spécialiste des explosifs, certes fiché comme radicalisé, avait une assignation à résidence qui a été levée fin février. Dimanche il a donc pu embarquer pour le MAROC où il possède une résidence, en toute légalité», explique la journaliste.
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LES ARMES BLANCHES NE SONT PAS DES OBJETS INTERDITS EN SOUTE
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La deuxième interrogation concerne ses bagages. «Selon la PRÉFECTURE DE LA LOIRE-ATLANTIQUE, les détecteurs électroniques n'ont pas réagi à son bagage de soute, tout simplement parce qu'il ne contenait pas d'explosifs. Les couteaux, la machette, la bonbonne de gaz de camping même, retrouvés dans sa valise ne sont pas en tant que tels des objets interdits. À NANTES, on affirme donc que toutes les procédures de sécurité ont bien été respectées. Considéré comme dangereux, le renseignement français l'avait donc signalé aux autorités marocaines qui ont décidé de l'interpeller dès son arrivée à Fes dimanche dernier. L'enquête devra déterminer s'il avait ou non l'intention de commettre un attentat», conclut AMÉLIE DELOI.
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QUAND LES JIHADISTES REJOIGNENT L'ARMÉE FRANÇAISE POUR SE FORMER
16 JUILLET 2015 LE SALON BEIGE
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Suite à la présence d'un ancien militaire français parmi les 4 JIHADISTES QUI VOULAIENT ÉGORGER ET DÉCAPITER UN CHEF DE CORPS DE L'ARMÉE FRANÇAISE, CERTAINS SPÉCIALISTES NE CACHENT PLUS LEUR INQUIÉTUDE sur les failles du recrutement dans les armées françaises :
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«L’appartenance à l’armée française de ce suspect stupéfie les autorités. «Ce n’est pas le premier militaire français à partir combattre au nom de DAESH, et c’est extrêmement inquiétant», estimait jeudi matin sur BFMTV PIERRE MARTINET, ancien agent de la DGSE (...)
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Le RÉCENT RAPPORT du HAUT COMITÉ D'ÉVALUATION DE LA CONDITION MILITAIRE (HCECM) est particulièrement alarmant sur l'évolution du moral des armées qui est en chute libre. Il montre aussi que LE TAUX DE SÉLECTION pour s'engager était en 2013 de 1 place pour....2,4 candidats :
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«La baisse d'un tiers du nombre de candidats à l'engagement comme militaire du rang en cinq ans. En 2009, 30 833 jeunes Français avaient poussé la porte d'un centre de recrutement en vue de s'engager. Selon des chiffres encore provisoires, leur nombre est passé en dessous de barre des 20 000 en 2014, avec environ 19 500 candidats»
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Les décisions prises d'augmenter les effectifs de certaines unités pourraient désormais faire passer ce taux de sélection de 1 place pour 1 candidat en 2015...AUTANT DIRE QU'ILS PRENNENT TOUT LE MONDE !
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ISTRES (13) : UN CAMION MILITAIRE VOLÉ MI-JANVIER RESTE INTROUVABLE
23 JANVIER 2017 EUROPE1
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Un camion, son imposante remorque et le tractopelle qu’elle transporte ont été dérobés sur le site militaire du 25ème RGA à ISTRES mi-janvier. Ils sont introuvables depuis neuf jours.
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Le convoi ne passe pas inaperçu. Et pourtant, ce lourd matériel militaire a mystérieusement disparu mi-janvier, selon les informations recueillies par EUROPE 1 lundi. Un camion RENAULT PREMIUM, équipé d’une remorque et d’un TRACTOPELLE TEREX TL210 appartenant au 25ème RÉGIMENT DU GÉNIE DE L’AIR, basé à ISTRES dans les BOUCHES-DU-RHÔNE, ont été dérobés dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 janvier, et restent introuvables depuis. Le camion et son chargement étaient stockés en dehors de la base aérienne 125 d’ISTRES.
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La piste d'un trafic d'engins de chantier privilégiée. Le signalement de ce véhicule a été transmis il y a quelques jours à toutes les unités de police et de gendarmerie de l’HEXAGONE afin d’aider les enquêteurs à le retrouver, surtout dans le contexte d’attentats au camion-bélier commis l'an dernier, à NICE le 14 juillet et à BERLIN le 19 décembre. Cependant, à ce stade des investigations, la piste terroriste ne semble pas privilégiée par les enquêteurs de la gendarmerie de l’Air. Les hypothèses d’un trafic d’engins de chantier à destination de l’étranger ou d’un vol commis par des membres du grand banditisme ne sont pas écartées.
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Le MINISTRE DE LA DÉFENSE JEAN-YVES LE DRIAN a ordonné une enquête de commandement auprès de l'INSPECTION GÉNÉRALE DES ARMÉES, a-t-on précisé dans son entourage. Les enquêtes de commandement ont pour but d'identifier d'éventuels dysfonctionnements ou risques pouvant peser sur le fonctionnement des armées. L'Inspection est composée de généraux des trois armées (Terre, Air, Marine), de la GENDARMERIE NATIONALE et de la DIRECTION GÉNÉRALE DE L'ARMEMENT.
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VOL D'EXPLOSIFS À L'ARMÉE DE TERRE MIRAMAS
7 JUILLET 2015 LE POINT
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Des explosifs ont été dérobés dans un dépôt de munitions de l’ARMÉE DE TERRE à MIRAMAS dans les BOUCHES-DU-RHÔNE. D'abord révélée par EUROPE 1, l'information n'a pas été confirmée par le Premier ministre, interviewé ce mardi matin sur RTL. Mais, à la mi-journée, on apprenait qu'une enquête avait été ouverte «pour vol avec effraction commis en bande organisée».
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La nouvelle est inquiétante, car les malfaiteurs se sont emparés d'une importante quantité d'explosifs : «180 détonateurs, au moins une dizaine de pains de plastic et une quarantaine de grenades» ont été dérobés par des individus dans la nuit de dimanche à lundi, affirmait EUROPE 1, mardi matin.
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Le site de MIRAMAS est un lieu de stockage des munitions nécessaires aux «OPEX», les opérations extérieures de la FRANCE, explique EUROPE 1. Qui ajoute qu’il ne s’agit pas d’une caserne entourée de murs, mais d’un vaste site où les bâtiments, éloignés les uns des autres pour des raisons de sécurité, sont protégés par un double grillage ET NE SONT PAS SURVEILLÉS PAR DES CAMÉRAS. Les malfaiteurs, visiblement bien renseignés, seraient entrés en cisaillant ce grillage, croit savoir EUROPE 1. La piste terroriste est bien sûr envisagée, comme celle du grand banditisme. La gendarmerie est chargée de l’enquête
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VALLS BOTTE EN TOUCHE
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Interrogé sur RTL, MANUEL VALLS a expliqué qu’il n’avait aucune information sur le sujet, refusant de confirmer l'information. Malgré la boutade du Premier ministre, qui a tenté l'humour, SON EMBARRAS ÉTAIT VISIBLE : en pleine alerte attentat, un tel vol est une bien mauvaise nouvelle pour l'exécutif.
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ISTRES : DES ARMES VOLÉES SUR LA BASE MILITAIRE
23 SEPTEMBRE 2016 LE FIGARO /
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Des armes, «essentiellement des armes de poing», ont été «soustraites de la BASE D'ISTRES» (BOUCHES-DU-RHÔNE), et trois personnes, dont un militaire, sont en garde à vue, a indiqué aujourd’hui le PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE DE MARSEILLE XAVIER TARABEUX.

Le
«décompte précis» du nombre d'armes dérobées est en cours, a-t-il indiqué. Les gendarmes de la SECTION DE RECHERCHE (SR) de MARSEILLE et ceux de la SR de VILLACOUBLAY (YVELINES) ont été saisis. Ils entendent actuellement les trois gardés-à-vue sur la disparition de ces armes à la base aérienne d'ISTRES. La justice a été «saisie sur la disparition de matériel sensible et d'équipements militaires», a indiqué une source militaire à l'AFP. L'évènement a été «immédiatement déclaré à la justice» et «concomitamment, une enquête de commandement est diligentée par l'armée de l'air pour déterminer les causes et responsabilités», a précisé cette source.

En juillet 2015, des explosifs avaient été dérobés sur le site militaire de MIRAMAS, également dans les BOUCHES-DU-RHÔNE. Au moins 150 détonateurs et des pains de plastic avaient été volés, ce qui avait conduit l'ARMÉE FRANÇAISE à prendre des mesures d'urgence pour mieux sécuriser ses sites de munitions. Les malfaiteurs avaient pénétré dans l'enceinte du vaste site militaire après avoir découpé les grillages qui l'entourent.
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17 JUIN 2015
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DES MILITAIRE FRANÇAIS BASCULENT DANS LE JIHAD
21 JANVIER 2015 SECRET DÉFENSE
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Si il y a bien des musulmans que l'on considère comme modérés et intégrés, ce sont ceux qui ont fait le
CHOIX de servir la France au sein de son armée. C'est en tout cas CE QUE L'ON NOUS A DIT et répété au moment de l'engagement français en AFGHANISTAN en évacuant rapidement les cas de refus de départ dont on a jamais vraiment su le nombre.

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Et pourtant, JEAN-DOMINIQUE MERCHET nous apprend
SUR SON BLOG que :

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«un ancien du 1er RPIMA, régiment des forces spéciales, a rejoint les islamistes radicaux en SYRIE. Au
TOTAL, une demi-douzaine d'anciens militaires français ont basculé dans le djihad»
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FRANCE : D’ANCIENS MILITAIRES PARMI LES JIHADISTES FRANÇAIS
21 JANVIER 2015 RFI
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C’est une information RFI. Une dizaine d'anciens militaires français sont aujourd'hui au combat sous une bannière jihadiste en SYRIE en IRAK. Ce matin en conférence de presse, JEAN-YVES LE DRIAN confirme cette information RFI et parle de cas «extrêmement rares».
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Une dizaine d'anciens militaires français sont aujourd'hui au combat sous une bannière jihadiste en SYRIE et en IRAK et la plupart combattent actuellement dans les rangs du groupe ETAT ISLAMIQUE. L'un d'eux a d'ailleurs mis ses compétences militaires acquises sous le drapeau français au service d'un encadrement de jeunes jihadistes français. Il est en effet actuellement émir d'un groupe de Français dans la région de DEIR EZZOR où il commande un groupe d'une dizaine de combattants français qu'il a formé au combat.
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D'autres sont experts en explosifs, il s'agit de jeunes d'une vingtaine d'années. Certains sont convertis, d'autres issus de culture arabo-musulmane. Et parmi eux, il y a des anciens de la LÉGION ÉTRANGÈRE ou d'anciens PARACHUTISTES. Certains de ces jihadistes ont eux-mêmes annoncé être d'anciens soldats français sur les réseaux sociaux. Ce mercredi matin, l'armée confirme l'existence de ces cas «très rares» au sein de l'armée.
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Des individus évidemment plus dangereux que les autres puisqu'ils ont été formés en FRANCE. Ils connaissent les secrets de l'armée et ils font planer la crainte d'un
ATTENTAT DE TYPE FORT HOOD AUX ETATS-UNIS LORSQU'EN 2009, un soldat américain proche d'AL-QAÏDA avait ouvert le feu sur ses camarades qui partaient pour l'AFGHANISTAN. Treize soldats américains avaient été tués dans cet attentat.
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DES MILITAIRE FRANÇAIS BASCULENT DANS LE JIHAD... DÉJÀ EN 2013
26 JUILLET 2013 ZONE MILITAIRE
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LA RADICALISATION DE CERTAINS MILITAIRES FRANÇAIS INQUIÈTE LA DPSD
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Honnêtement, l’on a du mal à y croire. Et pourtant, c’est une réalité que n’a pas masqué le colonel PASCAL ROLEZ, adjoint au sous-directeur Contre-ingérence à la DIRECTION DE LA PROTECTION ET DE LA SÉCURITÉ DE LA DÉFENSE (DPSD), lors d’une table ronde organisée lors des 5e RENCONTRES PARLEMENTAIRES DE LA SÉCURITÉ NATIONALE et dont un COMPTE-RENDU vient d’être publié par DÉFENSE&STRATÉGIE.
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Après avoir évoqué la surveillance des réseaux jihadistes sur Internet, le débat s’est porté sur le phénomène de radicalisation de certains individus. Mais ce dernier ne passe pas nécessairement par ce mode de communication.
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Et «c’est d’ailleurs devenu l’un des axes de travail majeur de la DIRECTION DE LA PROTECTION ET DE LA SÉCURITÉ DE LA DÉFENSE», peut-on lire dans le compte-rendu. Et le colonel ROLEZ d’expliquer : «Notre focus aujourd’hui est devenu la lutte contre le terrorisme islamiste. Nous constatons une augmentation de la radicalisation parmi les militaires français, notamment après l’affaire MERAH». Pour rappel, le tueur au scooter de TOULOUSE avait assassiné, de sang froid, trois militaires, dont deux de confession musulmane.
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Pour identifier ces militaires en voie de radicalisation, la DPSD prend en compte les changements vestimentaires, les arrêts maladie à répétition, les voyages ou encore les vols de matériels.
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Reste à voir quelle est l’ampleur de ce phénomène. En 2009, le SIRPA TERRE avait confirmé une information selon laquelle 5 engagés volontaires de l’ARMÉE DE TERRE avaient refusé de partir en AFGHANISTAN pour des «raisons confessionnelles» Ce qui, rapporté aux effectifs de l’époque, était quasiment un non-évènement.
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Le SIRPA TERRE avait alors expliqué que ces cas traduisaient «une erreur de compréhension du sens de leur engagement qui consiste à porter les armes de la FRANCE pour défendre ses intérêts et ses valeurs en tous temps et en tous lieux»
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Quoi qu’il en soit, cette tendance ne manque pas d’inquiéter la DPSD. «Nous intervenons régulièrement en assistance de la DCRI (DIRECTION CENTRALE DU RENSEIGNEMENT INTÉRIEUR, ndlr) lors d’opérations contre des cellules terroristes car trop souvent, hélas, dans ces cellules, ou autour d’elles, l’on trouve des militaires français», a indiqué le colonel ROLEZ.
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VIGILES
 
EURO 2016 SÉCURITÉ : LES DRÔLES DE TROUVAILLES DE LA DGSI
4 JUIN 2016 LE POINT /
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La DGSI a passé au crible 3 500 intervenants à titres divers dans l'organisation de l'EURO DE FOOTBALL. Parmi eux, 85 sont fichés

Les entreprises privées de sécurité qui interviennent sur les différents sites dévolus aux rencontres et fan-zones de l'EURO 2016 sont-elles assez vigilantes lors du recrutement de leurs salariés ? Dans une note datée du 23 mai que LE POINT a pu consulter, la Direction générale de la sécurité intérieure indique qu'elle a «criblé» 3 500 personnes. C'est-à-dire qu'elle a passé la majeure partie des salariés des PME travaillant dans le secteur de la sécurité et recrutée pour l'organisation de l'EURO DE FOOTBALL dans le fichier CRISTINA.

Les fonctionnaires ont constaté que 82 individus parmi les 3 500 sont inscrits dans cette base de données, à laquelle seule la DGSI a accès. Elle répertorie ceux qui sont susceptibles d'atteinte à la sûreté de l'État ou encore de commettre des actes terroristes. Les fichés S y sont inscrits, entre autres, pour l'islamisme radical ou les activités liées à la violence d'extrême gauche ou d'extrême droite.
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