Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/04/2018

«ORTHOGRAPHE» EST DEVENU UN GROS-MOT

 
«ORTHOGRAPHE»
EST DEVENU UN GROS-MOT
.
.
.
LIRE LE SITE «BESCHERELLE TA MÈRE»
.
.
.

LES LAURÉATS
.
.
 
LA PALME D'OR ATTRIBUÉE À L'ÉLYSÉE
.
.
.
   
https://lh3.googleusercontent.com/JtY5aRNRZd3mDZh9TqIBZwWDahwHPkWGwgxwb82P_HLO7uqve7q2kquIm4nCrch4AgaJ8DUejHt8aABkAX-gQS214Pd2d1fK2fVwL1956vvQJt3iAV-Vp8hZsKeaxuFBMZSKHcRJkw3LyGkqyHbWv9jJG5DTVK13rYB1TrIjloqHsbPhaJDUBpPL9hETJ8g9uS_CCIhF2hzGfSl2yd-hENc3Pe9eEMbI60sik8ne0WjIGmEl2vmOLQp_5DUsddNspLejFL53rIUt6ytIzfQVBWzD2Cajpl5jr1yV8Zh3WFo0NNSB237QYfHwWqdzgTxX9uVhQtKzXeDH3BTcv4vbnAvXMytdo9swOwk81HiGbQxjpEoE5QfHGKK5Ps5SEAoUzaW5-XaCIsBfVE2Tvt-tomHBtfU3cXksx-mXMT5PRmz44x5lh9nMQ8P1Gh7zJPcTkWMnESDab39gbGwqxiBCP1xt8McVBjSCeufPF7dSSj2_lyoRr8092AOBDwweOsP73M6a53txfpnNfqW3gJHIwxqA47PcK3VIh8XxoPsUad3w9LiSL2j2ZZFlqCGMhRXgECaq7mHwbSajr09M24O3OUC1Y-n9RbG3aGNlp7cnxmAB_SOQZKLMpBkUsrr08EBh_pNcNt-4EZEEiSM4mdKehmAVsPKfZc9tRJVC0T8M0UY=w400-h444-no
   
.
.
.
 
 
 
https://lh3.googleusercontent.com/dFWDThS0KLxdth8SYV9B9uIXuy-Sts9kTUrlyaV1vHNQUlWqlL930hY6165ToOE-bOrwuc5SlQ8yAmtYrrq1qzhPWq93EeoyA23gzkMiKn3nXa_FMr69A3672PHuLuEicdexW0uBqOUaU8IPGTjTuhJ4iZkUddLvcq8W2zqRv4-Nb8lbwICvkvxqXEg3kp1seF7D641TXTeo0e04zIuNJZn209IfnSxAzj6fUhe79pPb8byoLHDwuhZRi80kMKtyFttSFUpFmqTZZ7UC_C9yp0r72UmCx-3y_ronzY_cy6KQ7ENQHicfKakUWsgWOscHg-A5hh0wpK-PcVnDJR9knrfrZSmGibFMI0amoYg7kjQaVRaQRnJ3SG83kKQBwTcZZCqf_qoR9lljTKj3WMsXkINjCwEgbBTbwmfosdWR0wGnFSnYNK6jO9qrSo2RK_uncu2jf87_-l6RXYYDUaViq5I_-_AkfWnh6TWnMQRm2qaoSs7fGBidOUXsrWqXd2VvpmyfnDPJGisLD4aJldEg6CgizqwZOmzqvjZURfzOz3mE-ynrZZ-TI_LYkpKPEkX7GvVI9vscddqdpgpC17uAUZGgMEIYfQP8fXDRojQpLSqXjNlUSAABOFwC8oFiCWuEh8sxeq4n9X354Yfr9Mh59w5HmdzzmapKMQ=w285-h142-no
L'UNEF (GAUCHE ÉTUDIANTE) QUI BLOQUE LES UNIVERSITÉS POUR DÉNONCER «LE RENFORCEMENT DE LA SÉLECTION» ENVOIE UN DOSSIER DE PRESSE... BOURRÉ DE FAUTES D'ORTHOGRAPHE !
https://lh3.googleusercontent.com/3hCmoDrg-sIkkh-FzAOsV4TXGrHA7AK_CA7tqn3NWEpODgpJ922yXq6VsSEkRiFS33DUBmHKxhHdW1yAnDBSranEbprYQBG40DbQz39Br6uL199nzmRUcL-2vRW5orpmAafBMDyZoJT2hF-fE8Ej2jSe9R2JGngNONrwNOmXua8VguH2NlxdbgTg3ffgeEA9ScJ8Ro_NMzU7FtFh3TseDt40FNiTNjV2CqaH0HoWp1Zl1IkhlUBdMNhaUbHf6Pvb8Vm-TVBMYA27U7dlUeNFtruUN9S_WA2ehMnoa1SbTn1JPLEVyzgwob-t67UIN_tPsG7O2CW612dZkylB6KiMMcILiWMlFYf6cLIUDPMYIRBo35wthCRGvBGu5hNbtWaMOoF9qTjNciZTzwOC3wE9pM10Qpcjlji8_oRNoOcYmFaHtQfcsoAB4xn-3jN2l-8tgf3mzZKJrEZtAza15IdOdxaZu54Pnnjpo6ZFKV-fGH9MLbHl-T0jUWVA-o8OwSPADGTYMbI8wOHK7g7cjvt_pd4pW33FlO_HS9koBoaF0tiKxsCyl6H6UU1vXR2FZTnzK58RDDEXBdW5jSmgnoucR_kNchRt7aaxOLcF0EiBJzKREk8r4Y1OFajxuY859vHYf9t2W-XTKjdUyUy2D_05eKfF6-EgSWUT0w=w617-h821-no
.
.
.
.
.
NAJAT VALLAUD BELKACEM MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
.
.
.
https://lh3.googleusercontent.com/TAxCwoZx3bWzlN2v8w0Q4r1R3DyoU21_AfE-hJqDyyaC7_o-HllrJjMuUYuVNkIcOusgWAfU7MSM3w-DhERqgcHnxo52YaHvnHFznwJ7jiA9uHPGNrT0Z2xpW0g6oc7MTQYNgO1RNObrDmrSENr9PagANz1Xd1lhfJVw5XDrwBx368hoPS-k6oqmJouW7Bh4yZsGUK7k4H3Z51LGVbPYND5NxhBWW6xGh30j6FtI08yGlLwAtMAbddeYDCOYJHbrh0_qG2rmeT61quUD3UKgn4egFQczJ5jnZYGWYBp-UtjuHvkdm8kh-LLgZg8KuvNOMEU6uMmlaK-8xXDwCZm2_3QaN6U97F_ILFl50WHNz7d4IbYjHjC7qxZzNKO9MRMvWfRBiU7uE7lHaMp5AU7OQiNnm2hL_imT7p3yuv-ENHb7ebPNB9rHAa5dOE1o6FaZfLYsd85TX_I3_Oys2LcTbRCzyoY2cqiokzbzPBoXWHUbymc-TrsSigm9Z_vrNwzJwXEz1TOy_d75RL_FcsEQXAeqd0FvzLNhfEizHDDhAhJILOUf9QwYND87tXJ8n1AnzeeUANdmMTSut58ua8E0YcOv1IPoaKalS5DgQ5nwEJ5sHfobZQhN0px0H23lI52Kobjf6xtJ8J958rVRHTzwbk-eMFgyba8xvOPKqWAzJj0=w280-h179-no  
.
En visite vendredi en CORRÈZE, NAJAT VALLAUD BELKACEM MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE a laissé une faute d’orthographe dans le livre d’or de la gendarmerie de TULLE.
.
La bourde porte sur le mot «professionnalisme». L’ironie en est d’autant plus grande.
.
On peut y lire : «A toutes les équipes de l’École de Gendarmerie de Tulle, Mille mercis pour votre engagement aux côtés de nos personnels de l’Éducation. Votre expertise, votre professioNalisme impressionnant nous sont plus que précieux. Amitiés. NAJAT VALLAUD-BELKACEM».
.
.
.
MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
.
.
.
.
 
   
.
.
.
AUDREY AZOULAY MINISTRE PS DE LA CULTURE
 
 
https://lh3.googleusercontent.com/DuO_Kcjdz_JoW1YgsX713i8ZPpgPtYdK2-cqRkQO7J43k4CUB5e5zdY_PHC3o-0B9rgxDlGvxpZzByYSy2v2YlZZgb3SNKzpQFaeuyBDkS4Fs-KRqMtF0_6jpAw2uqaMIYA8H8dZ5KYA8_4QltQA2GkAu2oBpk_14n3-JKj1XDqlmDDWvp3sBtqwx0863Ru7f221XCikGoVBo1lroZIPwWcVaOE4AadXitRSbwI7D6jO0EE3MlY5gjSaTYezmvThvNSxGeM97MQapbxDGnwpXmQYWowTItHihAa3e2o89sf1ZrXOJkhvWwXJx6qwLPrv2C5lnpV8L30jAeVZXgPAiHTpDzUzi0P6bNjh-3zZGkFmwiXRcq8v_12wGN_g6COBckYV3X7KybchiOShvSycm40C9bWOMPBbTlbniDB1x4frundR2er-Qofe09ClcGVF77B3GE3jjLA_bfw0VICdsQMfE2sDowW2xA4y3D-WlVGPo5aJBAkgvkm39ShpSwPw12mGcd5urhYJ-GlGQzSfpPH-xRQSU6yDJADkHBJQyxbVSrCYxT7MUhO1BDCZNkjcd1aHo92SMyziW-EoSoU2I57eIGmSR8GKVMHU1aPKjfAKWuviz8Jb8QhF_PxDYOXVFESQc8uye6mVrv4vItpwA0n6xC1q69fJLTQtpt1z9pU=w280-h167-no
 
AUDREY AZOULAY est titulaire d'une maîtrise de sciences de gestion de l'université Paris-Dauphine (1994) et d'une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’université de Lancaster (Royaume-Uni)12,13. Elle travaille durant ses études dans une banque, ce qu'elle indique avoir « détesté »2.
Élève de Sciences Po (section Service public, 199614), où elle rencontre son futur époux5, entre ensuite à l'École nationale d'administration (ENA) en 2000 (promotion Averroès).
 
.
.
.

MYRIAM EL KHOMRI MINISTRE PS DU TRAVAIL
 
   
.
.
.
DES JOURNALISTES
https://lh3.googleusercontent.com/NpKwlMZJLuqi9EdAus4rzzc8dSpkn351YlxI0AFRCID2lyRDW1IUwaiAus4PkfUqsP6ev1WK6x0VkR_X6w_8_io6-TMIZzgey8z0-yZ6zPWmrFtJlaLWnSd-8zaUub20MYdNii_sWfoVfm8Mj6L33TgjDKzXkSitiqGoDdav4DCl5Gwd5vYEDA8su5TnW_1Mrwdj5NPo9PQkQNIbNrO3LNypF72T5Uw7KpVRHujOTJ-jhd4cnDs6xHoxAphoYbVbb09mSr8Pu-TwceLki7EiDK3JnuKLhZ2AhSbS2QJKF-ErZcyY2xU_PczWjpjpaYM3Im4XC5_hivE7HIyiBZ6XBR-GV-Yq4nnYwo8eaii14zFKTpwzI8tP-ujut3JVjmQStpCc3JMGZEmkR4XGEDQZ6vF6GgjLIoIqqC0oY9FZyIy3zaqXpHZIZq2o4Neks4WJtHWhh6e1UpbapJkgeedOszCZS_JK5VYbJx2_0Uc9y6FMMT8FTZJfKUxHECoilU5vnPDtLo1BmrVfx49TqyY7UU2uJQ3rkb9j3rEsBct7DfdN-ymcpxF0NKad7HTfK7fmj3Sl7QX8gSARr0fRZuBiiUZgUtchAznV1_cD3aIKgGLnof2CRVK0XI6nN-QgdeqXdcQU5mbQjGit4qag-0wfVGnrrHdo-iB0Dw=w500-h678-no
.
.
.
AURÉLIE FILIPPETTI DÉPUTÉE PS DE LA MOSELLE
 https://lh3.googleusercontent.com/Xv4K5c5ZRAfHI5EcKFpfF1oCpFryGMRjE3a23z0TDMxujDk0Kuyxa6sdcPhADphcTF69op29IGqkGbV23ARjwH1BVwqzQd-gjiXvKnq83pmCTqmP59gsvtSg_85EfChSYnq8cfReQ0g3vpe7es6ZZ6xsk_omx-9p-_ZMEojwhKE17tljUHoW1cMPyW80CBJdXES7KJyd3bD0giBsUJT3Lk1aJ2ACmX7EFSQjlYKiPS2w9XjwGaZwNIKeKbebq-w71MTR2icj_An0IniTYRXpxP7_cwP0UGyPiwxrpO6bBPN5EiSt1xJRaaWTtkXdnOBXc3fef1cPanu30WoryTu1aOLCwkBRkQmvdb4b3HhBgPwXySEtnc2BtgUG7BdDB5xSkwpXRCMvtE-GHLoQNBZ2R3PVk_FwWxV-hP5JJk6aaONq20bYmtgZb7DrQzVtLF134NE0CgDET_HyOXB7VqgsQ9WsOM3I-YKfBqhhf9VlCSkWhuSqHxpX57L3iG7Y39_1OKuFoGrfEMezndnAI9mW0q4Mu8UYpMvi4ZWu0m3w9ZmVnZ2WCQDMus5zFG9azZslHbUFfBJSSxYkoFtUPSVtJrgAi-0qh1Erst_aUd-FMLMuFgIpZNMG-4FBjkfUGNMS765ElEkGXCWQVpSKf9mFdh9EWWsRdRSHM9PzdiRDzYs=w504-h246-no  
   
.
.
 
NOUVELLES RÈGLES DE GRAMMAIRE : COMPLÉMENTS D'OBJET DIRECT (COD), INDIRECT (COI) À LA DISCRÉTION DE CHACUN
7 JANVIER 2017 LE PARISIEN
.
Peut-on écrire «le plafond s'émiettent» ? On serait tenté de dire non, trois fois non. C'est désormais un peu moins clair. «On m'a expliqué en formation continue, en me citant cet exemple, qu'il existe un degré d'acceptabilité des erreurs des élèves, s'ils peuvent justifier la logique de leur démarche», raconte ANNE-SOPHIE DUCATILLON, PROFESSEUR DE LETTRES dans un collège de SAINT-AMAND-LES-EAUX (NORD). Certains de ses collègues, professeurs des écoles ou de collège, ont découvert, dans les nouveaux programmes entrés en vigueur cette année, une notion jusqu'ici inconnue au bataillon des écoliers : le PRÉDICAT. Prédi-quoi ? Depuis le retour des vacances de NOËL, enseignants et parents penauds devant les devoirs du soir s'étranglent sur les réseaux sociaux.
.
Cette nouvelle notion, apprise aux enfants en français à partir du CM 1, est censée faciliter leur compréhension des phrases, avant d'aborder un peu plus tard LES COMPLÉMENTS D'OBJET DIRECT (COD), INDIRECT (COI) et d'autres réjouissances. Difficulté supplémentaire, liberté pédagogique oblige, certains ont décidé que le prédicat ne passerait pas par eux et ne l'enseignent pas. Et il n'a toujours pas fait son apparition dans les manuels.
.
«Je continue de faire dictée sur dictée, mes élèves ont un tableau de conjugaison par semaine à apprendre et j'ai ressorti mon BLED et le BESCHERELLE», explique HERVÉ BOREL, prof à LA CHAPELLE-LA-REINE (SEINE-ET-MARNE), bien décidé à résister.
.
URGENCE
.
Au CONSEIL SUPÉRIEUR DES PROGRAMMES (CSP), à l'origine de ces changements qu'on n'appelle pas réforme, on revendique une vision utilitaire de la grammaire, qui n'est plus considérée comme un art en soi. «On apprend ce qui va servir, plutôt que de commencer par les exceptions», fait valoir SYLVIE PLANE, professeur en sciences du langage et vice-présidente du CSP. Ces mêmes exceptions ne sont expliquées qu'au fur et à mesure que les enfants les rencontrent au fil de leurs lectures... Et s'ils ne lisent jamais une histoire mettant en scène un chacal, ne sauront-ils jamais qu'on ne dit pas des chacaux ? «Eh bien oui, ils ne sauront pas. Il y a plein de choses qu'on ne sait pas», assume SYLVIE PLANE. De même, les verbes ne sont plus appris systématiquement à toutes les personnes et tous les temps, «mais d'abord dans leurs formes les plus fréquentes», même si, à la fin de la 3 e, les élèves sont supposés les avoir tous abordés.
.
«Moi, je trouve intéressant de faire comprendre aux enfants qu'une phrase n'est pas une construction de LEGO, mais qu'elle a une logique, plaide LIONEL PAUVERT, professeur parisien de 57 ans. Peut-être faut-il laisser un peu vieillir ces nouveaux programmes, les laisser décanter et garder ce qui marche, avant de pousser les hauts cris, comme à chaque nouveauté à l'école...»
.
Il y a en tout cas urgence. Selon la dernière enquête du MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE, révélée en novembre sur le niveau en français des écoliers, le constat est affligeant. Sur une dictée de dix lignes, proposée en 2015 à des élèves de CM 2, les enfants ont commis 17,8 fautes en moyenne, et ils n'étaient qu'un quart à mettre un «s» à l'adjectif «inquiets» au pluriel.
.
LE MOT : PRÉDICAT
.
Le mot, nouveau dans les salles de classe, existe en fait depuis des siècles : il a été inventé par ARISTOTE, et utilisé longtemps dans la grammaire latine puis française. Il renvoie à une notion connue des grammairiens, qui permet de distinguer dans une phrase le sujet (par exemple : «le chat»), et ce qu'on dit de lui (par exemple : «boit du lait»). Le ROBERT explique ainsi qu'en linguistique le prédicat désigne «ce qui, dans un énoncé, est affirmé à propos d'un autre terme (sujet ou thème)». Dans les nouveaux programmes, il doit servir à décomposer la phrase, pour en comprendre la logique, avant d'aborder les notions plus complexes des COMPLÉMENTS D'OBJET DIRECTS ou INDIRECTS, qui restent nécessaires pour appliquer les règles d'accord.
.
.
.

.
«L'ÉCOLE PUBLIQUE VIT SON DERNIER SOUFFLE»
4 JANVIER 2017 BFMTV
.
Le nombre d'enseignants titulaires qui démissionnent de l'ÉDUCATION NATIONALE a augmenté de 50% en quatre ans, selon un rapport publié en novembre. Et pour JULIA, auditrice de 100% BACHELOT, les politiques sont en cause.
LES ENSEIGNANTS SONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX À CLAQUER LA PORTE DE LA SALLE DE CLASSE. Selon des données publiées dans un rapport sur le budget de l'EDUCATION NATIONALE, LE NOMBRE DE DÉMISSIONS a fortement augmenté depuis 2012, aussi bien chez les ENSEIGNANTS STAGIAIRES que chez les titulaires. En quatre ans, le nombre de démissions d'enseignants stagiaires a triplé dans le primaire et doublé dans le secondaire. Une tendance qui se confirme chez les enseignants titulaires (+ 50% en quatre ans).
.
Pour JULIA, auditrice de 100% BACHELOT, les responsables sont tout trouvés : ce sont les politiques. «Aucun de nos présidentiables ne se soucient de l'EDUCATION NATIONALE, estime-t-elle. L'enfance et la petite-enfance n'intéressent aucun des politiciens. Ce ne sont pas des thèmes prestigieux pour quelqu'un qui a de l'ambition». Et d'ajouter : «Je ne sais pas si nos ministres, nos anciens ministres ou l'actuelle, qui est tellement compétente (rire ironique), ont la moindre idée de ce qu'est un enfant de trois ans entrant en maternelle, dans une classe de trente enfants, dans une salle faisant entre 40 et 50m², soit en moyenne 2m² par enfant. Les conditions d'accueil sont donc vraiment inacceptables !»
.
«N'ATTENDEZ PLUS RIEN DE L'ÉCOLE»
.
«L'école publique est vraiment détruite, inexistante, assure-t-elle encore. Elle vit son dernier souffle. Pour preuve, alors que nous avons changé de régions, ils ne sont toujours pas au programme de géographie. Ensuite, l'apprentissage de la lecture a changé de cycles. C’est-à-dire que ce qu'on faisait en CM2, on le fait désormais en 6ème. LES ENFANTS VONT DONC METTRE TROIS ANS POUR APPRENDRE À LIRE. LES CP, CE1, CE2 FONT MAINTENANT PARTIE DU CYCLE 2 «APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX». DONC SI UN ENFANT APPREND À LIRE EN TROIS MOIS, IL EST OBLIGÉ D'ATTENDRE TROIS ANS QUE D'AUTRES SOIENT AU MÊME NIVEAUX».
.
«Depuis 20 ans toute la politique éducative est faite pour les enfants en difficulté, s'emporte JULIA. Mais en faisant ça, on creuse les difficultés. Il faut être honnête avec les citoyens français : classes moyennes et classes populaires n'attendez plus rien de l'école !»
.
.
.
.

16/12/2016

ÉDUCATION NATIONALE PÉDOPHILIE ET PROSTITUTION

ÉDUCATION NATIONALE PÉDOPHILIE ET PROSTITUTION
.
.
.
.
.
.
.
ÉCOLE ET PÉDOPHILIE
.
TARN LE PROF ENVOYAIT DES SEXTOS À UN ÉLÈVE DE 12 ANS
19 JANVIER 2017 LE DAUPHINE
.
Un professeur de CASTRES a été condamné mercredi à deux ans de prison avec sursis pour «corruption de mineur». Il avait harcelé un élève de 12 ans avec des SMS salaces pendant quatre mois avant d'être dénoncé par le collégien.
.
Un jeune garçon, élève de 6e, âgé de 12 ans au moment des faits, a été harcelé par son prof via des SMS salaces pendant quatre mois, selon LA DÉPÊCHE DU MIDI.
.
L’affaire remonte à 2014 et a eu lieu au COLLÈGE JEAN-MONNET de CASTRES, dans le TARN. L'enseignant en histoire-géographie, aujourd’hui âgé de 46 ans, a été jugé mercredi devant le TRIBUNAL CORRECTIONNEL pour «corruption de mineur». Divorcé et père de trois enfants, il a refait sa vie avec une nouvelle compagne depuis.
.
AVEC DES PHOTOS
.
Les SMS à connotation sexuelle étaient parfois accompagnés d'une photo. Des mails ont suivi, puis des invitations, refusées par le garçon, à se rejoindre via une caméra devant SKYPE. Le collégien a esquivé pendant plusieurs semaines son harceleur, avant d’oser se confier à une amie puis aux responsables de l’établissement.
.
Le professeur a été condamné à deux ans de prison avec sursis assortis d’un suivi socio-psychologique de cinq ans avec obligation de soins. Il a été radié de l’EDUCATION NATIONALE après la découverte des faits.
.
L'enquête a établi qu'il était accro aux réseaux sociaux et aux «TCHATS» en direct à caractère sexuels avec des inconnus adultes, hommes ou femmes. Il fréquentait aussi certains sites pédophiles.
.
Il est désormais inscrit au fichier des délinquants sexuels et interdit d’exercer pendant une décennie un métier en relation avec les mineurs. Et bien sûr, il ne doit pas entrer en contact avec sa jeune victime, qui fait aujourd'hui l’objet d’un suivi psychologique.
 
.
.
27 ENSEIGNANTS PÉDOPHILES SUSPENDUS EN 2015
12 JANVIER 2017 L'ECHO REPUBLICAIN
.
Toutes écoles confondues, publiques et privées. Ces chiffres sont publiés à l'occasion de l'incarcération, mercredi 11 janvier, d'un enseignant du LYCÉE NOTRE-DAME DE CHARTRES, alors qu'il avait déjà eu deux condamnations. Le PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE DE CHARTRES a rappelé :
.
«Condamné à deux ans de prison avec sursis et à trois ans de mise à l’épreuve en 1997, à CAEN ; et, en 2006, à GRASSE, pour agressions sexuelles. Avec interdiction d’exercer pendant cinq ans la deuxième fois» «Son casier judiciaire N° 2 est néant. Les condamnations ne restent qu’au N° 1 lorsque la mise à l’épreuve est terminée. Il faudrait revoir le système. J’ai alerté ma hiérarchie»
.
Une plainte pour viol avait également été classée sans suite. Tout fonctionnaire, comme tout employé du privé sollicité par son employeur, doit fournir un «extrait de casier judiciaire». Il s’agit en l’occurrence d’une partie, seulement, de la totalité du casier, dit «Bulletin N° 2», qui fluctue avec le temps. Des peines purgées en sont retirées et ne restent que sur le «Bulletin N° 1», qui n’est accessible qu’aux services enquêteurs et judiciaires. L’employeur peut ainsi ne pas savoir si son nouvel employé a déjà été condamné. Autre difficulté, l’extrait fourni à l’embauche n’est pas actualisé en cas de condamnation postérieure.
.
LE CAS DE CET ENSEIGNANT N'EST PAS ISOLÉ. 12 ENSEIGNANTS EN PRIMAIRE ET 15 DANS LE SECONDAIRE ONT ÉTÉ SUSPENDUS DE LEURS FONCTIONS EN 2015 POUR DES DÉLITS PÉDOPHILES. SOIT 27 ENSEIGNANTS AU TOTAL. 19 AVAIENT ÉTÉ RADIÉS EN 2014, 26 EN 2013, 15 EN 2012.
.
.
.
L’ÉDUCATION NATIONALE DE NAJAT VALLAUD-BELKACEM DANS LA TOURMENTE
11 FÉVRIER 2015 LE ROUGE ET LE NOIR
.
* On apprend ce matin par RTL qu’un professeur de 28 ans exerçant dans le 11e arrondissement de PARIS a été placé derrière les barreaux pour détention de fichiers pédopornographiques.
.
* Hier, ON APPRENAIT qu’un instituteur qui avait fait des avances sur Internet à ce qu’il croyait être une fillette a été relaxé de corruption de mineur et uniquement condamné pour possession d’images pédopornographiques.
.
* Mi JANVIER, c’était à ESCAUTPONT, dans le NORD, qu’un instituteur était mis en examen pour agressions sexuelles sur mineures.
.
* Fin JANVIER, la cour d’assises du TERRITOIRE DE BELFORT jugeait le cas d’un professeur de musique accusé de viol sur un garçon âgé de 14 ans,
.
* Dans les DEUX-SÈVRES, le tribunal correctionnel jugeait les «invitations» sexuelles envoyées par un enseignant.
.
* Début JANVIER, À LONGUÉ-JUMELLES, dans le MAINE-ET-LOIRE, un professeur de collège était arrêté pour le viol d’une élève.
.
* Fin DÉCEMBRE, NORD on découvrait qu’un autre enseignant était jugé pour diffusion d’images pédopornographiques dans la région de DOUAI.
.
* Début DÉCEMBRE, à KERGUÉNEC, en LOIRE-ATLANTIQUE, une enquête ouverte au départ pour agression sexuelle par un enseignant a révélé que celui-ci détenait plusieurs milliers de photos pornographiques d’adolescents.
.
* MARS 2015 VILLEFONTAINE (Isère) Une quinzaine de plaintes ont été déposées contre l’instituteur de Villefontaine (Isère). Les parents sont hantés par une question : combien de viols ?
.
* AVRIL 2015 RENNES un professeur de sport a été suspendu
..
* MARS 2015 MOSELLE collège de Marly des photos dénudées envoyées à un élève
.
* MARS 2015 VERSAILLES Un instituteur de Versailles écroué pour des viols présumés sur une fillette du Rhône
.
* AVRIL 2015 LILLE (Pas de Calais) Cet enseignant a été condamné en comparution immédiate pour possession de photos à caractère pédopornographiques à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer
.
* AVRIL 2015 PERPIGNAN école Boussiron instituteur à la barre pour abus sexuels
.
* AVRIL 2015 RUEIL MALMAISON école publique Claude-Monet (Hauts-de-Seine) un instituteur a été suspendu ce vendredi après la découverte d'images pédopornographiques dans son ordinateur
.
* AVRIL 2015 SAVOIE, école de La Planaise, responsable de plusieurs classes de l'école un enseignant de 49 ans visé par 43 plaintes pour viols ou agressions sexuelles sur mineurs avait dirigé des séjours dans une colonie, en Charente-Maritime
.
* AVRIL 2015 POITIERS lycée Camille-Guérin Un professeur de philosophie âgé de 52 ans a été placé en garde à vue. Il est accusé par trois de ses anciennes élèves d’ «agressions sexuelles» et «d’agressions sexuelles et viol sur personne vulnérable», pour des faits commis durant l’année scolaire 2013-2014
.
* FÉVRIER 2016 ESSONNE le prof arrêté pour pédophilie avait déjà été condamné à 15 mois de prison en Angleterre en 2006 pour «relations sexuelles avec un enfant»
.
Alors que les affaires se multiplient et sont le plus souvent étouffées par le ministère de l’ÉDUCATION NATIONALE, on ne peut que s’interroger du silence des médias nationaux.
.
On s’étonnera de ne pas voir apparaitre les titres suivants : Pédophilie :
.
.
.
NAJAT VALLAUD BELKACEM ET CHRISTIANE TAUBIRA RECONNAISSENT LES GRAVES DISFONCTIONNEMENTS DE LEURS SERVICES RESPECTIFS
.
SILENCIEUSE, DÉJÀ LORSQUE LE SCANDALE DE LA LIGNE AZUR, PARTENAIRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE, ÉTAIT DÉNONCÉ PAR LE CONSEIL D’ÉTAT (Le rapporteur évoquait alors que certaines pratiques illégales comme l’usage de drogues ou la pédophilie étaient présentées par la LIGNE AZUR sans que leur illégalité ne soit soulignée), NAJAT VALLAUD-BELKACEM a le devoir de communiquer sur ces nouveaux scandales et lever l’Omerta sur les chiffres des abus sexuels au sein de l’ÉDUCATION NATIONALE.
.
.
.
.ÉCOLE ET PROSTITUTION
.
9 MARS 2017
.

SE PROSTITUER POUR FINANCER SES ETUDES

.
.
.
L'INQUIÉTANTE ARRIVÉE DE LA PROSTITUTION DANS LES COLLÈGES
10 AVRIL 2015 MADAME LE FIGARO
.
Entre 6 000 et 8 000 mineurs se prostitueraient en FRANCE selon les associations, qui alertent sur de terribles pratiques se développant dans les toilettes des collèges, et ce quel que soit le quartier. Enquête sur un phénomène encore tabou.
.
«En quatrième, j'ai pratiqué des actes sexuels avec un garçon de ma classe dans les toilettes du collège pour 15 euros. Pour moi, ce n'était pas très grave, d'autres copines l'avaient déjà fait. Aujourd'hui, j'ai tellement honte...» À 14 ans, JULIE habite dans les beaux quartiers de la capitale et n'est pas la seule à s'être ainsi prostituée. C'est aussi le cas de CAROLINE, qui habite dans le 17e arrondissement de PARIS : «L'année dernière, j'ai fait une fellation et pratiqué la sodomie avec deux garçons pour avoir un téléphone. J'avais 13 ans» Elles font partie des dizaines de jeunes filles qui ont fini par craquer et tout raconter à leurs parents. Ensuite, elles ont vu des psys, certains travaillant avec des associations qui alertent aujourd'hui sur l'ampleur de cette prostitution infantile dans les toilettes des collèges.
.
«Ce phénomène s'étend», assure la pédopsychiatre MARTINE GUYART, spécialisée dans l'accueil des jeunes se prostituant. Dans son cabinet situé dans le 16e arrondissement de la capitale, elle a «reçu, depuis la rentrée, une dizaine de jeunes de l'ouest parisien qui ont échangé leur corps contre une petite somme ou un objet. S'il ne faut pas s'affoler, la société doit réaliser que cela se développe»
.
«NOUS NE SOMMES PAS EN THAÏLANDE»
.
Provoquer cette prise de conscience, voilà l'objectif de la présidente de l'association AGIR CONTRE LA PROSTITUTION DES ENFANTS (ACPE), ARMELLE LE BIGOT-MACAUX : «Dans les toilettes des collèges, via Internet, de 6000 à 8000 enfants se prostituent en FRANCE, des Français ou des étrangers. Certains pour survivre. Il est temps de réagir» Par «enfants», ARMELLE LE BIGOT-MACAUX entend des «mineurs». Et si elle utilise ce terme plus frappant, ce n'est pas sans raison : «Cela fait des années que nous alertons les services publics, et très peu de choses sont faites. Pourtant, il s'agit d'un sujet de société aussi important que la drogue dans les années 1990»
.
À la BRIGADE DE PROTECTION DES MINEURS (BPM) DE PARIS, le COMMISSAIRE VIANNEY DYÈVRE tempère : «Ces chiffres sont exagérés et ne proviennent que d'estimations faites par les associations. Chaque année, nous traitons entre 20 et 60 cas de prostitution de mineurs à PARIS, jamais plus. Cela existe, mais nous ne sommes pas en THAÏLANDE. D'autant plus que le proxénétisme de mineurs est passible de 20 ans de prison et de 3 millions d'euros d'amende. C'est assez dissuasif pénalement» Du côté des associations, cet écart ne serait dû qu'au fait «que les dépôts de plainte sont très rares».
.
Si les chiffres de la police semblent n'être que la partie émergée de l'iceberg et ceux des associations paraissent élevés, «c'est parce qu'il s'agit d'un phénomène très diversifié et dont les formes varient perpétuellement», explique ADRIENNE O'DEYE, sociologue et anthropologue, coauteure du dernier RAPPORT SUR LA PROSTITUTION DE MINEURS À PARIS remis au MINISTÈRE DE LA JUSTICE en 2006. Depuis, «avec tous les moyens de communication, cela échappe à tout contrôle. Identifier le problème et avoir des chiffres précis est quasiment impossible».
.
HAUSSE DE LA PROSTITUTION OCCASIONNELLE
.
D'autant que l'expression «prostitution des mineurs» regroupe différentes pratiques. La plus répandue serait celle entre adolescents, comme l'explique ARMELLE LE BIGOT-MACAUX : «La prostitution occasionnelle dans les toilettes des établissements est en hausse. Les psychiatres avec lesquels nous travaillons nous font part de nombreux cas» Elle évoque aussi le cas des LOVER BOYS, ces garçons qui «mettent à la disposition» de leurs amis leur copine en échange de quelques euros ou d'objets, comme des téléphones. Un vrai cas de proxénétisme qui ne revient jamais aux oreilles de la police»
.
D'autres types de prostitution sont tournés vers les adultes : des filles qui se prétendent majeures et passent des annonces sur les réseaux sociaux, des jeunes qui vendent leur corps contre un loyer ou un repas, et des mineurs exploités par des réseaux. Des pratiques contre lesquelles il est très dur de lutter, comme l'explique le COMMISSAIRE VIANNEY DYÈVRE : «Nous écumons les sites, mais comment vérifier l'âge d'une fille si personne ne porte plainte ? C'est pareil pour celles qui sont sur le trottoir : il est très compliqué de déterminer si elles sont majeures. Pour cela, il faut qu'il y ait un signalement, et les clients ne savent quasiment jamais qu'elles sont mineures. Et le reste des pratiques est assez invisible»
.
«LA DÉSANCTUARISATION DU CORPS»
.
Pour les associations, il faut lever le tabou de la prostitution occasionnelle. Celle qui ne semble «pas grave», si l'on en croit le discours des jeunes filles. Et que personne ne parvient à stopper faute de prévention. «Les professionnels de l'éducation et du social, comme les associations, ne sont pas du tout sensibilisés à ce problème. Alors comment voulez-vous que des comportements déviants soient détectés ? regrette la présidente de l'ACPE. C'est la raison pour laquelle nous avons réalisé une vidéo choc, diffusée sur Internet»
.
Quant aux jeunes, ils découvrent souvent trop tard les effets néfastes de ce commerce qu'ils croyaient anodin. «L'une des raisons de cette inconscience est une «désanctuarisation du corps» chez pas mal de jeunes. Ce n'est plus quelque chose de très intime, d'extrêmement précieux. Et cela s'est accentué avec le libre accès à la pornographie. Désormais, faire une fellation pour quelques euros ce n'est «pas grave», explique la pédopsychiatre MARTINE GUYART. «Forcément, les actes augmentent. D'ailleurs, certains enfants que je vois ne se rendent même pas compte que c'est mal et interdit» La professionnelle s'inquiète de voir le sujet rester tabou. «Très peu d'études, aucune mesure concrète, pas de campagne de prévention... Des milliers de mineurs se prostituent, et on ne fait rien»
.
.
.
.ÉCOLE ET TOURNANTES
.
.
BONDY (93) : SOUPÇONS DE VIOL AU COLLÈGE JEAN ZAY
14 DECEMBRE 2016 LE PARISIEN
.
Sur la grille d’entrée de l’établissement, aucun mot n’informe les parents du drame qui aurait eu lieu lundi après les cours, au COLLÈGE JEAN-ZAY DE BONDY. Pourtant la nouvelle a rapidement circulé auprès des élèves. «Une adolescente a été violée par des gars du bahut», lâche un groupe de jeunes filles croisé, mercredi après-midi, à proximité de cet établissement classé REP + (RÉSEAU D’ÉDUCATION PRIORITAIRE), situé dans le quartier nord de la ville. Ces trois élèves de troisième se disent «choquées» de connaître à la fois la victime et les auteurs présumés.
.
Lundi vers 16 h 30, une ado de 13 ans aurait été entraînée par quatre jeunes âgés de 14 à 16 ans dans les toilettes du collège. «Deux d’entre-deux auraient alors abusé d’elle tandis que les deux autres observaient la scène», indique une source proche du dossier. Mais les enquêteurs restent prudents. «La victime a désigné ses agresseurs qui réfutent les accusations. Ils contestent tous avoir été présents sur les lieux» Interpellés mercredi matin, les quatre jeunes étaient encore en garde à vue mercredi soir. Celle-ci a été prolongée.
.
D’après la jeune fille, il s’agirait «d’une pénétration digitale». Cependant, son récit reste sur certains points assez confus. L’un des auteurs présumés aurait pu démontrer qu’il n’était pas dans les toilettes au moment indiqué. L’examen médico-légal de l’adolescente a établi «qu’elle présentait des lésions qui pourraient être compatibles avec sa version des faits», poursuit cette même source.
.
«On n’aurait jamais cru que des camarades de classe soient capables de faire un truc pareil…», regrette une élève, qui semble tout de même avoir du mal à réaliser la gravité des accusations. «Un collégien, ça peut aller en prison pour ça ?», s’interroge-t-elle.
.
Mardi, l’INSPECTION ACADÉMIQUE — qui a accompagné la famille de la victime dans son dépôt de plainte — a mis en place une cellule psychologique au sein de l’établissement. «Il n’y a pas eu d’élève témoin de l’agression», précise tout de même le RECTORAT DE CRÉTEIL. Les quatre auteurs présumés ont été exclus à titre conservatoire en attendant de passer devant un conseil de discipline.
.
La MAIRE DE LA COMMUNE, SYLVINE THOMASSIN (PS), se dit «scandalisée» par cette affaire, rappelant que la ville réalise un «travail de fond» dans les établissements scolaires, dès le primaire, pour aider les élèves à mieux appréhender les relations garçons/filles. L’édile a souligné que les familles qui le souhaiteraient seraient accueillies à la MAISON DES PARENTS. «Ma mère flippe grave !», lâche ainsi une adolescente, qui se sent pourtant «en sécurité dans l’établissement».
.
Un avis qui n’est pas partagé par les enseignants. Le vendredi 2 décembre, une professeur d’EPS avait été agressée par d’anciens élèves exclus de l’établissement. Le 6 décembre, plusieurs syndicats de JEAN-ZAY (SNES-FSU, SE-UNSA et CGT EDUCATION) avaient fait grève pour dénoncer l’insécurité qui régnait au sein du collège. Dans une lettre adressée à la DIRECTION ACADÉMIQUE le 5 décembre, les professeurs réclamaient la sécurisation du site, notamment de la grille arrière «devenue un lieu de passage fréquent». «Cela n’a aucun lien, tient à préciser le RECTORAT. Dans l’affaire de cette jeune fille, les auteurs présumés sont des élèves de l’établissement. Il n’y a pas eu d’intrusion extérieure»
.
.
.
.
ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE ET PROSTITUTION
20 OCTOBRE 2014 FRANCEINFO.FR
.
C’est une campagne choc que lance l’association AGIR CONTRE LA PROSTITUTION DES ENFANTS. En FRANCE, 5.000 à 8.000 mineurs sont prostitués. Parfois même en milieu scolaire.
.
Pour cette campagne, l'ACPE a délibérément décidé de provoquer. Une des vidéos bientôt diffusées à la télé et sur Internet,
MONTRE par exemple les toilettes d’un établissement scolaire. Par terre, un cartable. Derrière une porte, on devine la silhouette d’une jeune fille, accroupie, en train de faire une fellation.
.
LE LUNDI 20 OCTOBRE 2014
.
L'UNE DES TROIS VIDÉOS QUE VOUS VERREZ À LA TÉLÉVISION
.
Ces images sont choquantes mais bien réelles, dès le collège. Car parler de prostitution des mineurs aujourd'hui, ce n’est plus seulement sous la forme de réseaux tels qu’on les connaissait avant. MARIE DERAIN, ancienne Défenseur des Enfants, soutient la campagne. «L'enjeu c'est d'éviter que des enfants s'organisent spontanément pour se prostituer eux-mêmes ou bien d'entrer dans le système des «BOYS LOVERS» avec des questions qui vont prostituer leurs petites amies au motif justement que c'est une preuve d'amour si elles sont capables d'aller coucher ou faire une fellation à un autre garçon».
.
«Il faut juste reconnaître que ceci est un risque dans notre société»
.
Les «BOYS LOVERs», ce sont des sortes de proxénètes adolescents donc. Un phénomène très difficile à accepter. Tellement difficile d’ailleurs que la question reste pour l’instant taboue. Et notamment «parce que les adultes sont mal renseignés et donc ne savent pas comment l'aborder». L'une des solutions contre ce phénomène, c'est donc d'en parler. Et c’est bien l’objectif de la campagne lancée par l’association AGIR CONTRE LA PROSTITUTION DES ENFANTS. Sa présidente, ARMELLE LE BIGOT-MACAUX, reste mesurée : «Il faut juste reconnaître que ceci est un risque dans notre société. C'est tout. Moi je n'agite pas de drapeau rouge. Je préviens qu'il faut être vigilant et attentif».
.
UN NOUVEAU TERME : LE MIOL
.
L’ÉCRIVAIN CLAIRE BÉREST A PASSÉ TROIS MOIS À LA BRIGADE DE PROTECTION DES MINEURS DE PARIS POUR SON LIVRE ENFANTS PERDUS, ENQUÊTE À LA BPM AUX ÉDITIONS PLEIN JOUR. Et la première affaire à laquelle elle a été confrontée concernait «des enfants de douze ans, qui faisaient un JEU «action et vérité» et dont les enjeux étaient des sodomies et des fellations. Ça a été filmé et c'est comme ça que c'est arrivé à la brigade des mineurs».
.
La brigade des mineurs, qui, devant cette perte de repères chez les adolescents, a ajouté un nouveau mot à son jargon : le MIOL. Un «viol difficile à caractériser entre des enfants jeunes qui n'ont pas conscience de leurs actes».
.
L'association ACPE met à la disposition des enseignants
UN KIT AVEC UN LANGAGE SPECIFIQUE
.
.
.
.
. CONDITIONS DE VIE POUR NON BOURSIERS OU BOURSIERS A 250 EUROS
.
9 NOVEMBRE 2014
.
CHÈRES ÉTUDES EN FRANCE POUR LES ÉTUDIANTS ET LES DIFFICILES CONDITIONS DE VIE POUR NON BOURSIERS OU BOURSIERS A 250 EUROS/MOIS PENDANT QUE M. MONTEBOURG OBTIENT UNE BOURSE DE
34.500 EUROS POUR 4 SEMAINES
.
.
 

30/09/2016

L'ÉDUCATION NATIONALE ET SES RÉSISTANTS

L'ÉDUCATION NATIONALE ET SES RÉSISTANTS


 
Comment retrouver l'excellence perdue
.
.
.
DES RÉSISTANTS : ANNE COFFINIER
.

6 OCTOBRE 2016
.
ANNE COFFINIER : ÉCOLES HORS CONTRAT DÉCROCHAGE SCOLAIRE SCOLARITÉ USA ENA
ANNE COFFINIER MÈRE DE FAMILLE
.
NORMALIENNE ET ÉNARQUE, DIRECTRICE GÉNÉRALE DE LA FONDATION POUR L'ÉCOLE
.
.
.
DES RÉSISTANTS : APPRENDRE À LIRE À 3/4 ANS ET MAITRISER LES 4 OPÉRATIONS
.
 
.
CÉLINE ALVAREZ : UNE CHERCHEUSE À LA PÉDAGOGIE PERFORMANTE
18 SEPTEMBRE 2016 FRANCE2
.
Après avoir vu ce reportage, deux sentiments s'entremêlent : l'émerveillement et la colère. L'éducation mérite largement mieux que l'immobilisme.

.
Pour aider les enfants à s’épanouir et à acquérir le goût d’apprendre, une jeune chercheuse, alors institutrice, a expérimenté une démarche basée sur trois points essentiels : l’action, l’amour et la motivation. Résultat ? Des gamins capables de lire dès l’âge de trois à quatre ans ou de résoudre des multiplications à quatre chiffres dès l’âge de quatre ans ! Et, le tout, dans la joie et la bonne humeur. Vous vous dites que l’ÉDUCATION NATIONALE a dû être enthousiaste et ravie ? Pensez-vous ! Elle a aussitôt demandé à la rebelle d’arrêter ses recherches…

.
Cette ancienne institutrice, c’est
CÉLINE ALVAREZ. Dans sa classe, elle invitait les enfants à faire le ménage, à s’habiller eux-mêmes, à découvrir des continents, à lire… Son but «stimuler le potentiel de ses élèves» . Une méthode géniale et efficace qui, malheureusement, n’était pas du goût de sa hiérarchie…

 .
FRANCE 2 a récemment consacré un reportage à cette expérience. Regardez, ça laisse un drôle de sentiment, entre émerveillement et colère.

.
Rageant, n’est-ce pas ?

 .
Pour se justifier, FLORENCE ROBINE, la DIRECTRICE GÉNÉRALE DE L’ENSEIGNEMENT SCOLAIRE, précise notamment une chose :
.
«Notre responsabilité c’est que ces méthodes soient le mieux évaluées possible»

.
Une priorité en tout point opposée au
SYSTÈME ÉDUCATIF FINLANDAIS. Dans ce pays, les professeurs disposent d’une grande liberté, appliquent les méthodes éducatives de leurs choix (en général, ils les utilisent un peu toutes) et ne sont jamais l’objet d’inspections. Résultat ? Les petits finlandais sont parmi les plus performants du monde !

.
Pour enrayer l’échec scolaire,
LA FRANCE ENVISAGE DÉSORMAIS DE RENDRE L’ÉCOLE OBLIGATOIRE DE 3 À 18 ANS (contre 6 à 16 aujourd’hui).
Qui sait, plutôt que de forcer les enfants à végéter dans un système qui ne leur convient pas, le mieux serait peut-être de repenser le système en question, non ? L’immobilisme est un risque. À l’inverse, l’innovation et l’expérimentation sont de formidables opportunités. Un grand bravo à CÉLINE ALVAREZ d’avoir essayé !.
 
Pour en savoir plus sur CÉLINE ALVAREZ, sa démarche et son expérience, voici son livre :
.
.
.
.
ÉCOLE HATTEMER LES SECRETS D'UN MIRACLE SCOLAIRE
4 OCTOBRE 2012 LE POINT
.
[...] Bienvenue au COURS HATTEMER. Discrètement blotti derrière la GARE SAINT-LAZARE à PARIS, ce petit établissement privé, laïque et hors contrat, est un véritable ovni dans la galaxie scolaire : on y ressuscite, de la maternelle jusqu'au BAC, une école qui n'existe plus, avec tableaux d'honneur, bouliers et dictées quotidiennes. La cour est grande comme un mouchoir de poche, sans arbres, la salle de gymnastique, elle aussi toute petite, est en sous-sol. On paie pourtant entre 5 000 et 8 000 euros l'année, on traverse bien souvent PARIS et parfois l'ILE-DE-FRANCE pour placer son enfant dans ce drôle d'îlot malcommode, miraculeusement préservé, espère-t-on, des allégements de programmes et de la déliquescence supposée de l'ÉDUCATION NATIONALE. Le nom, HATTEMER, est celui d'une préceptrice alsacienne dont quelques grandes familles parisiennes, à la fin du XIXe siècle, s'arrachèrent les talents. La demoiselle mit au point une méthode d'enseignement par correspondance pour les enfants de diplomates et ouvrit sa propre école en 1885 : ce sont ses principes qu'on applique encore aujourd'hui. D'ailleurs, elle est là, au fond du couloir, chignon sévère, robe longue figée dans un tableau sinistre devant lequel passent les capuches, baskets et cartables de toutes les couleurs des enfants d'aujourd'hui. Le long des murs, les photos de quelques anciens élèves. JEAN D'ORMESSON, ÉLISABETH BADINTER, JACQUES CHIRAC, ANNE SINCLAIR, CHRISTINE OCKRENT, JACQUES CHABAN-DELMAS, VALÉRY GISCARD D'ESTAING, FRANÇOISE SAGAN, JEAN-PAUL SARTRE : la liste des «grands» anciens (comme on dit ici) est sans fin. En un peu plus de cent ans, la moisson d'écrivains, d'artistes et d'hommes d'Etat passés sur les bancs de cette petite école qui fait pourtant peu parler d'elle est probablement sans équivalent dans le monde de l'enseignement privé. HATTEMER était, est encore, un sésame discret qu'on se transmet dans des cercles restreints, familles d'intellectuels passées ici de père en fils, grande bourgeoisie catholique préférant l'excellence laïque aux écoles confessionnelles, grande bourgeoisie juive, depuis quelques années beaucoup de familles chinoises attirées par l'exigence et la discipline du «cours». C'est un monde globalement aisé mais qui n'a que peu à voir avec l'élitisme des écoles privées de la rive gauche. Si l'on est «hattemérien», c'est moins pour l'entre-soi social que par la conviction qu'un enfant doit, qu'un enfant peut apprendre beaucoup. Beaucoup plus, en tout cas, que le programme auquel l'astreignent les écoles publiques et privées sous contrat. «Nous rencontrons toujours les parents candidats pour vérifier qu'ils adhèrent à cette idée-là, explique le DIRECTEUR, PIERRE LANSONNEUR, qui refuse 30 % de demandes. Tout le monde n'est pas d'accord avec le fait de pousser les élèves au maximum de leur potentiel, tout le monde n'est pas persuadé, comme nous, qu'un enfant qui apprend est un enfant heureux».
.
L'école édite ses propres livres, écrits par ses enseignants. La méthode ? Un apprentissage hebdomadaire, tout le programme de l'année étant saucissonné d'avance en semaines, et une inlassable répétition du contenu, au prix d'interrogations orales et écrites quotidiennes : on revoit chaque matin ce que l'on a vu la veille, chaque lundi ce que l'on a vu dans la semaine écoulée, chaque début d'année ce que l'on a appris durant l'année passée. Impossible de gravir un échelon sans avoir parfaitement acquis le contenu de celui auquel on se trouve.
«On dit qu'il faut oublier les choses sept fois pour les retenir, dit Mme DE MESTIERS, responsable pédagogique de la maternelle et du primaire.Eh bien, nous les réapprenons sept fois. Nos classes comptent 20 à 30 % d'enfants précoces, qui s'y sentent bien alors qu'ils sont souvent rétifs au système scolaire classique».
.
SOLDATS
.
On raille ici, comme s'il s'agissait d'un langage de fous, la fameuse «pédagogie active» et les évaluations de «compétences» à l’œuvre désormais dans l'ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE. On revendique comme allant de soi un apprentissage chronologique de l'Histoire, ainsi qu'un enseignement de l'histoire de l'art, jugé indispensable, dès la 6e.
On est professeurs militants, soldats et fiers de l'être d'une guerre contre l'effondrement supposé du savoir et de l'émulation.
.
«J'ai fait des stages dans le public après mon IUFM, raconte une institutrice , et, en arrivant ici, j'ai été très
surprise par ce que l'on exigeait des enfants. En fait, ils sont capables de beaucoup plus que je ne le croyais».
.
Au collège, au lycée, il faut bien suivre un peu, pour présenter BREVET et BAC, le programme national. Mais, au primaire, la liberté de contenu est totale et c'est là, bien plus que dans le secondaire, que l'excellence du cours est vraiment sidérante. En entrant en 11e (l'équivalent du cours préparatoire), le petit hattemérien, qui a déjà fait une année de primaire (la 12e, disparue de l'ÉDUCATION NATIONALE), sait en général déjà lire. Et il faut assister à un cours de grammaire de 8e pour mesurer le gouffre qui sépare cette école des autres, voir pour le croire ces enfants de 8 ans, 9 ans, conjuguer sans sourciller au plus-que-parfait, à l'imparfait du subjonctif, apprendre ce qu'est un euphémisme, répondre à leur institutrice que le e accent circonflexe de «bête» est la transformation du s, bien sûr, du mot «beste» d'autrefois. «Le primaire à HATTEMER, c'est un secondaire partout ailleurs les mains dans les POCHES», dit une mère de quatre «hattemériens» qui assiste au grand cours - sa petite blonde à tresses est d'ailleurs bonne dernière. Les deux aînés ont regagné le système classique au prix d'examens d'entrée où ils ont excellé, et, à les voir si facilement en tête de classe, l'un et l'autre, en 6e et en 4e de leur collège public, elle a réinscrit ses deux derniers au primaire d'HATTEMER après les en avoir retirés. «Mon fils ne supportait pas la pression du «grand cours», la veille il avait mal au ventre d'angoisse, dit-elle. Mais nous l'avons convaincu de revenir cette année». Tant pis pour les maux de ventre. Le classement permanent, la compétition scolaire à l'anglo-saxonne font aussi partie du credo d'HATTEMER.
.
CONCURRENCE
.
Un père qui assiste au grand cours raconte combien son fils et son neveu se sont livré une concurrence acharnée l'année dernière, chacun piqué par le classement de l'autre. Il en rit. Lui-même, médecin aisé, est pourtant un pur produit plutôt réussi de l'école publique. Alors ? «Alors, l'école a changé. Aujourd'hui, elle nivelle. J'avais commencé par mettre mes deux garçons à la maternelle classique, ils n'y ont rien appris. Ici, c'est un peu l'école que j'ai connue jeune». 
.
A l'hattemérien entré tout petit dans le moule on garantit l'autoroute jusqu'au BAC - avec mention, cela va de soi. Mais, pour ceux qui attrapent le système en cours de route, que l'on accepte de prendre au collège, au lycée, le résultat est moins prévisible. D'où, justifie la direction, un 100 % de réussite au bac pas tout à fait atteint.
«Avoir la méthode dès le plus jeune âge, c'est mieux, assure PIERRE LANSONNEUR. Pour les petits, bien entendu, le programme est plus souple, mais la maternelle, chez nous, n'est pas une garderie». On les observe avec curiosité, ces petits hattemériens de 2, 3 ans, une classe de vingt enfants qui roulent des boulettes de pâte à modeler, s'en collent forcément dans les cheveux, portent une attention plus que fluctuante à la maîtresse et regardent les nuages filer, dehors, par la fenêtre fermée. Coût : 5 500 euros l'année. Tout, presque tout est pourtant semblable à une petite classe de la «communale». Sauf les mots d'anglais au tableau, déjà : ils en font vingt minutes, chaque jour, avec une Américaine. Sauf le «Madame BERTRAND» par lequel ils désignent tous leur institutrice, quand le prénom, dans une maternelle ordinaire, est presque systématiquement de mise. Sauf le vouvoiement, surtout, réciproque et obligatoire. Les enfants vouvoient sans difficulté la maîtresse, elle les appelle encore un peu, le temps qu'ils s'habituent, à la troisième personne : «VICKY, elle revient s'asseoir, maintenant». «On ne les a jamais vouvoyés, dit-elle , au début cela les déroute». C'est encore un principe conservé de l'école d'autrefois : instaurer au plus tôt par le langage une distance entre l'adulte et l'enfant. ça a l'air idiot, cette règle du vouvoiement, mais les punitions et autres problèmes de discipline sont, paraît-il, rarissimes, même au lycée, tant le rapport à l'adulte semble facilité, dès le plus jeune âge, par cette règle toute simple. «Le milieu est souvent favorisé, mais ce ne sont pas tous des anges, dit une responsable pédagogique, alors on insiste tout le temps, depuis qu'ils sont tout petits, sur la tenue, la façon de parler, de s'adresser aux adultes, de se comporter face à eux, et il faut croire que ça marche».»
.
C'est drôle de les voir à l'entrée, ces jeunes tout à fait ordinaires qui parlent comme des charretiers, se marrent, chahutent, puis de les retrouver au sein du cours, de les voir se lever, vingt élèves comme un seul homme, dès qu'un adulte met un pied dans la classe, puis se rasseoir dès que celui-ci s'assied, naturellement, comme si de rien n'était. Drôle aussi de passer le même jour, hasard d'un calendrier personnel, de l'atmosphère archicompétitive d'HATTEMER à celle d'une réunion de parents de l'école publique. Une institutrice de CE1, toute de douceur et de gentillesse, y conjure les parents, surtout, surtout, de ne pas trop faire travailler leur progéniture :
«Vraiment pas plus d'un quart d'heure par jour». On fera un peu d'anglais cette année, mais avec la maîtresse, et jamais par écrit, «pour ne pas confondre avec le français». On apprendra le verbe, le nom, mais on ira doucement, parce que la grammaire, «à cet âge, c'est dur», et qu'ils sont trente en classe. On sera évalué par des A, des B, jamais de note, pour ne pas se décourager. Tête de Mlle HATTEMER si elle entendait ça... «Si l'ÉDUCATION NATIONALE faisait son travail, dit PIERRE LANSONNEUR, bravache, nous ne serions plus là».
.
.
.
ECHEC DE LA MÉTHODE D'APPRENTISSAGE DE LA LECTURE UTILISÉE DEPUIS 1980
.

C’EST DÉSORMAIS PROUVÉ SCIENTIFIQUEMENT, LA MÉTHODE SYLLABIQUE ÉCRASE LA MÉTHODE GLOBALE PRATIQUEMENT LA SEULE UTILISÉE DEPUIS 1980
16 SEPTEMBRE 2014 NOUVELLES DE FRANCE
.
La science a tranché : en suivant par IRM l’activité cérébrale de jeunes lecteurs, les neuropsychologues ont démontré que la MÉTHODE SYLLABIQUE permet un bien meilleur apprentissage de la lecture que la MÉTHODE GLOBALE.
.
Pourtant en FRANCE les enseignants de l’EdNat délaissent la MÉTHODE SYLLABIQUE, préférant la GLOBALE. Après, ne nous étonnons pas que les résultats des petits Français dégringolent dans les tests PISA.
.
En effet, seuls 4% des enseignants utilisent la MÉTHODE SYLLABIQUE pour l’apprentissage de la lecture en CP dans les quartiers populaires sur PARIS et la petite couronne. Les usines à fabriquer des cancres ont de beaux jours devant elles…
.
.
.
POURQUOI LES PROFS DÉMISSIONNENT DE L'ÉDUCATION NATIONALE
DES ENSEIGNANTS, REBUTÉS PAR CE QU'ILS ONT VU DE L’ÉDUCATION NATIONALE, PHOBIE SCOLAIRE, QUITTENT LE SYSTÈME
.
CES PROFS QUI ONT CHOISI DE DÉSCOLARISER LEURS ENFANTS
17 DÉCEMBRE 2016 MARIANNE
.
CHAQUE ANNÉE, DE PLUS EN PLUS DE PARENTS DÉCIDENT DE SORTIR LEURS ENFANTS DE L'ÉCOLE ET DE SE CHARGER EUX-MÊMES DE LEUR INSTRUCTION. PARMI EUX, BEAUCOUP D'ENSEIGNANTS, REBUTÉS PAR CE QU'ILS ONT VU DE L’ÉDUCATION NATIONALE. ET DÉTERMINÉS À EXPÉRIMENTER D'AUTRES MÉTHODES PÉDAGOGIQUES.
.
Huit heures du matin, un vendredi du mois de septembre. Dans la maison des HÉRINO, parents et enfants s'activent dans la cuisine, entre tartines, café et galettes de riz. Pourtant, des cinq membres de la famille, seul RODOLPHE, 43 ans, doit partir à temps pour arriver à l'école. Il est professeur de physique-chimie dans un collège ; sa femme, CLAIRE, est institutrice, en «disponibilité» depuis plusieurs années. S'ils le voulaient, leurs trois enfants, MARTIN, MARION et ANTOINE, pourraient aller se recoucher une fois le petit déjeuner englouti : aucun d'eux n'est scolarisé. Du tout, ni dans le public, ni dans le privé. RODOLPHE reconnaît qu'il lui a fallu plusieurs années pour assumer le paradoxe : «JE VIS D'UN SYSTÈME QUE JE REFUSE POUR MES ENFANTS. Au début, c'était très culpabilisant.»
.
EN TOUTE LÉGALITÉ
.
Un choix atypique, certes, mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, pas illégal. Car si, depuis JULES FERRY, l'instruction est obligatoire, l'enseignement, lui, est libre, et chaque parent peut choisir le mode d'éducation qu'il estime adapté pour son enfant. Dès lors qu'il accède au fameux «socle commun de connaissances, de compétences et de culture» - ce qu'un inspecteur de l'ÉDUCATION NATIONALE est censé contrôler annuellement -, tout est possible. En 2015, près de 25 000 petits filous ont ainsi échappé à l'appel du maître, sans même avoir besoin de s'inventer une fièvre en posant le thermomètre sur le radiateur. Sur 8,1 millions d'enfants soumis à l'obligation scolaire, le chiffre peut sembler dérisoire. Sauf qu'il est en constante augmentation : en sept ans, il a même été multiplié par deux, au point d'alerter le MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE qui se dit désormais «préoccupé» par la tendance. D'autant que, dans le documentaire Être et devenir (1), sorti en 2014, qui retrace les parcours de familles pratiquant l'instruction à domicile, la proportion d'enseignants parmi les dissidents est pour le moins saisissante... Et un brin déstabilisante. Comment des professeurs, témoins privilégiés et acteurs principaux du système, sont-ils devenus des apostats de l'école ?
.
«EN 2015, PRÈS DE 25.000 PETITS FILOUS ONT AINSI ÉCHAPPÉ À L'APPEL DU MAÎTRE»
.
Sur le papier, SOLINE LUCAS avait coché toutes les cases d'une scolarité exemplaire. Excellente élève, benjamine de sa promotion à la FEMIS, prestigieuse école de cinéma parisienne, elle se décrit comme un «pur produit de l'ÉDUCATION NATIONALE». «Mais, socialement, j'étais une handicapée de la vie, assène la trentenaire en guise d'introduction. Je n'ai pas profité de cette réussite scolaire. J'ai subi du harcèlement scolaire, des moqueries. J'ai été témoin de violences ordinaires et d'humiliations auxquelles je ne voulais pas exposer mes enfants.»
.
Très intéressée par les pédagogies alternatives, SOLINE commence par se mettre en quête d'une école MONTESSORI pour ses petits garçons. Cette méthode, mise en place au début du XXe siècle par une pédagogue italienne, favorise l'autonomie des élèves : rarement assis derrière une table, ils sont en circulation constante dans l'espace, en fonction des activités qu'ils choisissent eux-mêmes d'entreprendre. «Pour moi, c'était la panacée !» sourit-elle. Elle-même passe le concours de PROFESSEUR DES ÉCOLES, avec l'idée d'adapter ses enseignements dans cette direction. Double échec. Les écoles MONTESSORI sont chères et trop éloignées du domicile familial. Quant aux résultats qu'elle-même obtient en tant qu'institutrice dans sa classe de moyenne section du XVe arrondissement de PARIS, ils ne sont pas à la hauteur de ses ambitions. «Je n'arrivais pas à aller au bout de ce que je voulais mettre en place, reconnaît-elle franchement. Ils s'emmerdaient. Mais ils s'emmerdaient vraiment !» Résultat : tout le monde est rentré à la maison, SOLINE comprise, son congé parental en bandoulière. C'est alors qu'a débuté pour la famille LUCAS une expérience pour le moins radicale.
.
Car ce n'est pas pour faire l'école à la maison que les enseignants rencontrés par MARIANNE ont claqué la porte de l'ÉDUCATION NATIONALE, mais pour tenter l'aventure de «l'apprentissage autonome». Pas de programme scolaire, pas de matières séparées les unes des autres, pas de leçon, pas de contrôle, ni de notes : les enfants ne s'intéressent qu'à ce qu'ils veulent, et à leur rythme. L'idée peut sembler dingue, elle n'est pourtant pas nouvelle. Dès 1971, le penseur autrichien IVAN ILLITCH publie Une société sans école, un livre de référence chez les adeptes de la non-scolarisation. Farouche contempteur de la société de consommation, ILLITCH insiste sur les capacités d'apprentissage naturelles de l'enfant : «Ce n'est pas l'école qui apprend à l'enfant à parler, à jouer, à aimer, à se sociabiliser, qui lui apporte la connaissance d'une deuxième langue, le goût de la lecture», écrit-il.
.
«GOUROU DE SECTE»
.
Aux ÉTATS-UNIS, une abondante littérature documente ces théories ; l'école SUDBURY, pour ne citer qu'elle, les applique depuis près de cinquante ans. En FRANCE, en revanche, quiconque se recommande de tels principes passe vite pour un gourou de secte. Car l'apprentissage autonome suppose d'accepter des situations... inhabituelles. Comme le fait, par exemple, qu'un enfant de 12 ans soit un virtuose de piano, mais sans savoir déchiffrer une ligne de texte. Même les plus détendus des parents reconnaissent d'ailleurs quelques sueurs froides : pendant des semaines, ANTOINE, 7 ans, ne s'est intéressé qu'à l'histoire de la Première Guerre mondiale, à l'exclusion de tout autre sujet. «Bien sûr, que nous avons des peurs, aujourd'hui encore, affirme CLAIRE, la maman du jeune expert en poilus. Mais on a aussi la certitude que suivre les aspirations profondes d'un enfant, ça marche.»
.
Attablée dans le jardin de sa maison corrézienne, CLAIRE raconte comment, malgré sa profonde aspiration à enseigner, elle a renoncé à consacrer son temps à l'ÉDUCATION NATIONALE. Ingénieur agronome de formation, elle commence par donner naissance à trois enfants, puis passe le concours de PROFESSEUR DES ÉCOLES. Mais, devant sa première classe, le rêve se fissure. «Les élèves étaient très nombreux, se souvient-elle. Il y avait le fait d'être enfermée dans une salle, de passer le plus clair de mon temps à faire de la discipline... Et puis, surtout, de voir à quel point ils s'en foutaient.» L'expérience aidant, la jeune femme aurait sans doute encaissé la déception. Mais il se trouve que, parallèlement à ces débuts difficiles, LE FILS AÎNÉ DU COUPLE DÉVELOPPE UNE PHOBIE SCOLAIRE CARABINÉE.
.
«MARTIN, N'A SU LIRE QU'À 12 ANS. MAIS D'UN SEUL COUP, ET IMPECCABLEMENT»
.
Âgé de 7 ans à l'époque, ANTOINE est malade à la seule idée de franchir le seuil de la classe. «C'était insupportable de le laisser dans un état pareil», se souvient RODOLPHE, son père. Démunis, les parents décident de «sortir» ANTOINE de l'école, qualifiant la décision de «mesure d'urgence». CLAIRE demande et obtient une mise en disponibilité, qui lui permet de quitter l'ÉDUCATION NATIONALE pour un temps, sans démissionner. L'année suivante, les deux autres enfants du couple rentrent aussi à la maison. «Marion avait 6 ans, et elle n'était pas aussi mal que son frère à l'école. Mais, quand elle en est sortie, j'ai remarqué très vite un changement énorme en matière de créativité, c'était manifeste.» Aujourd'hui, MARION a 15 ans ; elle fabrique des bijoux et se passionne pour le cinéma. Son frère cadet, MARTIN, n'a su lire qu'à 12 ans. Mais d'un seul coup, et impeccablement.
.
«Il s'est mis à dévorer J.K. ROWLING ou TIMOTHÉE DE FOMBELLE, sans aucune forme de transition en termes d'apprentissage», se souvient sa mère. Quand il ne s'adonne pas à l'une de ses activités sportives, natation ou rugby, MARTIN lit aussi des livres de cuisine, dont il teste les recettes en famille. Quant à ANTOINE, 17 ans, il s'est formé à un logiciel d'animation en 3D grâce à un MOOC, ces cours disponibles gratuitement sur Internet. Il travaille en ce moment à ses premières réalisations cinématographiques. A les observer tous les trois, beaux comme des astres, racontant leurs projets avec enthousiasme autour de la soupe concoctée avec les légumes du jardin, on soupçonnerait presque la famille HÉRINO d'avoir trouvé la recette du bonheur...
.
UNE LUBIE POUR RICHES BOBOS ?
.
Ce sont les parents eux-mêmes qui tempèrent les enthousiasmes. La tribu habite en rase campagne, à quarante minutes de voiture de LIMOGES. CLAIRE a passé de longues heures à faire le taxi pour accompagner ses enfants à un stage chez un menuisier ou au cours de guitare ; le prix à payer pour éviter l'isolement social. Dans un avenir proche, les HÉRINO aimeraient développer une pratique plus collective, constituer «une communauté éducative», selon leurs termes, qui serait accessible à tous, y compris à ceux qui vont à l'école. «Pour qu'un enfant qui souhaite apprendre le russe, par exemple, puisse être soutenu dans son élan, explique la jeune quadragénaire. On ne dit pas que la déscolarisation est le meilleur choix pour tous. Il se trouve que, moi, ça m'a passionnée, parce que ça entrait en résonance avec ma vocation personnelle. Je le vis comme un cadeau non prémédité.»
.
CLAUDIA RENAU n'avait rien prémédité non plus. Professeur d'histoire-géographie dans la région parisienne pendant dix ans, puis dans un Espe - nouveau nom des IUFM - pendant cinq ans, elle DÉCOUVRE par hasard la déscolarisation en parcourant des forums INTERNET. Son mari, qui de son côté y songeait depuis plus d'un an, saute sur l'occasion et lui propose de n'envoyer aucune de leurs trois filles à l'école. «J'ai mis trois ans à accepter l'idée, j'avais pour ma part de très bons souvenirs de classe, admet CLAUDIA. Mais mon mari était convaincu qu'avant 10 ans un enfant n'est pas assez solide pour faire face à ce que l'école a de corrosif. J'ai eu envie de lui faire confiance.»
.
Les souvenirs de son expérience personnelle en tant qu'enseignante ont fait le reste. Alors qu'elle est en poste en zone d'éducation prioritaire à ÉVRY, CLAUDIA découvre une souffrance à laquelle elle-même avait échappé : celle des élèves en grande difficulté. «C'était des adolescents vifs d'esprit, mais ils avaient de mauvaises notes. Je me souviens d'un garçon en particulier, qui a vraiment vécu son redoublement comme une punition. Je l'ai défendu, mais j'ai compris que je n'étais pas crédible parce qu'on estimait que j'étais trop laxiste. J'avais de la considération pour mes élèves, mais ce n'était pas au détriment de leur travail, au contraire ! Un enfant qui a de mauvaises notes va accepter d'être orienté dans une «voie de garage» et sortira de l'école convaincu de sa propre nullité. Et c'est révoltant.»
.
«QUE FAIT L'ÉCOLE POUR L'ÉGALITÉ RÉPUBLICAINE DANS UN SYSTÈME QUI PRIVILÉGIE L'HÉRITAGE ?»
.
Depuis que la famille s'est lancée dans la «désco», de longues heures de réflexion et de discussion avec son mari ont rendu CLAUDIA incollable sur les arguments que l'on oppose le plus souvent à sa démarche. Une lubie pour riches bobos ? Plutôt un choix de vie qui oblige à réviser ses priorités : les RENAU vivent à cinq dans un appartement parisien de 45 m2 que CLAUDIA a payé avec son salaire de prof. Les autres familles que nous avons rencontrées partagent un salaire ou puisent le minimum dans leurs économies, héritage ou vestiges d'un poste abandonné. Les authentiques «riches bobos», eux, auraient plutôt tendance à contourner le naufrage de l'école en inscrivant leurs enfants dans le privé.
.
Parmi les remarques les plus courantes, les parents pratiquant l'instruction à domicile entendent aussi - à raison - qu'ils sont des privilégiés bénéficiant d'un haut niveau d'instruction : tous les parents ne pourraient pas suivre leur exemple. «Mais que fait l'école de cette question de l'égalité républicaine dans un système qui, de manière structurelle, privilégie l'héritage ?» interroge CLAUDIA RENAU, faisant allusion aux études européennes (2) qui pointent les graves inégalités scolaires des petits Français en fonction de leur origine sociale.
.
«COMME DES CHERCHEURS»
.
Interrogé par MARIANNE, le MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE engage à «se détendre un peu», c'est-à-dire à modérer la portée de ces expériences qualifiées de «libertariennes» et d'«ultra-individualistes». «Nous n'avons pas d'hostilité à leur égard, affirme OLIVIER NOBLECOURT, DIRECTEUR ADJOINT DU CABINET DE LA MINISTRE NAJAT VALLAUD-BELKACEM. Mais l'école doit être capable de donner un cadre collectif, et de transmettre un certain nombre de valeurs aux enfants.» Du côté des «désco», personne n'a formulé le vœu de brûler l'école de la RÉPUBLIQUE, et les profs sont qualifiés, au choix, de «perles», de «guerriers» ou de «digues sans lesquelles le système scolaire abîmerait bien plus d'élèves encore». Cette poignée d'aventuriers intello, anticonformistes et décroissants convaincus, espèrent même pouvoir un jour faire bénéficier la collectivité de leurs réflexions.
.
Pour l'instant, l'ÉDUCATION NATIONALE a tendance à tenir ce projet à distance, en renforçant plutôt le contrôle des familles qui pratiquent l'instruction à domicile. Pour l'institution, il s'agit évidemment d'éviter que certains parents ne partent en roue libre et ne privent leurs enfants de l'accès à la connaissance ; chez les adeptes de l'apprentissage autonome, ce «fliquage» est perçu comme une entrave à la fameuse liberté d'enseignement, inscrite dans la loi. «Il y aurait pourtant des choses à apprendre de nous, notamment sur les façons de préserver les capacités d'adaptation et d'innovation des enfants !» estime SOLINE LUCAS. En termes d'expérience, cette maman de trois petits garçons non scolarisés en connaît un rayon : la famille vit en itinérance, dans une caravane, en mode carpe diem. «Il faudrait nous considérer comme des chercheurs», propose la jeune femme. Chercheurs ou savants fous, tous ont le mérite d'interroger les conditionnements... Et de bousculer les certitudes.
.
(1) LE FILM DOCUMENTAIRE ÊTRE ET DEVENIR, DE CLARA BELLAR.
.
(2) ETUDES PISA, MENÉES TOUS LES TROIS ANS PAR L'OCDE POUR MESURER LES PERFORMANCES DES SYSTÈMES ÉDUCATIFS.
.
.
.
DES ENSEIGNANTS DÉMISSIONNENT
.
LE TAUX DE DÉMISSION DES ENSEIGNANTS TRIPLE EN PRIMAIRE
24 NOVEMBRE 2016 SÉNAT (Rapport p. 36) / CAFÉ PÉDAGOGIQUE /
.
«Les chiffres communiqués par le ministère au sujet des démissions d’enseignants révèlent une progression inquiétante du phénomène auprès des enseignants stagiaires, particulièrement dans le premier degré. Le ministère n’a pas fourni d’explication à cette augmentation du taux de démission des enseignants stagiaires, lequel triple dans le premier degré et double dans le second entre les années scolaires 2012-2013 et 2015-2016. Le caractère éprouvant de l’année de stage, pendant laquelle les stagiaires doivent assurer un service d’enseignement à mi-temps, suivre leur formation et mener un travail de recherche, a été mis en avant par plusieurs des syndicats interrogés par votre rapporteur».
.
Ce rapport indique aussi clairement une augmentation sans précédent des démissions de titulaires
.
.
2012-2013 :
.
démissions de titulaires du primaire : 299
démissions de titulaires du secondaire : 416
.
2015-2016 :
.
démissions de titulaires du primaire : 539 (pratiquement le double)
démissions de titulaires du secondaire : 641 (environ 30% de plus)
.
.
.
.
FUITE DES ÉLÈVES VERS LES ÉCOLES HORS CONTRAT
.
HAUSSE DU NOMBRE DE CRÉATIONS D'ÉCOLES LIBRES
.
«A la rentrée 2013, 37 écoles privées hors-contrat ont vu le jour en FRANCE, selon l’association «Créer son école». Mais le rythme de ces créations s’accélère. Paradoxalement, la baisse du niveau scolaire en FRANCE dans le cadre de l’ÉDUCATION NATIONALE s’accompagne d’un des budgets les plus élevés d’EUROPE. Effondrement de l’orthographe, du calcul, du français, des sciences. [...]»
https://lh3.googleusercontent.com/WaD1fCzOm5_IpeDpcb6zpvs8r6VFM8wV9P9ODl0jic3_ICrLFhp1BA_3dxOvKDKywv6F7mqZRzDrQ4BrmUtmPAYMOq-4hiPZ9BzhXrbYoPxYJYL5hQWMmp6UMgnIwGHhTkbPNI1-OS7_Dk-UfqYJlfu9lm_yIv_SfSjWe-FMvaC5233bhGn3ZS_Ze0fCXSaSC2Q5okATyqAlUvAQUcANLgDb1SAoA6itpH5-LRtID_4wXrsb11ASr8Nz6BNS5EZvDMGpgJbHQqwlSci1oZNNW-tXJhijZipUSAdgMVL5FEd4UZmfGH282ceiS6Mpww8YLh0AH3_p_e35bRLoCNZGI90POFPyadAG7_aqtak59hcO278OBSoAQj0HZU9bozGuwHF0LCGez6wa86QD-o8ZgzMC61MF3DKmaqcq8rK6qRQMtuiRq82Zruim98WkC_O1NBn4CgaChvnx8hFBEvqkzmtI-RYsFcWitzWYWFAGALr-OeHxQEbujJqV6man31GaHG2PasEikMrWcnSv5UM550C5oxWCJ4GKpqD-9MfwU2t1_7z8YFAhk9sjqzVKpNJdG2mhyV04wxmSZXZplDlnnMeTZWZeu_U7=w320-h377-no
https://lh3.googleusercontent.com/QnCWACJnbADYh8MA5lxPrLKaK1PV0OyzG7HPLLqNgJBpGGWlysB_QcnUQeRTguFLR8Oh9bbFJgTBxbNwtwKAaa7fo27lcvJYu3v7x5F9Rl4fCZ6QJApmJvBu_duGcL0urNedtOEtYyOiXO2ldITxxygqx6oYHpUzNcHssR1LSdycivGQH_3D1h-6TdnL4AX3lAkFxhV0kDWlKDIwJRD_ihqaLNGHAJpZTMyIkQEvZJcIxxn4-9PkdQp1PbC66dDPYYwwMpvw5lQHYO7Jf_sWshURXgzkndqC4AiGrhaohfLnDDHgGmPCBxcCe5jsEz7YJVjonsd0x2glfNzx59t0lSEbHb7GeTcFBUw7InJRBols8TbbHfVZCvuoTUkFLf1Rdnk5c2OeHnlrJnhPEE9FNcffDMokPlzT9F48x1KN4O0skCUTFnAcSw-5Vk-B6I3lY6DMY54XAdmSvK82YLyVde3hXqOxRQK6-u2hBU0KHZnt771rOjq46JGnSu4qCRoo0txOo8xRf-Y3t0txLAA0UNNM3Jkdp4nRmLsN9HIG0jTrqOOC01Cg0-jyvB8gOJYCuUCgJWAj0EUDVoM9PL91pE3HAfFH-lo0=w320-h266-no
.
.
.
FUITE DES ÉLÈVES : ÉCOLE À LA MAISON
 
ÉCOLE À LA MAISON : EN 7 ANS, LE PHÉNOMÈNE A DOUBLÉ
25 000 élèves sont actuellement instruits en famille. Et les défenseurs de l'école à la maison dénoncent le coup porté par le MINISTRE DE L'ÉDUCATION à l'instruction à domicile. Un droit inscrit dans la LOI FERRY de 1882 qui précise que, si l'instruction est obligatoire, la scolarisation, elle, ne l'est pas.
.
LES ENFANTS D'ABORD (LED'A), créée il y a un peu moins de trente ans, VIENT DE DÉPOSER UN RECOURS auprès du CONSEIL D'ÉTAT contre le décret du 26 octobre, rédigé par NAJAT VALLAUD-BELKACEM. Le texte, qui concerne aussi les établissements hors contrat, indique que le contrôle des connaissances ne se limitera plus aux attendus à la fin de la scolarité obligatoire, mais vérifiera les paliers d'apprentissage. Un moyen d'imposer les programmes scolaires et de réduire la liberté scolaire.
.
.
.
DICTATURE SOCIALISTE

AU NOM DE LA LUTTE ANTITERRORISTE, NAJAT VALLAUD-BELKACEM VEUT RENFORCER LE CONTRÔLE SUR LES ÉCOLES HORS CONTRAT
.
C’était à prévoir. Tout comme les attentats de janvier et la lutte antiterroriste ont servi de prétexte à la loi sur le renseignement qui instaure la surveillance généralisée, la lutte contre la radicalisation djihadiste sert à justifier la mise en place d’un contrôle resserré sur les ÉCOLES HORS CONTRAT. NAJAT VALLAUD BELKACEM, MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE, L’A ANNONCÉ HIER : ELLE ENTEND déployer un «pôle» de surveillance au sein de l’INSPECTION GÉNÉRALE qui sera chargé de ce contrôle renforcé. Premières cibles – au moins par le nombre – les établissements de confession catholique qui forment l’immense majorité de ces écoles vraiment libres.
.
Les nouvelles ÉCOLES HORS CONTRAT sont déjà soumises à une obligation de déclaration préalable auprès des services du MAIRE, du PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE (!), du PRÉFET et du RECTEUR D’ACADÉMIE. Un lourd parcours qui multiplie les embûches et les possibilités de refus. Chargés de contrôler «l’hygiène» et les «bonnes mœurs», ces autorités n’ont pas un droit de regard direct sur les contenus de l’enseignement. Mais dans la pratique on sait combien ces exigences matérielles, de plus en plus tatillonnes, pèsent sur l’enseignement hors contrat, offrant la possibilité d’un contrôle idéologique déguisé.
.
ANTITERRORISTE ? LE CONTRÔLE DES ÉCOLES HORS CONTRAT NE SE BORNERA PAS À LA TRAQUE DES DJIHADISTES…
.
«La jurisprudence est plus claire aujourd’hui et permet de vérifier qu’on n’y prêche pas des choses contraires aux valeurs de la RÉPUBLIQUE», a déclaré le ministre en réponse à une question de JACQUES MYARD (UMP), député des YVELINES.
.
L’information est rapportée par CAROLINE BEYER, du FIGARO, qui axe son article autour de la réalité des (rares) ÉCOLES HORS CONTRAT ISLAMIQUES.
.
C’était d’ailleurs le sens de la question de JACQUES MYARD, qui interrogeait NAJAT VALLAUD-BELKACEM sur une autorisation accordée à un chef d’établissement «qui n’avait pas la nationalité française», qu’il qualifiait de «problématique». Sans cette question, on n’aurait peut-être pas su que le ministre entendait déployer ce nouveau «pôle» pour permettre la mise en coupe réglée des écoles hors contrat.
.
Mais c’est l’ensemble des écoles hors contrat qui sont visées, et à n’en pas douter c’est tout le sens de cette nouvelle réforme qui est bien moins «antiterroriste» qu’idéologique, parfait déploiement du plan de refondation de l’école décidé par VINCENT PEILLON.
.
Najat VALLAUD-BELKACEM s’engage dans la prévention des «dérives sectaires» : les écoles catholiques hors contrat dans le viseur
.
Mme VALLAUD-BELKACEM a annoncé que depuis décembre 2014, dans le cadre de la prévention des «dérives sectaires», quatre inspecteurs généraux ont reçu mission spéciale pour travailler sur le «hors contrat».
.
CAROLINE BEYER cite l’«entourage» du ministre qui a donné cette PRÉCISION SUPPLÉMENTAIRE : «Le but est de systématiser les inspections. La liberté d’enseignement ne connaît qu’une limite : le respect des valeurs de la RÉPUBLIQUE»
.
Excusez du peu ! C’est en réalité une limite de taille qui étend son champ de… nuisance à partir du moment où l’on fait respecter l’intégralité du contenu des «valeurs républicaines». Il s’agit de la forme de l’État, du gouvernement et de la désignation du pouvoir. Du PRINCIPE DE SOUVERAINETÉ : «Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément» Et du principe démocratique : «la loi est l’expression de la volonté générale». C’est ce qui fonde la supériorité de la loi civile sur la loi morale dans le régime ou nous vivons : il n’y aura plus qu’à s’aligner.
.
Il faut y ajouter les «valeurs républicaines» et maçonniques, maintes fois affirmées contre les convictions religieuses, depuis la proclamation de la RÉPUBLIQUE, et encore plus nettement affirmées depuis les attentats de janvier. Laïcité, droit au blasphème, liberté d’expression absolue – dans l’exacte mesure de la conformité aux principes susdits.
.
LE CONTRÔLE DES ÉCOLES HORS CONTRAT PORTERA SUR LES «VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE»
.
Tout cela peut aller encore beaucoup plus loin : habillement, mixité obligatoire, cours de religion surveillés, traque de l’«homophobie» dans l’enseignement moral… Le champ est vaste et les outils sont en place pour l’étendre.
[...]
Que le contenu des enseignements donnés au sein des écoles hors contrat doive être soumis à un contrôle de l’INSPECTION ACADÉMIQUE n’est pas nouveau : cela fait plusieurs années que les gouvernements de droite comme de gauche, de XAVIER DARCOS à VINCENT PEILLON et aujourd’hui NAJAT VALLAUD-BELKACEM insistent sur la nécessité d’exposer tous les enfants au «socle commun», sinon aux programmes et aux modes de progression mis en place par l’ÉDUCATION NATIONALE.
.
La nouveauté, c’est que ce socle commun devient de plus en plus idéologique, et que les moyens se multiplient pour en vérifier le respect, au détriment des – coûteux – espaces de liberté choisis par les parents dans l’enseignement hors contrat ou à domicile, lui aussi soumis à des règles de plus en plus strictes et à un contrôle qui se renforce au fil des ans.
.
.
.
QUELQUES EXEMPLES D'ÉCOLES HORS
CONTRAT VISÉES
/
LES ÉCOLES INDÉPENDANTES ONT LA COTE
11 JUIN 2016 FRANCETVINFO
.
LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE ENTEND MIEUX ENCADRER LA CRÉATION ET LA GESTION DES ÉCOLES HORS CONTRAT, À L'ENSEIGNEMENT ALTERNATIF OU CONFESSIONNEL
.
Ils sont de plus en plus nombreux en FRANCE : des établissements scolaires qui ne dépendent pas des normes de l'État et proposent un enseignement alternatif au modèle public. Un apprentissage bilingue dès la maternelle est ainsi proposé à BOUC-BEL-AIR (BOUCHES-DU-RHÔNE). Une enseignante américaine travaille ici depuis trois ans, sans avoir de formation de professeur, ce qui légal pour les écoles hors contrat.
.
CRITÈRES LIMITÉS
.
Les élèves ont aussi un cours de maths, une des rares obligations de l'école qui fasse partie des fondamentaux imposés par le ministère. Ce cours est prodigué par une retraitée de l'ÉDUCATION NATIONALE.
.
On compte 98 créations d'établissements de ce type en FRANCE depuis 2012. Ceux-ci ne touchent aucune aide de l'État. Les contraintes d'ouverture sont limitées : le directeur doit avoir 21 ans, avoir le BAC, un casier vierge et une nationalité française ou d'un pays de l'UE.
.
.
.